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Fibre optique : la France choisit l’option de l’investissement maximal

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23/06/2009 14:19:26 :


Pour éviter une « remonopolisation » de la boucle locale lors du déploiement de réseaux de très haut débit en fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH), l’Arcep, -l’autorité de régulation des télécoms-, vient de décider que, pour les zones très denses (5,16 millions de foyers), tout opérateur pourra demander à l’opérateur d’immeuble (c'est-à-dire l’opérateur choisi par la co-propriété pour fibrer l’immeuble) de disposer d’une fibre supplémentaire dédiée pour chaque logement, moyennant un préfinancement de son installation et un co-financement de l’investissement initial ; en clair, l’Arcep encourage l’option multifibres demandé par Free et SFR au détriment de l’approche monofibre préconisée par France Télécom.

L’Arcep justifie son choix (celui de l’investissement maximal, puisqu’il y aura autant de fibres par logement que d’opérateurs souhaitant commercialiser un service dans un immeuble), d’une part, parce que son surcoût est modeste par rapport à l’architecture mono-fibre. D’autre part, parce que ce dispositif favorise l’investissement dans le fibrage des immeubles, en encourageant un partage des coûts et donc du risque. Du point de vue des consommateurs, la pose de fibres surnuméraires permet de changer plus facilement d’opérateur (sans perte de service) et de souscrire à des services de différents opérateurs. Pour les copropriétés et les habitants, cette option devrait limiter à terme les interventions des opérateurs, en particulier au niveau des points de mutualisation situés dans les immeubles.

« Installer plusieurs fibres implique un surcoût de l'ordre de 5% de l'investissement total, qui sera à la charge de l'opérateur qui le demandera. Ce sont des infrastructures qui serviront pour les cinquante prochaines années. Se priver de la liberté de choix de l'opérateur pour une différence de coût aussi faible serait totalement déraisonnable », a déclaré aux Echos ce matin Jean-Ludovic Silicani, président de l'Arcep.

Cette mesure, qui doit entrer en vigueur à l’automne, ne concerne toutefois que les zones très denses, c’est-à-dire 148 communes, représentant 5,16 millions de foyers (plus de la moitié de ces foyers se trouvant hors de l’agglomération parisienne), dont 3 millions immédiatement adressables. Dans cette zone, les investissements nécessaires, à l'extérieur et à l'intérieur des immeubles, se situent entre 3 et 4 milliards d'euros, selon Jean-Ludovic Silicani, président de l'Arcep.

[L]http://www.arcep.fr|Dossier complet sur le site de l’Arcep[/L]




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