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61 propositions chiffrées pour hisser la France dans le Top5 mondial du numérique

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18/02/2010 14:03:24 :


« Faire de la France un des cinq leaders mondiaux du numérique à l’horizon 2015 dans les technologies, les services et les usages », tel est l’ambition de la filière STIC (Services et Technologies de l’Information et de la Communication) en France, qui vient de rendre public le rapport qu’elle a élaboré dans le cadre des Etats-Généraux de l’Industrie ; la commission, présidée par Pierre Gattaz, président de la FIEEC (Fédération des Industries Electriques et Electroniques), a élaboré 61 propositions précises, chiffrées et détaillées qui peuvent être lancées sans tarder et « générer des effets à court, moyen et long terme ».

En rendant public son rapport, la filière se mobilise pour maintenir l’élan donné par les travaux des Etats-Généraux de l’Industrie (EGI) et entretenir la dynamique créée à cette occasion.

La filière STIC française demande au gouvernement de mettre en place une instance de concertation structurée, représentative, qui soit un véritable interlocuteur des pouvoirs publics pour développer une stratégie industrielle conquérante et soit associé aux décisions, notamment concernant les priorités et modalités de gestion de l’emprunt national.

Par ailleurs, la filière électronique et numérique organise un salon début juin dont vous pouvez voir la publicité chez la plupart de nos confrères. Ce sera l’occasion pour cette filière de se réunir pour envisager la mise en œuvre concrète des mesures issues des Etats-Généraux de l’Industrie.

Voici les principales propositions du rapport, que vous pouvez [L]http://www.vipress.net/images/RapportSTIC.pdf|télécharger en intégralité[/L].

1. Lancer des programmes ciblés pour favoriser l’émergence de modèles de rupture (technologiques, économiques, d’usages…) par le déploiement de services répondant aux besoins sociétaux de nos concitoyens (développement durable, sécurité, santé et vieillissement, culture). Il s’agira de financer, dans le cadre de l’emprunt national, des « pilotes industriels » grandeur nature qui sont la clé de déploiements réussis et pour lesquels le dispositif français est à ce stade inadapté.
Les 7 marchés clés identifiés par la filière STIC française à ce stade sont les suivants :
1. Télésanté
2. Systèmes électriques intelligents
3. Contenus numériques
4. Sécurité numérique
5. Transports décarbonnés et routes intelligentes
6. E-administration
7. E-éducation

2. Déployer en parallèle une infrastructure nationale numérique de confiance et performante permettant de soutenir le développement de ces services autour de deux priorités : très haut débit (fixe et mobile) et grandes centrales numériques énergétiquement performantes.

3. Initier ou renforcer des programmes pour généraliser les technologies de l’information et de la communication dans les entreprises, notamment les PME et ETI, dans l’ensemble de leurs processus.

4. Développer des atouts compétitifs au plan mondial dans les trois secteurs industriels clés qui sous-tendent et conditionnent le succès des technologies et des services numériques : les composants électroniques, les logiciels et les télécommunications.

5. Créer les conditions de développement et de préservation de l’emploi industriel et de services dans le secteur des STIC en tenant compte des spécificités de ce dernier (forte innovation technologique, bouleversements rapides, évolution perpétuelle, compétition mondiale très dure…).

6. Agir dans la durée et dépasser le calendrier politique : « la feuille de route ainsi tracée nécessite un engagement fort, constant, pragmatique de la filière STIC, des collectivités territoriales et du gouvernement. Il s’agit désormais d’agir de manière coordonnée, cohérente et commune. Pour cela, il paraît indispensable de pérenniser un pilotage « filière », associant tous les acteurs (administrations, entreprises, salariés, recherche et innovation, territoires…) nécessaire pour coordonner et mener à bien cette stratégie, sous la forme d’un Conseil Stratégique placé au plus haut niveau du gouvernement et de l’associer aux décisions notamment dans le cadre de la gouvernance l’emprunt national », souligne le rapport.

Précisons que la CGT a tenu expressément à faire figurer dans le rapport son désaccord sur le document. Pour la CGT, il ne peut y avoir de développement de l’industrie sans développement de l’emploi industriel en qualité et en quantité.

[L]http://www.vipress.net/images/RapportSTIC.pdf|Téléchargez le rapport en intégralité
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