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25 à 40 milliards d’euros à investir dans la fibre optique : alors ça vient ?!

Télécoms>France>Politique>Grands Programmes>
11/09/2009 15:06:49 :

Convaincre Michel Rocard et Alain Juppé, -les deux gardiens du dogme des priorités d’investissement pour le futur grand emprunt-, de l’impérieuse nécessité d’investir dans le très haut débit fixe et mobile pour tous, telle était l’ambition des intervenants qui se sont succédé hier dans le cadre d’un séminaire organisé par le gouvernement et clôturé par le Premier ministre ; si le montant des investissements à consentir pour couvrir la France en fibre optique est encore étonnement lâche (entre 25 et 40 milliards d’euros), les scénarios de l’intervention publique pour susciter, avec effet de levier, les investissements des opérateurs, sont désormais bien affinés : ne manque plus qu’un calendrier.

Certes, Michel Rocard s’est montré beaucoup moins enthousiaste qu’Alain Juppé concernant le financement d’une partie du très haut débit par le grand emprunt. Mais la répartition des rôles entre le Bon et le Méchant semblait être réglée d’avance pour éviter de dévoiler trop tôt leurs décisions. De plus, le Premier ministre François Fillon a rappelé qu’in fine, ce serait au gouvernement (ou plus sûrement au Président de la République…
 
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) de trancher pour mettre en œuvre les recommandations des duettistes. Et François Fillon de faire part de son souhait que « la commission de réflexion sur les priorités stratégiques d'investissement et l'emprunt national coprésidée par Alain Juppé et Michel Rocard regarde de très près les modalités de mobilisation des ressources de cet emprunt pour accélérer le déploiement du très haut débit sur notre territoire ». La Caisse des dépôts et consignations, qui semble devoir jouer un rôle majeur dans la politique publique pour le très haut débit, est d’ores et déjà chargée de « mobiliser 750 millions d'euros de fonds propres pour accélérer le déploiement de la fibre optique dans les zones peu peuplées », a rappelé le premier ministre.

Pour permettre à chacun, spécialiste ou non, industriel et/ou contribuable, de se forger une opinion sur l’opportunité (et les chances) de consacrer une partie de l’argent du grand emprunt au numérique, voici un florilège des déclarations des intervenants qui nous ont paru les plus pertinentes pour faire avancer le débat :

Le contexte :

« 20 milliards d’euros investis dans les technologies de l’information permettrait de créer environ 800 000 emplois, dont 30% d’emplois directs ; à titre de comparaison, c’est 200 000 emplois dans le BTP pour la même somme, dont 75% d’emplois directs. On admet généralement qu’une hausse de 10 points du taux de couverture Internet génère 1,3 point de croissance supplémentaire », Paul Hermelin, Directeur général de Cap Gemini.

« En France, seuls 25 000 foyers français sont équipés de la fibre optique, contre 1,5 million en Europe. Comment éviter une France à deux vitesses en matière d’accès aux TIC, alors qu’un Français sur quatre habite en zone rurale ? Je pense qu’il faut adopter une stratégie d’anticipation et non pas une approche corrective avec l’objectif du très haut débit fixe et mobile pour tous », Michel Mercier, Ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire.

« Pour 15 à 20 millions de foyers, la fibre optique n’offre pas de rentabilité financière pour les opérateurs, mais peut contribuer à une rentabilité socio-économique pour le pays », Augustin de Romanet, Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations.

Les pistes qui se dessinent , (grand emprunt ou pas d'ailleurs...) :

« En apportant directement un tiers du financement, la Caisse des Dépôts a permis de financer 750 millions d’euros de travaux pour le déploiement du haut débit. La politique publique menée dans le cadre du haut débit présente donc un bilan positif, qui a permis la structuration d’un marché et la diminution des zones blanches. Mais elle n’est pas nécessairement reproductible pour le très haut débit. Les enjeux financiers ne sont pas les mêmes (2 milliards d’euros pour le haut débit, 40 milliards d’euros pour le très haut débit). Les financeurs privés de très long terme ne sont pas légions. Les collectivités locales ont peu de moyens. Je pense que les réseaux d’initiative publique ont fait leur preuve et doivent être conservés dans le cadre du très haut débit. Le déploiement du très haut débit ne posera pas de problème dans les zones très denses – puisque ce dernier sera rentable pour les opérateurs – et dans les zones peu denses. En l’absence de rentabilité financière dans ces zones peu denses, le déploiement du très haut débit s’effectuera par l’intervention financière publique. En revanche, le déploiement du très haut débit sera plus complexe pour la zone 2 (zone semi-dense). Parmi nos pistes de réflexion, nous envisageons la création d’un opérateur mutualisé unique, dans lequel les opérateurs et la CDC seraient investisseurs. Cette solution permettrait de mutualiser les investissements, d’éviter les doublons, et de gagner du temps », Augustin de Romanet, Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations.

« Remplacer le réseau de cuivre actuel par de la fibre optique sur l’ensemble du territoire représente un investissement de 25 à 40 milliards d’euros. Les opérateurs, que je représente, sont disposés à amener la fibre optique dans tous les répartiteurs des villages de France, -au pied de chaque clocher pour prendre une image que chacun peut comprendre-. Cela représente un investissement de plusieurs milliards d’euros sur cinq ans. Au delà, -pour relier le répartiteur à la mairie, à l’école, chez l’usager-, nous devons être aidés par l’Etat et les Collectivités locales », Yves le Mouel, Directeur général de la Fédération Française des Télécommunications, qui représente les intérêts des grands opérateurs.

« A mes yeux, la priorité pour l’Europe d’ici à 2015 est de déployer le très haut débit dans l’ensemble des grandes agglomérations, ce qui constitue un délai court et reste un défi. Il ne faut pas traiter séparément le très haut débit fixe du très haut débit mobile. Plus nous pourrons déployer la fibre loin, plus nous pourrons faire appel à des cellules radio de petite dimension, de façon à mieux gérer le spectre de fréquence », Yves Gassot, Directeur général de l’Idate.

« L’économie numérique représente plus de 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an en France, 300 000 emplois et plus de 5% du PIB français. C’est la raison pour laquelle le développement du très haut débit fixe ET mobile constitue un enjeu majeur pour la décennie à venir. La France peut être décomposée en trois zones. Un cadre juridique sur la fibre optique en zone 1 (très dense), qui concerne 5 millions de foyers et 150 communes, devrait entrer en vigueur avant la fin de l’année. En zone 2 (semi-dense), l’Etat pourra prendre le rôle de co-investisseur avisé aux côtés des opérateurs. Un investissement public pourrait également être opéré au plan local par le biais de sociétés d’économie mixte. Dans la zone 3 (peu dense), l’investissement public devrait prendre la forme de subventions. Si le déploiement de la fibre commencera naturellement par les zones les plus denses, il est essentiel de travailler dès à présent aux conditions du déploiement sur l’ensemble du territoire. », Jean-Ludovic Silicani, Président de l’Arcep.

« Pour le déploiement du très haut débit en France, qui est un grand pays de la ruralité, si on laisse faire le marché, nous courrons un risque de béance numérique, en laissant de côté 60% de la population et 80% du territoire. Dans le cadre du projet de loi sur la fracture numérique, nous avons voulu éviter deux écueils. Taxer d’emblée les opérateurs les découragerait d’investir. Leur proposer des subventions généreuses les encouragerait à faire financer intégralement le déploiement du très haut débit par les pouvoirs publics. La définition des trois zones qui a été retenue fait consensus. Dans la zone 1, il faut toutefois veiller à ce que ne se constitue pas de situation de monopole. Le déploiement dans la zone 2 s’effectuera sur un mode coopératif et par le biais de réseaux mutualisés. Dans la zone 3, l’investissement public sera prépondérant », Bruno Retailleau, Sénateur de Vendée.

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Les fabricants de câbles européens Prysmian et Draka renoncent à leur fusion

Composants passifs>Europe>Fusions Acquisitions>Stratégie
11/09/2009 12:27:42 :

Concurrents de Nexans, les fabricants de câbles européens Prysmian et Draka ont déclaré hier qu’ils renonçaient à leur projet de fusion des deux groupes annoncé fin juin et qui devait donner naissance à un groupe de 7,84 milliards d’euros de chiffre d’affaires (données 2008), ce qui aurait ôté à Nexans (6,8 milliards d’euros de CA en 2008) son rang de premier fabricant mondial de câbles pour l’énergie et les télécoms.

Dans un communiqué laconique, les deux protagonistes indiquent qu’ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur les termes financiers de leur fusion.

Implanté dans 38 pays avec 53 usines, Prysmian est né en juillet 2005 de l’acquisition par Goldman Sachs de la branche Câbles & systèmes Energie et Câbles & Systèmes Telecom du groupe Pirelli. Société cotée en bourse depuis 2007, le groupe italien peut s’appuyer sur 7 centres de R & D dans le monde et plus de 12 000 employés. En 2008, Prysmian a réalisé un chiffre d’affaires de 5144 millions d’euros, en croissance organique de 4,2%, pour un bénéfice net de 235 M€ (contre 302 M€ pour l’exercice 2007).

De son côté, le groupe néerlandais Draka s’était fait connaître des Français en 2004, en reprenant au nez et à la barbe de Nexans (anciennement Alcatel Cable) les activités d’Alcatel dans la fibre optique. Implanté dans 30 pays, Draka a réalisé en 2008 un chiffre d’affaites de 2,7 milliards d’euros pour un bénéfice net de 83,5 M€ hors éléments exceptionnels. L’entreprise emploie 9800 personnes.

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Plusieurs millions d'euros pour 13 projets en technologies sans contact (NFC et RFID)

Télécoms>Industriel>France>Politique
11/09/2009 12:28:39 :

Le ministère de l’industrie annonce un soutien de plusieurs millions d’euros pour 13 projets mettant en œuvre les technologies sans contact (NFC et RFID) ; les projets sélectionnés visent à concevoir, grâce à ces technologies, de nouveaux services innovants dans des domaines variés de la vie quotidienne : transport, ville, musées, santé, sécurité, services à la personne ou encore agroalimentaire.

La technologie NFC permet d’utiliser le téléphone portable pour accéder de manière simplifiée et sécurisée à de nouveaux services, tels le paiement de titres de transport, les cartes de fidélité électroniques, les badges d’accès sans contact ou l’affichage d’informations contextuelles. Les étiquettes électroniques RFID permettent d’optimiser le fonctionnement des processus internes de l’entreprise, comme la logistique, la traçabilité ou la production, afin d’accroître leur productivité et de limiter au maximum les impacts sur l’environnement.

38 projets avaient été déposés le 8 juin 2009 dans le cadre de l’appel à projets.

Les projets retenus :
· BPass+ permettra à Veolia, l’opérateur de transport de la communauté « Nice Côte-d’Azur », de proposer à l’usager un service de rechargement et de stockage de son titre de transport directement sur son téléphone mobile NFC ;
· MoBEMo, porté par Gemalto, vise à proposer aux entreprises ou aux collectivités une solution « clé en main » de migration des différents badges sans contact de leurs employés (accès aux bâtiments, badge de cantine, authentification du poste de travail, etc.) sur un téléphone mobile NFC ;
· NFC SCM, porté par Cassis International, vise à mettre en place un système interopérable et standard pour la billettique et les coupons de fidélité sur téléphone mobile NFC ;
· Nice Future Campus, auquel contribue un large partenariat réuni autour d’Extelia, constituera un grand espace d’expérimentation sur les services mobiles sans contact auprès des étudiants du campus de l’Université de Nice-Sophia Antipolis ;
· Smart Muse, porté par Connecthings, permettra de mettre en place dans les musées (expérimentations prévues au Centre Pompidou et dans le Vieux Nice) un système de visite intelligent reposant sur la lecture de tags RFID pour accéder à des contenus contextualisés ;
· Must, porté par Orange, vise à développer une interface de programmation NFC (mobile sans contact) sur les téléphones fonctionnant sous le système d’exploitation Android de Google, puis d’expérimenter les usages de ces téléphones au Mont Saint-Michel ;
· Altess, projet proposé par Atos Worldline, développera et expérimentera une plateforme ouverte permettant d’effectuer de manière sécurisée des transactions sur Internet, à l’aide d’une carte de paiement sans contact et d’un lecteur connecté à bas coût ;
· NFC 2UI, coordonné par Cassis International, visera à développer des interfaces utilisateur de services mobiles sans contact (paiement, transport, fidélité) portables sur toutes les plateformes de terminaux ;
· STAM-RFID (porté par la société LAMAP) développera une solution au profit des établissements hospitaliers pour améliorer la traçabilité des archives médicales par l’utilisation de la RFID ;
· Vitrine Intelligente, porté par Cléor, développera une solution de traçabilité et de gestion de stock en temps réel dans les magasins pour le secteur de l''horlogerie, bijouterie, joaillerie par RFID Ultra haute fréquence ;
· Digiprice, coordonné par MPE Technology, vise à développer un système destiné aux surfaces de vente de textiles, combinant les fonctions d’inventaire en temps réel, d’affichage dynamique des informations sur les produits, d’antivol et localisation, et de fidélisation de la clientèle ;
· IDVIANDES, proposé par SVA Jean Rozé, permettra la diffusion des technologies RFID dans la chaîne logistique des viandes de boucherie afin de l’optimiser (traçabilité en temps-réel, etc.) ;
· Matrice, porté par Apologic, vise à développer et expérimenter l’utilisation des Chèques emploi service universels (CESU) mobiles à la place du papier, permettant ainsi le traitement de l’information sur le nombre d’heures réalisées au domicile via la lecture de badges sans contact par l’intervenant à domicile et le paiement de la prestation correspondante.

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Marché mondial du semiconducteur : -13% seulement en 2009 ?

Semiconducteurs>Monde>Conjoncture>Etude de marché
11/09/2009 12:31:50 :

Des ventes en juillet bien meilleures que prévu conduisent la société d’études de marché Databeans à relever de quatre points sa prévision de croissance du marché mondial des semiconducteurs qui devrait baisser de seulement 13% cette année, à 217,3 milliards de dollars, contre une prévision précédente de –17%, à 206,5 milliards.


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ÉDITION du 11/09/2009
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 ENTREPRISES & MARCHES
25 à 40 milliards d’euros à investir dans la fibre optique : alors ça vient ?!
Les fabricants de câbles européens Prysmian et Draka renoncent à leur fusion
Plusieurs millions d'euros pour 13 projets en technologies sans contact (NFC et RFID)
Marché mondial du semiconducteur : -13% seulement en 2009 ?
 DISTRIBUTION
Le FSI pourrait racheter la participation d’Areva dans STMicroelectronics
 NOUVEAUX PRODUITS
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