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La France résiste mieux à la crise que l’ensemble de l’Europe

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25/06/2009 11:26:11 :


A l’occasion de la présentation de son premier observatoire de l’électronique, la FIEEC, -Fédération des industries électriques, électroniques et de communication-, veut croire que le positionnement stratégique des industries électroniques en France devrait nous permettre de récolter les fruits de la croissance au sortir de la crise, grâce à une industrie en phase avec les besoins sociétaux tel l’environnement, la sécurité et le médical ; s’appuyant sur une étude du cabinet Décision, la FIEEC souligne que la production de systèmes électroniques en France devrait croître de 1% par an moyenne entre 2008 et 2013, contre – 0,4% par an pour l’ensemble de l’Europe.

Ces chiffres peuvent paraître peu élevés, mais ils intègrent le trou d’air de 2009. Après avoir déjà reculé de 0,4% en 2008, à 27 milliards d’euros, la production de systèmes électroniques assemblés en France (sous-traitance comprise), devrait en effet plonger de 8,6% cette année, avant de progresser de 0,6% l’an prochain, mais surtout de 4% à 5% par an à partir de 2011 (voir schéma ci-dessous). Cette croissance honorable est due au positionnement de l’industrie française sur le l’électronique professionnelle et industrielle (70% de la production), devant l’électronique automobile (16%) et les produits de masse (14%). Au total, 70% de l’électronique française est positionnée sur des segments stratégiques (électronique de puissance, gestion domestique et tertiaire, médical, défense et sécurité,etc.) dont la croissance annuelle moyenne devrait être de 2,3% entre 2008 et 2013, alors que les autres segments devraient reculer de 3% par an sur la période. «Un nouveau cycle de croissance se profile : après avoir servi les gouvernements dans les années 70, puis les entreprises (PC de bureau, …) et les individus (GSM, écrans plats, …), l’électronique doit maintenant répondre aux besoins sociétaux (environnement, sécurité, médical », analyse Sébastien Rospide, consultant au cabinet Décision. Or ces besoins sociétaux sont une demande de pays riches, donc des marchés encore locaux dont la production est moins aisément délocalisable que la production de masse.

L’Europe, qui représente encore 22% de la production mondiale en électronique, s’est également bien spécialisée sur ses marchés porteurs (voir schéma), même si à court terme, elle souffre énormément de la conjoncture (voir [L]http://semiconductor.vipress.net/?id=acxvaghxbvdecihhva|notre article précédent[/L]). La production européenne devrait en effet plonger de 11,7% cette année (contre –6,8% au niveau mondial), en raison de l’effondrement des commandes sur le marché industriel en Allemagne (les clients diffèrent leurs investissements pour l’après-crise, mais ces commandes reviendront), et de son exposition au climat délétère dans l’automobile et dans lune moindre mesure, dans les télécoms. A partir de 2011, la spécialisation de l’industrie électronique européenne devrait ainsi lui permettre de retrouver des taux de croissance annuelle supérieurs à 3%.






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