Mardi 19 Janvier @ VIPress.net

Un satellite pour le très haut débit en zones défavorisés

Télécoms>France>Investissements>Politique
19/01/2010 14:14:03 :


Hier, à l'occasion de sa visite de l'éditeur français de logiciel Dassault Systèmes à Vélizy (78), le Premier ministre a donné le top départ du déploiement du très haut débit en France et souhaité que soit élaboré d’ici à l’été, un programme national de déploiement du très haut débit ; dans son discours, François Fillon a également annoncé que la France allait se doter d’ici 4 ans, d’un satellite de nouvelle génération qui permettra d’apporter le très haut débit dans les zones les plus défavorisées à un tarif acceptable.

Plus généralement, le gouvernement vient d’homologuer la décision de l’Arcep, l’agence de régulation des télécommunications, qui définit le cadre réglementaire du déploiement de la fibre optique pour les zones les plus densément peuplées du territoire. « Mais maintenant il faut que nous mettions l’accent sur les zones moins denses et que les acteurs disposent avant l’été d’orientations claires sur les règles du jeu qui vont prévaloir. France Télécom et SFR viennent d’annoncer un accord expérimental de co-investissement dans ces zones. Free a proposé de rejoindre et d’élargir cette expérimentation », s’est félicité le chef du gouvernement. « Pour que la fibre optique se déploie largement en dehors des zones les plus denses, il est en effet absolument impératif que les acteurs publics et privés mutualisent leurs efforts », a-t-il poursuivi.

Demain, en Conseil des ministres, le gouvernement va présenter le projet de loi de finances rectificatives qui officialisera l’octroi de 4,5 milliards d’euros pour le développement de l’économie numérique. Deux milliards d’euros seront consacrés au déploiement des réseaux à très haut débit. Et 2,5 milliards pour soutenir les usages, les services et les contenus innovants. Ce budget va transiter par un nouveau fonds pour la société numérique, qui sera piloté, sous l’autorité de François Fillon, par René Ricol.

« La France doit rester aux avant-postes de la révolution numérique », a exhorté le Premier Ministre. « Notre pays est à la fois très endetté et en même temps il n’investit pas assez. Dans le numérique, nous investissons deux fois moins que les autres pays avancés de l’OCDE. Et ce sous-investissement a des conséquences économiques : il explique pour une très large part notre écart de croissance avec les Etats-Unis depuis 2000. Et il a des conséquences sociales : on peut considérer que par ce sous-investissement, on s’est privé d’un potentiel d’environ 300 000 emplois. Je rappelle que les technologies de l’information et de la communication représentent 4 % des gains de productivité de l’économie française et l’investissement dans les technologies de l’information et de la communication compte pour plus du quart de la croissance de l’économie française » a-t-il poursuivi.




© VIPRESS - Soyez le premier informé !
Mentions légales