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Le marché français de l’instrumentation en électronique a limité la casse en 2009

Mesure/Test>France>Conjoncture>Etude de marché
06/05/2010 13:27:21 :

Selon le bilan annuel présenté ce matin par le Simtec, syndicat de l’instrumentation de mesure, du test, de l’énergie et des communications dans le domaine électronique, le marché français de la mesure en électronique n’a reculé que de 5,74%, à 330 millions d’euros, en 2009, année où l’électronique française a pourtant été touchée de plein fouet par la crise ; pour 2010, l’organisation professionnelle affiche un optimisme modéré et table sur une croissance faible, malgré un premier trimestre avec une tendance toujours baissière, mais « contenue ».

Cette bonne résilience à la crise, la profession la doit à la structure de la clientèle en France, qui fait la part belle aux secteurs de l’aéronautique, de la défense et du spatial, qui ont absorbé 34% des ventes en 2009 (contre 29% en 2008), devant les télécoms (17%), l’industriel (15%), l’éducation et la recherche (9%) et l’automobile (5%). De plus, l’annonce du grand emprunt, s’il ne s’est pas encore traduit dans les faits, a permis de débloquer des budgets en instrumentation pour anticiper le futures études qui seront menées. Cette diversité de l’électronique française a ainsi permis au marché français de la mesure de mieux résister qu’ailleurs en Europe, notamment en Grande-Bretagne, mais aussi en Allemagne, où le tissu industriel est très lié à l’automobile. « Plus sévèrement touché, le marché de la mesure en électronique outre-Rhin devrait toutefois repartir beaucoup plus vite qu’en France cette année », souligne Benoît Neel, président du Simtec, et également responsable de l’Europe chez Agilent.

Le Simtec, qui fête cette année ses 20 ans, revendique 54 adhérents et représente environ les deux-tiers du marché français de l’instrumentation en électronique. Les « 330 M€ » évoqués plus haut correspondent en fait à une estimation des entrées de commandes extrapolée pour l’ensemble des adhérents du Simtec et non pas à l’ensemble des acteurs présents sur le marché.

Pour le détail de la répartition des ventes par familles de produits, les chiffres délivrés ce matin ne sont pas tous significatifs car ils sont calculés uniquement à partir des chiffres des membres qui ont répondu. A titre d’exemple, la baisse constatée de 37,29%, à 22 M€, dans l’instrumentation pour télécommunications filaires et optiques s’explique surtout parce que deux acteurs majeurs n’ont pas répondu à l’enquête de 2009, contrairement à 2008…
 
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D’autres familles de produits sont toutefois plus riches d’enseignement. En instrumentation générale (hors oscilloscopes toutefois faute de répondants), le marché français a reculé de 21,28%, à 66,4 M€, avec une baisse plus marquée dans la mesure électrique et les systèmes d’acquisition (qui avaient fortement progressé en 2008), baisse que n’a pas compensée la hausse de 5% dans les alimentations de laboratoire et l’instrumentation d’énergie. A noter que la baisse a été plus forte en nombre d’appareils, signe d’une montée en gamme des achats. Dans les testeurs radiocoms, domaine très lié à la production, le marché français a reculé de 18,42%, à 11,4 M€, traduisant ainsi la conjoncture du secteur, mais également l’attentisme lié aux nouveaux standards : le démarrage du LTE, notamment, quand il interviendra, nécessitera de nouveaux équipements qui casseront la spirale à la baisse de ce segment de marché depuis 2006.

Enfin, notons la forte proportion de services (maintenance, réparation, calibration, formation, audit, etc.), des domaines moins cycliques que les autres activités et qui ont représenté 80,9 M€ l’an dernier. Les analyseurs de spectre (16,4 M€), les analyseurs de réseau RF et micro-ondes (11,1 M€) et les générateurs de signaux RF et micro-ondes (9,8 M€) viennent compléter ce tour d’horizon difficilement interprétable du fait du nombre changeant de répondants à l’enquête annuelle du Simtec.
ÉDITION du 06/05/2010
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