Jeudi 17 Avril @ VIPress.netLe marché français de la mesure a reculé de 4,7% en 2007
En croissance année après année depuis 2004, le marché français de l’instrumentation en électronique a inversé la tendance en 2007, enregistrant un recul de 4,7%, à 228,6 millions d’euros, selon l’enquête annuelle présentée hier par le Simtec, syndicat de l’instrumentation de mesure, du test, de l’énergie et des communications dans le domaine électronique ; un recul qui vaut surtout pour l’instrumentation générale, victime de la baisse générale des investissements industriels dans l’Hexagone, alors que le marché de la mesure spécialisée a enregistré une décroissance inférieure à 1%.
La poursuite des délocalisations de production, la hausse de l’euro face au dollar et la concurrence acharnée des fournisseurs qui conduit à un baisse des prix sur l’entrée de gamme, expliquent ce recul.
Le marché de l’instrumentation générale a ainsi reculé l’an dernier de 8,3%, à 106,1 M€.
L’instrumentation radiofréquence et hyper a baissé globalement de 5%, en raison de la baisse des investissements dans les radiocoms chez les industriels et les opérateurs. Les réseaux mobiles sont matures dans l’attente des investissements futurs dans le LTE. Dans le détail, le marché de l’instrumentation radiofréquence (<3 GHz) a chuté de 17,7%, à 27,9 M€ ; le marché de l’instrumentation hyperfréquence (>3GHz) a progressé de 7,6%, à 32,8 M€.
Le marché de l’instrumentation pour les télécommunications filaires et optiques a progressé de 4,3%, à 34,1 M€, grâce à une forte progression dans le test optique. Le marché de l’instrumentation vidéo est resté stable (-2%, à 7,2 M€), grâce à la préparation de la télévision mobile personnelle.
Troisième marché en Europe derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni, le marché français de la mesure fait la part belle aux applications aéronautiques et militaires (28% du total), devant les télécoms (22%), l’industriel (18%), l’éducation et la recherche (9%) et l’automobile (8%). Selon une étude en cours réalisée par le cabinet Décision à la demande du Simtec, les dépenses des utilisateurs de mesure et de test concernent d’abord la R&D (39%) du marché, devant la production (30%), l’installation et le SAV (17%) et l’intégration et la revente sous forme de bancs de test notamment (14% du marché). Sur la période 2007-2012, le marché français de la mesure devrait croître en moyenne de 2,4% par an. Une croissance qui concerne tous les marchés d’applications, à l’exception notable du marché de l’enseignement et des laboratoires (-5% par an).
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