Vendredi 04 Décembre @ VIPress.netLa capacité de production mondiale en semiconducteurs en 2010 devrait juste revenir au niveau de 2008
Malgré une augmentation de l’ordre de 65% des dépenses d’investissements prévues pour 2010, la dernière étude de SEMI montre que les fabricants de semiconducteurs n’investiront pas dans de nouvelles usines ou n’augmenteront pas de façon significative leurs capacités de production en 2010, ce qui dans le contexte actuel de tensions sur les approvisionnements n’est pas bon signe pour les acheteurs ; selon SEMI, les investissements iront d’abord en effet aux mises à niveau pour passer à des technologies plus fines.
En 2009, les dépenses pour la construction de nouvelles usines ne devraient pas dépasser 1,6 milliard de dollars, soit le plus faible niveau depuis plus de 15 ans. La hausse de 70% de ce budget en 2010 dans 23 projets de démarrage de construction de nouvelles usines ne changera pas profondément la donne.
Avant le début de la crise en 2008, SEMI prévoyait que la capacité de production mondiale installée fin 2010 serait supérieure de 12% à celle de 2008. Maintenant, SEMI affirme que 49 lignes ou unités de production ont été fermées ou seront fermées d’ici fin 2010. Ce qui se traduit déjà par une baisse de 4% à 5% de la capacité en 2009 …un recul qui ne s’était jamais vu depuis 20 ans, même après l’éclatement de la bulle Internet en 2001 et 2002.
Au final, la capacité de production installée devrait croître de 4% à 5% en 2010 par rapport à 2009, soit uniquement un retour au niveau de 2008.
A la fin de 2009, le taux d’utilisation des capacités de production des usines de semiconducteurs devrait être de 93%, selon le SICAS. Comme la plupart des analystes tablent sur une hausse de 10% à 22% de la demande de semiconducteurs l’an prochain, il semble illusoire de penser que la capacité de production pourra répondre à cette demande.
Les chiffres présentés dans cette étude de SEMI de la mi-novembre diffèrent légèrement de ceux présentés par SEMI début décembre ([L]http://semiconductor.vipress.net/?id=hxahhstitpffvphrln|ceux que nous avons publié mercredi[/L]). Ce qui prouve que rien n’est figé et l’extrême fébrilité de la conjoncture actuelle. Leur différence ne remet toutefois pas en cause la tendance de fond : le sous-investissement actuel ne sera pas sans conséquence.
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