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Le marché français des semiconducteurs a chuté de 16,8% en 2008

Semiconducteurs>France>Conjoncture>Etude de marché>Stratégie
09/04/2009 16:45:04 :


L'an passé, le marché français des semiconducteurs a chuté de 16,8%, à 1693 millions d'euros, selon les chiffres dévoilés hier lors de la conférence annuelle du Sitelesc (*), le syndicat professionnel des fabricants de semiconducteurs ; exprimée en dollars, la baisse aurait atteint 9,8%.

Le marché européen, quant à lui, a fait un peu mieux : il n'a en effet reculé que de 13,1% en euros et de 6,6% en dollars, à 38,2 milliards de dollars.

La distribution constitue le principal canal de ventes de semiconducteurs en France, absorbant 24,5% du marché. Malgré la crise, l’automobile est restée le premier débouché applicatif représentant 23,4% du marché du semiconducteur en France, devant l'industriel et le professionnel (19,4%), les encarteurs (15,7%), les télécoms (9,1%), le grand public (5%) et l’informatique (2,9%). Par type de produits, les composants micro (microprocesseurs et microcontrôleurs) ont représenté 40,3% des ventes, devant les discrets et l’optoélectronique (22,2%), l'analogique (15,3%), les mémoires (12,8%), et les circuits logiques (9,4%).

A noter que l’organisation professionnelle, présidée par Gérard Matheron, directeur du site de STMicroelectronics à Crolles, a changé cette année sa façon de comptabiliser le marché français (les composants doivent désormais être livrés et facturés en France) et a retraité les données des années précédentes.

Comme chaque année, le Sitelesc a également tenté de chiffrer le marché d'influence du semiconducteur hexagonal (ventes de semiconducteurs générées pour des conceptions de produits réalisées en France, quelque soit le pays où les facturations sont réalisées). Ce marché aurait représenté 4410 M$ en 2008, contre 4894 M$ en 2007 et 4968 M$ en 2006. Soit une meilleure résistance que les ventes en France.

Pour sortir de la crise en 2009, la profession compte sur le plan de relance de l’automobile, les nouvelle dispositions du crédit-impôt recherche, la suppression de la taxe professionnelle, l’accueil qui sera fait au plan de conquête de la FIEEC et le support aux programmes coopératifs type Nano 2012. Mais les fabricants savent également qu’ils devront compter sur eux-mêmes pour survivre à la crise et pointent trois axes de diversification : les mems, le photovoltaïque et les LED.
Selon une étude présentée par Yole Développement, il y aurait encore en Europe 285 lignes de production en microélectronique fin 2008, dont 106 dédiées à la production de circuits intégrés, 96 au photovoltaïque, 67 aux mems, 50 au packaging, 32 aux composants de puissance et 30 aux semiconducteurs composés.

La deuxième édition de la manifestation «Joint European Electronics Summit » se déroulera à Paris les 10 et 11 décembre. Consacrée aux marchés de l'électronique, cette manifestation se substitue depuis 2008 aux congrès organisés jusqu'ici séparément à Paris et à Deauville respectivement par le Sitelesc et le Gixel.

(*) Le Sitelesc compte 30 adhérents, pour un chiffre d’affaires 2008 cumulé de 3871 M€ (contre 4079 M€ en 2007) et 35 sites industriels, de R&D et de conception. Dans les circuits intégrés, le chiffre d’affaires des adhérents a représenté 1466 M€, contre 1723 M€ en 2007. Il a représenté 714 M€ dans les discrets (788 M€ en 2007). Les équipements, matériaux et services pour la fabrication du semiconducteur regroupés au sein de Jemi ont représenté 37,1% de l’activité du Sitelesc, soit 1435 M€ et les activités associées (autrefois principalement les tubes) 6,6%, soit 256 M€.




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