Logo Vipress
publicité
VIPress.net - ARCHIVES - L'Echo du Solaire - NOUVEAUX PRODUITS - PUBLICITE - CONTACT NEWSLETTER GRATUITE
   
TABLEAU DE BORD
Espace BUSINESS
Conjoncture
Semiconducteurs
Passifs, écrans, cartes et modules, CAO, mesure
Sous-traitance
Distribution
Clients OEM et infos générales
Espace PRODUITS
Semiconducteurs
Capteurs/Opto/Mems
Passifs
Afficheurs
Logiciels
Modules & Cartes
Energie
Développement
Mesure
Production
Newsletter gratuite
version imprimable
L’approvisionnement en composants semble échapper à tout contrôle

Filière électronique>Semiconducteurs>Composants passifs>Achats>Monde>France>Conjoncture>
14/04/2010 19:21:11 :

Des sous-traitants qui pestent devant leurs difficultés grandissantes d’approvisionnements en composants tant en semiconducteurs qu’en passifs ; des distributeurs qui ont déclenché des mesures de protection de leurs stocks ; des fabricants de semiconducteurs, dégarnis par leurs stratégies « fab-lite », qui avouent ne pouvoir même plus satisfaire totalement la demande de leurs clients en direct : tout est déjà en place pour un scénario durable très défavorable aux acheteurs, même si aujourd’hui personne ne veut encore s’avancer pour placer le curseur au bon endroit entre difficultés réelles d’approvisionnement, pénurie de composants et flambée des prix.

« Une pénurie renaît en circuits intégrés », écrivait, dans un article prémonitoire en décembre dernier, Jean-Pierre Della Mussia. On y est. Les fabricants de semiconducteurs interrogés à l’occasion de l’assemblée générale du Sitelesc reconnaissent que leurs vendeurs sont davantage aujourd’hui employés à trouver des solutions pour dépanner leurs clients qu’à démarcher une nouvelle clientèle. L’industrie du semiconducteur ayant rechigné à investir à contre-cycle, elle se retrouve aujourd’hui démunie en termes de capacités de production, sans espoir de pouvoir changer la donne rapidement. Elle renvoie parfois la balle aux clients : « des clients qui s’approvisionnaient en composants avec interconnexions aluminium ont basculé brusquement sur des composants du même type mais avec interconnexions cuivre : cela implique d’acquérir de nouvelles machines et retarde donc d’autant les possibilités de livraisons », avance l’un d’eux.

Si les fabricants de semiconducteurs ont recommencé à investir, certains doutent encore de la solidité de la reprise à moyen terme ou du moins estiment qu’elle devra être confirmée d’ici quelques mois. « Aujourd’hui, personne n’annule de commandes, ce qui alimente le goulot d’étranglement ; mais on y verra plus clair en septembre : les téléviseurs qui n’auront pas été vendus avant la Coupe du monde faute de composants, ne le seront pas après », nous a même déclaré un fabricant.

La stratégie « fab-lite » adoptée par de plus en plus de fabricants de semiconducteurs pour justement servir de variable d’ajustement susceptible de palier les aléas de la conjoncture a pour effet aujourd’hui de déresponsabiliser les fabricants. En clair, ils espèrent que les fondeurs pourront absorber le pic de la demande d’ici septembre, si elle perdure. Est-ce si sûr ? Les usines des fondeurs sont saturées depuis quatre mois et une augmentation de la capacité de production demande au moins neuf mois après la prise de décision. En outre, d’un simple point de vue stratégique, doit-on laisser les manettes à TSMC et UMC pour gérer le cycle de l’industrie du semiconducteur ? On peut en douter.

Chez les distributeurs, la cote d’alerte semble aussi dépassée. RS (le nouveau nom de Radiospares en France), par exemple, admet avoir déjà déclenché des mesures de protection de ses stocks (en clair ne pas servir l’intégralité de la demande de ses clients). « On voit que les fabricants ont de plus en plus de mal à répondre à la demande de leurs clients et des distributeurs », nous a déclaré Didier Goguelin, Vice Président des ventes pour l’Europe du Sud du spécialiste de la vente par catalogue et Internet, qui estime que la situation est encore plus aiguë chez les distributeurs de volume. Un phénomène qui n’épargne pas les composants passifs : et de citer l’exemple d’un fabricant de tout premier plan dont les délais de livraisons sont au minimum de 12 semaines, contre 4 à 5 semaines en période normale. D’autres nous ont cité des délais de plus de 20 semaines.

« La demande va bien au-delà de la simple reconstitution des stocks », admet le distributeur, qui estime qu’il faudra au moins 6 à 9 mois pour espérer un retour à la normale. D’autant que la reprise en France est plus tardive qu’ailleurs. Alors que les ventes en électronique de RS dans l’Hexagone pour le mois dernier sont en hausse de 15% par rapport à mars 2009, l’Allemagne a redémarré beaucoup plus vite avec une croissance sur la pente des 25%. Et que dire des Etats-Unis où les ventes du distributeur le mois dernier se sont envolées de 60% par rapport à la même période de 2009 ? Sinon que tout le monde cherche des composants…
 
publicité
A n’importe quel prix ? Fabricants et distributeurs jurent ne pas avoir constaté de hausse notable des prix à ce jour. Est-ce si sûr ? Et pour combien de temps ? Les Taïwanais n’ont pas cette pudeur : citant des « sources industrielles », le quotidien taïwanais DigiTimes annonce ce matin une hausse des prix moyens des semiconducteurs de plus de 10% au deuxième trimestre, après déjà une hausse de déjà 5% à 10 % au premier trimestre.

« Urgent : recherche relais 5000 à 10 000 pièces », les annonces de ce type se multiplient chez les sous-traitants. Malheureusement, vraisemblablement pour encore de quelques mois, même si en passifs les investissements peuvent se faire plus rapidement que dans le semiconducteur.

ARTICLE EN ENTIER

Le marché français des semiconducteurs a chuté de 14,8% en 2009

Semiconducteurs>France>Conjoncture>Etude de marché>
15/04/2010 14:34:06 :

Crise oblige, l'an passé, le marché français des semiconducteurs a chuté de 14,8%, à 1441 millions d'euros, selon les chiffres dévoilés hier lors de la conférence annuelle du Sitelesc (*), le syndicat professionnel des fabricants de semiconducteurs ; exprimée en dollars, la baisse aurait atteint 19%.

Comme chaque année, le Sitelesc a également tenté de chiffrer le marché d'influence du semiconducteur hexagonal (ventes de semiconducteurs générées pour des conceptions de produits réalisées en France, quelque soit le pays où les facturations sont réalisées). Ce marché du « TAM d’influence » aurait représenté 3887 M$, contre 4410 M$ en 2008, 4694 M$ en 2007 et 4968 M$ en 2006. Soit une meilleure résistance que les seules ventes en France.

Le marché européen, quant à lui, a été encore plus chahuté: il a effet reculé que de 17,9% en euros et de 21,9% en dollars, à 29,9 milliards de dollars, selon le WSTS.

« Nous sortons affaibli de cette crise, mais nous avons en main les capacités de rebondir », a commenté avec conviction Gérard Matheron, réélu pour un nouveau mandat de deux ans à la présidence de l’organisation professionnelle. Il est vrai que la situation a profondément changé depuis un an et que les fabricants de semiconducteurs doivent faire face aujourd’hui à des problèmes d’allocation de capacités de production et à des difficultés croissantes de livraison (voir article dans cette édition).

L’industriel et la défense est devenu le premier débouché applicatif représentant 23,8% du marché du semiconducteur en France l’an passé, devant l’automobile (22,5%), la distribution (22,1%), les encarteurs (15,4%), les télécoms (10,1%) et, enfin le grand public et l’informatique (6,1%). Par type de produits, les composants micro (microprocesseurs et microcontrôleurs) ont représenté 39,1% des ventes, devant les discrets et l’optoélectronique (21,5%), l'analogique (16,5%), les circuits logiques (12,4%) et les mémoires (10,5%).

(*) Le Sitelesc compte 35 adhérents, pour un chiffre d’affaires 2009 cumulé de 4925 M€ (soit une baisse de 15,2% par rapport à 2008) et 35 sites industriels, de R&D et de conception. Dans les semiconducteurs, le chiffre d’affaires des adhérents a représenté 3431 M€, soit une baisse de 16,1% par rapport à 2008. Celui des activités associées (autrefois principalement les tubes, mais aussi les outils de conception et les activités orientées applications) a été de 348 M€, soit une hausse de 24,3% du fait de nouvelles adhésions. Concernant les équipements, matériaux et services pour la fabrication du semiconducteur regroupés au sein de Jemi, le chiffre d’affaires du secteur a été de 1146 M€ (matériaux 1086 M€, équipements 47 M€, services 13 M€), soit une baisse de 20,1% liée à un recul des adhésions.

L’ensemble des adhérents du Sitelesc représente 26 405 emplois directs, soit une baisse de 11,9% par rapport à 2008. Les fabricants de semiconducteurs regroupent 19013 personnes, soit une baisse de 5% par rapport à 2008. Les activités associées ont employé 4782 personnes et Jemi rassemble 2610 personnes.


ARTICLE EN ENTIER

Radiospares devient RS et vise à terme plus de 400 M€ de CA en France

Distribution >France>Europe>Stratégie>Nominations>
15/04/2010 14:34:37 :

Le distributeur par catalogue et Internet de produits électroniques, électromécaniques et industriels Electrocomponents, dont la marque commerciale est RS, annonce aujourd’hui que l’ensemble de ses filiales européennes opèreront désormais sous une seule et même dénomination, RS ; ce changement affecte notamment sa filiale Radiospares en France, qui affiche l’ambition d’obtenir un taux de pénétration sur le marché français de la distribution similaire à celui de sa consœur britannique, soit alors un chiffre d’affaires annuel de 420 à 430 M€, contre 150 M€ lors du dernier exercice clos fin mars.

La filiale britannique du distributeur réalise en effet un chiffre d’affaires d’environ 400 M€ et revendique environ 15% du marché de la distribution Outre-Manche. En Europe continentale, les filiales de RS ont un taux de pénétration plus limité, correspondant environ à 21% de celui de la filiale britannique (un taux de pénétration de 38% de celui de la filiale britannique pour la filiale française, de 19% pour l’Allemagne et de 18% pour l’Italie, par exemple).


Didier Goguelin
Promu Vice Président des ventes pour l’Europe du Sud, Didier Goguelin, l’actuel directeur général de Radiospares dont le remplaçant sera recruté d’ici septembre, a ainsi l’ambition de se rapprocher du taux de pénétration britannique, soit alors un chiffre d’affaires annuel pour la filiale française de 420 à 430 M€ contre 150 M€ lors du dernier exercice clos fin mars et 156 M€ lors de l’exercice précédent. Déjà, lors du dernier exercice, les ventes de Radiospares dans l’électronique (environ 40% de l’activité totale) sont restées stables, alors que le marché français de la distribution a plongé de 20% en 2009 (et même de 25% pour les composants électromécaniques). « Dans un contexte de crise en 2009, nous avons limité la casse et la dépense moyenne de nos clients existants a même augmenté », se félicite Didier Goguelin. Pour gagner des parts de marché en France, RS, qui s’est attaqué il y a deux ans au marché des pré-séries de production pour des commandes de plusieurs centaines à quelques milliers pièces dans un conditionnement adapté à la production, devra notamment développer cette activité encore marginale pour l’instant (2% à 3% du CA, avec un objectif à terme de 20 à 25%).

Avec une force commerciale de 150 personnes dont 70 sur le terrain en France, 120 000 composants stockés dans son centre de Beauvais (dans lequel il vient d’investir 5 M€) et plus de 400 000 références à travers ses deux centres de distribution au Royaume-Uni et ses sept autres dans le reste de l’Europe, RS a les moyens de ses ambitions. D’autant que le distributeur introduit 5000 nouvelles références par mois (soit 60 000 par an !). La vente sur Internet (et depuis peu sur iPhone) progresse également à grands pas : de 12% des ventes au premier semestre 2004, elle est passée à 50% du chiffre d’affaires actuellement (et 55% en nombre de commandes, le solde faisant appel au téléphone (10% ) et surtout encore beaucoup au fax). RS s’attend à ce qu’e-Commerce représente 70% de ses ventes d’ici trois ans.

Le changement de nom coïncide avec la mise en place d’une nouvelle stratégie de marque unique générant des réorganisations internes, tant au niveau des ventes que du marketing. Dans le cadre de cette réorganisation, Olivier Kwaczala est également nommé responsable des relations publiques (presse et media) pour l’Europe du Sud et Arnaud Buffard, responsable marketing pour la France.

Implanté à Beauvais depuis 1986 et renommée RS en avril 2010, l’entreprise regroupe aujourd’hui près de 500 collaborateurs. Elle offre un catalogue de plus de 140 000 références en produits techniques déclinées en 18 segments de produits, et 300 000 produits supplémentaires hors-catalogue, et compte 72 000 clients actifs. RS fait évoluer le modèle de la distribution classique en offrant une multitude de services : pas de minimum de commande, réception et traitement des commandes jusqu’à 19h00, livraison express sous 1 à 2 jours sur l'ensemble de l'offre principale, service cotations et SAV.

ARTICLE EN ENTIER

L’Italien Accent reprend le centre de Wipro-NewLogic à Sophia-Antipolis

Semiconducteurs>France>Europe>Fusions Acquisitions>Recherche et développement>
15/04/2010 14:35:56 :

L’Italien Accent, spécialisé dans l'intégration de technologies de communication et de compteurs intelligents dans les semiconducteurs (Smart Metering) annonce l'ouverture d'un centre de développement de technologie sans fil sur IP à Sophia-Antipolis, en reprenant l'ancienne équipe d'ingénierie RF de Wipro-NewLogic.

Dans le cadre de cet accord, Accent a également obtenu certains droits relatifs aux technologies OFDM et Wi-Fi La nouvelle équipe se concentrera sur le dépôt de brevets associés aux développements de technologies sans fil émergentes qui seront intégrées dans le portefeuille de la plateforme SoC (System-on-Chip) d’Accent.

« L’ajout de cette nouvelle entité focalisée sur la propriété intellectuelle des technologies sans fil est une décision stratégique pour Accent», déclare Federico Arcelli, p-dg d’Accent. Et d’ajouter : « les succès cumulés de cette nouvelle équipe RF ainsi créée ainsi que les droits obtenus sur certaines technologies clés de Wipro vont nous permettre d’accélérer les développements internes de notre propriété intellectuelle. Cela nous permettra de lancer de nouveaux produits sur le marché dès cette année ».

Fondée en 1993 en Italie lors d’une externalisation d’une activité de STMicroelectronics, Accent est aujourd’hui spécialisée dans l'intégration de technologies de communication et de compteurs intelligents dans les semiconducteurs. Elle compte parmi ses investisseurs Sofinnova Partners (France) et Cadence. Accent a des bureaux en Italie, en Chine, en France et aux Etats-Unis.

ARTICLE EN ENTIER

ÉDITION du 15/04/2010
Édition précédente
publicité
 ENTREPRISES & MARCHES
L’approvisionnement en composants semble échapper à tout contrôle
Le marché français des semiconducteurs a chuté de 14,8% en 2009
Radiospares devient RS et vise à terme plus de 400 M€ de CA en France
L’Italien Accent reprend le centre de Wipro-NewLogic à Sophia-Antipolis
 NOUVEAUX PRODUITS
Le Sitelesc organisera un sommet européen de la microélectronique le 26 novembre à Paris
ASML profite de la reprise des investissements en semiconducteur
Trescal s’allie à National Instruments pour la vérification et l’étalonnage des matériels NI en France
Sierra Wireless a livré plus de 2 millions de modules sans fil pour l’automobile


Accédez aux différents articles grâce au menu de droite





© VIPRESS - Soyez le premier informé !
Mentions légales