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La FIEEC et le Gifas se mobilisent pour favoriser l'essor d’une filière industrielle de la sécurité

Filière électronique>France>Stratégie>Politique>
19/10/2010 14:02:14 :

Un marché de 20 milliards d’euros en France et de 500 à 800 milliards dans le monde : la sécurité est au cœur des enjeux sociétaux…
 
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et des préoccupations des industriels français, bien décidés à ne pas laisser le champ libre aux Américains ; ce matin, la FIEEC, le GIFAS et plusieurs industriels ont lancé l’ACN, Alliance pour la Confiance Numérique, pour parler d’une même voix auprès des pouvoirs publics et des instances de normalisation, afin de structurer au plus vite cette filière en gestation dont le marché double tous les dix ans.

« La France peut capitaliser sur son expertise reconnue dans la défense, l’aéronautique et les télécoms, dont les technologies sont à la base de celles déployées dans la sécurité, pour créer un pôle d’excellence dans la confiance numérique », s’enthousiasme Pierre Gattaz, président de la FIEEC. Plus encore que les autres pays en Europe, la France abrite tous les ingrédients pour bâtir cet écosystème de croissance : elle peut compter sur des grands groupes type Thales, Safran, ou Cassidian (nouveau nom d’EADS Defence & Security), qui sont parmi les leaders mondiaux dans la sécurité urbaine, la PMR (réseaux mobiles sécurisés), la biométrie appliquée à l’identité ou encore la détection des explosifs, et sur toute une kyrielle de PME impliquées en partie dans la confiance numérique (habillage sémantique plus positif que le vocable sécurité, mais qui veut dire la même chose). Systémiers, équipementiers de premier rang, fournisseurs de composants électroniques, de capteurs, de logiciels : la France dispose d’une panoplie complète d’acteurs pour adresser le marché de la sécurité. Rien que parmi les membres du Gifas (organisation professionnelle de l’aéronautique), la sécurité représente déjà un volume d’affaires de 2,5 milliards de dollars sur un marché en croissance à deux chiffres, souligne Jean-Paul Herteman, président du Gifas et p-dg de Safran. Globalement, le marché de la sécurité en France représente déjà une vingtaine de milliards d’euros, dont 5 milliards pour les sociétés de services, 5 milliards pour la sécurité physique et 10 milliards pour la sécurité électronique (dont 2 milliards de haute technologie, égrène Hervé Guillou, président de Cassidian.

La profession a donc décidé de faire l’effort de se fédérer pour parler d’une même voix et défendre ses intérêts auprès de pouvoirs publics. Car la sécurité, qui est une préoccupation régalienne, est un marché à part qui dépend beaucoup de la commande publique. Or, il n’existe pas de ministre de la sécurité au sein du gouvernement ou d’un porteur institutionnel comme la DGA pour les industries de défense. Pourtant, l’ACN, Alliance pour la Confiance Numérique, a listé les priorités stratégiques françaises : développement de moyens de prévention et de gestion des crise au niveau des systèmes de commandement et d’interopérabilité des réseaux télécoms, gestion de l’identité physique et sur Internet, maîtrise de la vidéosurveillance (comment exploiter les données), cybersécurité des infrastructures informatiques, etc. Les exemples sont légions qui montrent l’importance de la sécurité : la banque fédérale russe doit faire face à 3000 attaques par jour sur son réseau informatique ; l’Inde va se doter d’un système d’identité basé sur deux technologies de biométrie pour 1,5 milliard d’habitants ; bon nombre d’équipes étrangères dépêchées en Grèce pour lutter contre les incidents à l’été 2009 sont restées inactives, faute de réseaux de communications interopérables.
« Il est urgent de créer un système normatif européen de la sécurité », demande également Hervé Guillou, afin de ne pas laisser le champ libre aux Américains. Ces derniers vont exiger, par exemple, que tous les containers qui rentreront sur leur territoire proviendront de ports qui auront adopté leur standard de sécurité. Le nouveau port de Tanger a été construit en répondant à cet exigence. Une façon habile de favoriser leur industrie, qui pourrait se répéter dans d’autres domaines (contrôle de passager pour le trafic aérien). Or, pour être forte à l’exportation, une industrie a besoin d’une base arrière solide sur son marché intérieur, rappelle Hervé Guillou.

Concrètement, l’ACN va fonctionner en structure légère avec un bureau constitué des membres fondateurs et un comité stratégique d’animation de la filière, explique Jean-Pierre Quémard, président d’ACN. Trois groupes de travail sont mis en place pour faire des propositions aux pouvoirs publics : usage et maîtrise des données personnelles, confiance sur Internet et apport du numérique pour la sécurité des flux. Ces flux pouvant être des personnes (dans un aéroport, par exemple) ou des biens (matières dangereuses ou sensibles, réseaux de transports d’énergie de type smart grid dont le caractère déporté induira immanquablement des menaces sécuritaires). L’ACN compte organiser au premier semestre 2011 les premières assises de la confiance numérique pour faire le point sur l’état d’avancement de ses travaux afin de créer un filière à forte valeur ajoutée technologique et créatrice d’emplois stables, car, par essence, difficilement délocalisables.
ÉDITION du 19/10/2010
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