Vendredi 18 Septembre @ VIPress.netLa sous-traitance française à nouveau confrontée à des problèmes d’approvisionnement
Selon le SNESE, syndicat national des fabricants d’électronique et services associés, les sous-traitants sont actuellement de plus en plus confrontés à des problèmes d’approvisionnements avec un allongement des délais de livraisons qui n’est pas général, mais qui ponctuellement peut concerner n’importe quel type de composant actif ou passif ; un phénomène que ne comprennent pas toujours leurs donneurs d’ordre et que le SNESE met sur le compte des restructurations chez les distributeurs.
« Nos adhérents nous font remonter des problèmes ponctuels mais répétés d’approvisionnement qui découlent des alertes sur les délais de livraisons émises par les distributeurs eux-mêmes », commente Richard Crétier, délégué général du SNESE. « Notre analyse est que ces problèmes de délais concernent des petites quantités et découlent des réorganisations chez les distributeurs pour réduire leur coût. C’est logique, mais préjudiciable, qu’ils n’aient plus toujours les ressources nécessaires pour répondre rapidement aux demandes de ce type », poursuit Pierre Pigot, président du SNESE. Le problème ne serait donc pas tant de la disponibilité des composants, mais de celle de personnels pour traiter ce type de commandes et de problèmes de logistique pour traiter de petites quantités. « Pour autant, les quelque 750 sous-traitants en France représentent 35% à 40% du chiffre de la distribution en France ; si la reprise était forte, nous ne pourrions exclure des risques de pénurie », souligne Richard Crétier. L’organisation professionnelle, dont le dernier sondage auprès de ses membres est consacré à ce sujet, déclare que 71% des personnes qui ont répondu à l’enquête considèrent que la reprise risque d’être affectée par une pénurie de composants.
Nous n’en sommes pas là. Si les commandes reviennent en septembre, comme devrait le confirmer prochainement l’observatoire de la conjoncture du SNESE, le syndicat se veut encore prudent sur l’interprétation de cette reprise, qui pourrait s’apparenter à une reconstitution de stocks plutôt qu’à une réelle reprise de la demande. Et même si les sous-traitants sont entrés dans la crise plus tard que les autres secteurs de la filière (en février-mars 2009, alors que la crise a démarré au 3e trimestre 2008), ils ne devraient pouvoir échapper cette année collectivement à un recul d’activité qui pourrait atteindre 20% par rapport à 2008 où le marché avait représenté environ 3 milliards d’euros, selon le SNESE.
© VIPRESS - Soyez le premier informé !
Mentions légales