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Grand Emprunt : contradictions et espoirs

Filière électronique>France>Politique>Grands Programmes>
28/10/2009 15:24:19 :

Impossible de nier que beaucoup d’actions de lobbying et de nombreux dialogues auront précédé le « Grand Emprunt » national voulu par la Présidence de la République pour jeter les bases d’un renouveau industriel français ; mais les confusions et même les contradictions autour à la fois de cette opération et d’une nécessaire politique industrielle se sont multipliées ces derniers temps…
 
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A quelques jours de la publication du résultat de toutes ces réflexions, il n’est donc peut-être pas inutile de revenir sur la logique de l’affaire, ne serait-ce que pour mieux juger ce qui va nous tomber -ou non- sur la tête, en particulier pour la filière électronique … par Jean-Pierre Della Mussia.

Si la polémique existe encore autour de l’opportunité de lancer maintenant un emprunt qui va endetter encore plus le pays, la nécessité d’actions pour favoriser les industries porteuses d’avenir, elle, ne fait plus trop débat : il est acquis que les industries de pointe sont appelées à créer de la valeur ajoutée, donc à créer des emplois (en moyenne, un supplément de chiffre d’affaires pérenne de 200 000 € correspond à un emploi créé dans une industrie de pointe, plus des « petits bouts d’emploi » dans les sociétés de services associées).

Or, favoriser ces industries dans notre pays, c’est d’abord bâtir une politique industrielle de long terme, avec ses très nombreuses facettes (impôts et charges, recherche technologique, cours des monnaies, coût de l’énergie, capitaux disponibles, communications, …). Celles pour lesquelles l’action reste la plus urgente, du moins en ce qui concerne l’électronique, sont sans doute actuellement la motivation des jeunes et les formations adaptées, toujours difficiles à évaluer plusieurs années à l’avance. Sans oublier la réconciliation des français avec leurs industries, besoin qui n’existe pas ou moins ailleurs, en particulier en Allemagne.

Un Grand Emprunt est-il une réponse adaptée à ces premiers impératifs ? Pas vraiment. Ces derniers demandent en effet avant tout du travail, de la communication, de la négociation et des moyens, certes, mais des moyens à fournir sur le long terme, pas avec une échéance d’emprunt de cinq ans. Avec quelle ressource concrète nouvelle pourrait-on d’ailleurs le rembourser ? Le premier bénéfice d’une politique industrielle doit être de nous maintenir dans le peloton de tête des pays industrialisés… ce qui génère entre autres des recettes fiscales sur le long terme. Les actions précitées s’accommoderaient donc mieux d’une présence- légitime- sur une ligne budgétaire du pays.

Une politique industrielle se doit aussi de faciliter des investissements qui ne peuvent pas être lancés par des industriels pour cause d’amortissement impossible sur 4 ou 5 ans, même s’ils correspondent à un marché sociétal d’avenir (exemples : remplacer certains organes humains défaillants par une prothèse reliée par HF au cerveau ; stockage de l’hydrogène, carburant du futur; drones survolant en permanence à un endroit stationnaire une [grande]zone géographique à 20 000m pour servir de relais de communications 3G à la place de certaines antennes terrestres défrayant la chronique…). Là encore, un emprunt à 5 ans ne serait pas adapté au problème.

Une politique industrielle se doit encore, éventuellement,- cela reste un sujet de réflexion- de rééquilibrer les forces industrielles du pays : nous avons environ 12 sociétés d’électronique au chiffre d’affaires supérieur à 1 Md€ (contre 3 ou 4 en Allemagne) alors que les sociétés d’électronique au chiffre d’affaires de 100 M€ à 1 Md€ se comptent sur les doigts des deux mains en France (plusieurs dizaines en Allemagne). Notons au passage que les slogans « ne dispersons pas nos forces, pas de saupoudrages de nos ressources » n’arrangeront pas la situation : nos PME ne pourront dans ce cadre que rester des sous-traitants d’opérations d’envergure…

Elle doit enfin répondre à des problèmes sociétaux (santé, sécurité, économies d’énergie, préparer la civilisation de l’hydrogène…) pour lesquels nous avons une volonté et des capacités de répondre et de prendre de l’avance sur l’échiquier mondial. Et là, le Grand Emprunt peut, effectivement, donner un coup d’accélération en fournissant des ressources aux sociétés qui travaillent sur ces thèmes. Avec une quasi-absence de risques pour le remboursement puisque les sociétés concernées seront appelées à souscrire un emprunt presque classique auprès d’un organisme ad’ oc.

Par chance, l’Etat peut actuellement emprunter à 5 ans à moins de 4% alors que la majorité des industriels doit s’endetter à 6 à 8%, frais compris. Rien que ce différentiel- sans parler d’abondement souvent souhaitable- pourrait constituer une opportunité de relancer l’investissement sur les axes choisis. Le Grand Emprunt peut donc être un outil très utile au service d’une politique industrielle, fatalement, elle, à vocation beaucoup plus large.

Mais ce Grand emprunt peut encore plus, en particulier servir à financer des actions répondant aux objectifs du pays qui ne sont pas obligatoirement porteuses d’innovations directes pour notre industrie. Exemples

· Equiper toute la France en fibres optiques jusqu’à 900m de chaque abonné apportera au moins 10 Mbit/s à chacun et favorisera partiellement l’industrie française du câble ; mais cette dernière n’aura pas besoin d’innover pour cette opération et ne deviendra pas plus incontournable qu’aujourd’hui sur l’échiquier mondial. (La couverture des dernières centaines de mètres, si elle devait rester telle qu’elle est aujourd’hui, pourrait toutefois relancer l’innovation avec le développement d’un nouvel « ADSL très haut débit » -les 100Mbit/s ont été évoqués !- portant pour nom VDSL 3…ou un autre si VDSL3 tardait trop à déboucher). Le très haut débit pour tous pourrait par contre favoriser certains services sur le marché intérieur. Le tout est de ne pas faire dépenser trop par le contribuable pour cet objectif car ce qui est investi ici ne pourra pas être investi ailleurs.

· L’écologie est aussi un problème sociétal mais qui ne relève pas toujours d’une politique industrielle : aider l’implantation du photovoltaïque sur les toits par exemple est louable mais ne développera que peu notre industrie productive : les panneaux photovoltaïques sont et seront longtemps en grande partie importés avant assemblage car nous n’avons pas dans ce domaine de savoir-faire technologique protégé apportant un plus susceptible de justifier l’inévitable surcoût de production sur notre sol. La seule action de politique industrielle envisageable ici est donc de la recherche amont et des dépôts de brevets.

· Idem pour l’éolien de grande diffusion (devenu mature, il ne peut même plus bénéficier avec profit de recherches amont, sauf peut-être en matière de gigantisme et d’implantation en mer).

Nous sommes conscients que, dans le cadre de ces réflexions, nous avons admis que le Grand Emprunt était appelé à être remboursé en grande partie grâce aux bénéfices qu’il permettra de générer chez les industriels concernés. Nous n’avons donc retenu pour lui que des actions conduisant à une valeur ajoutée concrète mesurable, le reste relevant mieux d’une politique industrielle plus générale entrant dans le budget du pays et qui est loin d’être claire à l’heure actuelle. Tous les hommes politiques concernés n’ont pas cette vision. Sont-ils laxistes, utopistes ou au contraire visionnaires ? Résultats des courses en tout cas dans quelques jours… puis dans quelques années, quand il faudra rembourser.

JP Della Mussia

Si vous souhaitez réagir à cet article, vous pouvez contacter Jean-Pierre Della Mussia à l’adresse suivante : jpdmjp@yahoo.fr

ARTICLE EN ENTIER

Distribution : Acal rachète BFI-Optilas

Distribution >France>Europe>Fusions Acquisitions>
29/10/2009 13:34:39 :

Le distributeur britannique Acal annonce ce matin la rachat du distributeur français BFI-Optilas pour 10 millions d’euros en numéraire et 2 millions d’actions ordinaires Acal ; BFI-Optilas avait retrouvé son indépendance en avril 2006, en sortant du giron du groupe Avnet, suite à la signature d’un accord de reprise de la société par son « management » (MBO).

Avec son siège à Evry, BFI Optilas est un distributeur pan-européen spécialisé en composants, équipements et services de haute technologie sur les marchés de l’électronique et de la photonique. La société se concentre sur des marchés niches tels que matériaux magnétiques, lasers, capteurs, connecteurs, systèmes et composants électro-optiques, imagerie, fibres optiques, composants radio et hyperfréquence, métaux et matériaux.

La société compte 9 implantations en Europe et emploie environ 300 personnes qui couvent l’ensemble du territoire européen dont 51 personnes en France (pour un CA local de 20,5 M€).

Lors de son dernier exercice clos fin juin 2009, BFI-Optilas a réalisé un chiffre d'affaires de 105 millions d'euros, contre 128,8 millions d’euros lors de l’exercice précédent.
Pour sa part, Acal a réalisé un chiffre d’affaires annuel de 165,4 millions de livres lors de son exercice clos fin mars.

Acal estime pouvoir réaliser des économies de coûts de plus de 5 millions d’euros liées aux synergies entre les deux entreprises.

Présentation du projet d’acquisition


Répartition des ventes du groupe élargi

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NEC Electronics réaligne ses moyens de production

Semiconducteurs>Japon>Restructurations>Stratégie>Résultats financiers
29/10/2009 13:35:14 :

Pour réduire ses coûts, le fabricant de semiconducteurs japonais NEC Electronics, qui doit fusionner avec son compatriote Renesas, va ramener de 13 à 8 le nombre de ses lignes de production de semiconducteurs (au niveau du traitement des tranches) ; cela passe par la fermeture de lignes de production sur tranches de 5 pouces (125 mm de diamètre) au Japon et la fermeture de moyens d’assemblage et de test à l’extérieur du Japon.

Au cours du trimestre clos fin septembre, NEC Electronics a réalisé un chiffre d’affaires de 118,5 milliards de yens (1332 M$), en baisse de 29,2% par rapport au même trimestre de 2008, pour une perte nette de 17,4 milliards de yens (196 M$). Sur les six premiers mois de son exercice, NEC Electronics affiche un CA de 220,5 milliards (2,48 milliards de dollars) en chute de 33,9% par rapport au premier semestre fiscal 2008 pour une perte nette de 38,1 milliards (428 M$). Pour son année fiscale qui prendra fin en mars 2010, NEC Electronics table désormais sur un CA annuel de 460 milliards de yens (soit 20 milliards de yens de moins que lors de sa précédente prévision en mai dernier), contre 546,47 milliards lors de l’exercice précédent. Sa perte nette devrait atteindre 55 milliards de yens, contre une perte annuelle de 82,63 milliards lors de l’exercice 2008-2009.

Par ailleurs, Renesas va, quant à lui, céder une partie de ses activités dans le développement et la production de machines de production de semiconducteurs à Hitachi High-Technologies, la filiale d’Hitachi qui vend ces équipements. Le transfert concerne 115 personnes et un chiffre d’affaires de 6 milliards de yens (45 millions d’euros).

ARTICLE EN ENTIER

Les ventes de composants d’Arrow en Europe ont progressé de 10% en trois mois

Distribution >Europe>Etats Unis>Résultats financiers
29/10/2009 13:36:08 :

Le distributeur américain Arrow Electronics publie un chiffre d’affaires trimestriel de 3,67 milliards de dollars, contre 4,3 milliards au troisième trimestre 2008; si ses ventes trimestrielles de composants ont reculé de 15% sur un an, à 2,54 milliards de dollars, le distributeur indique qu’elles ont progressé de 12% par rapport au trimestre précédent et ont enregistré une croissance à deux chiffres dans toutes les régions du monde.

En Europe, les ventes trimestrielles de composants d’Arrow ont ainsi représenté 708 millions de dollars, en baisse de 30% sur un an, mais en hausse de 10% par rapport au trimestre précédent.
La division informatique (ECS) enregistre, quant à elle, un chiffre d’affaires trimestriel mondial de 1,13 milliard de dollars, en baisse de 14% sur un an.

Pour le quatrième trimestre, Arrow vise un CA compris entre 3,65 et 4,25 milliards de dollars, dont entre 2,25 et 2,65 milliards pour la branche composants.

Arrow, qui a provisionné 37,6 millions de charges de restructuration et d’intégration au troisième trimestre, a dégagé un bénéfice net de 12,6 M$ lors du trimestre, contre un bénéfice de 76,1 M$ au troisième trimestre 2008.

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ÉDITION du 29/10/2009
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Grand Emprunt : contradictions et espoirs
Distribution : Acal rachète BFI-Optilas
NEC Electronics réaligne ses moyens de production
Les ventes de composants d’Arrow en Europe ont progressé de 10% en trois mois
 DISTRIBUTION
Jabil Meung-sur-Loire devient MSL Circuits
 NOUVEAUX PRODUITS
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