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La baisse d’activité des sous-traitants français a été limitée à 7,88% en 2009

Sous traitance>France>Conjoncture>Etude de marché
21/01/2010 12:52:43 :


Au quatrième trimestre 2009, la hausse de 10,49% en trois mois de l’indice de chiffre d’affaires des sous-traitants français en électronique a permis de limiter à 7,88% la baisse d’activité de la profession en 2009, selon l’indicateur de conjoncture du SNESE, syndicat national des fabricants d’électronique et services associés ; les effectifs de la profession ont reculé de 1,27% par rapport au troisième trimestre et de 5,12% pour l’ensemble de 2009.


Indices de l’observatoire du SNESE par tranche d’effectif au 4e trimestre 2009 par rapport au 3e trimestre


Si les sous-traitants sont entrés dans la crise plus tard que les autres secteurs de la filière (en février-mars 2009, alors que la crise a démarré au 3e trimestre 2008), la progression de leur chiffre d’affaires au quatrième trimestre semble montrer qu’ils en sortent au moins aussi vite que les autres. Mais la perception de la conjoncture diffère selon les adhérents et l’indice de confiance de profession pour les mois à venir reste faible (51,4% au 4e trimestre contre 51,8% au 3e trimestre).

Le commentaire de l’organisation professionnelle est d’ailleurs assez pessimiste : « L’envolée de l’activité au cours du dernier trimestre 2009 et la baisse de CA limitée à 7,88% pour l’année ne suffisent pas à masquer une confiance quasi nulle pour l’avenir. L’environnement n’est fait que d’incertitudes : clients trop frileux mais exigeant des achats d’anticipation sans assumer leur part de risque, marché des composants de plus en plus volatile. Le signe le plus inquiétant est le processus de réduction des effectifs (-5,12% sur l’année, soit 1 000 emplois environ) qui entame le capital compétences de la profession ».

Pour autant, la profession pourrait de satisfaire d’un indice de solvabilité plus élevé que celui de l’ensemble de la filière. C’est ce que révèle l’analyse confiée à Codinf (spécialiste du risque client par secteur professionnel). Ainsi la note de solvabilité est de 6,3/10 alors qu’elle est de 5,8 pour l’ensemble de l’industrie (à comparer à la note de 5,4 attribuée au secteur électrique-électronique-informatique). Le risque de défaillance fatale à 5 ans (redressement judiciaire ou liquidation judiciaire) a été réduit de 26% à 21% pour les entreprises les plus fragiles (entreprises dont la note de solvabilité est la plus basse), ce risque étant stable pour les autres.

« Cette stabilité du risque n’a pas empêché les assureurs crédits de réduire leurs encours auprès d’une entreprise de sous-traitance électronique sur deux (55%) et de les résilier pour 17% d’entre elles », déplore le SNESE, à l’appui d’une enquête qu’il a réalisée en avril 2009.




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