Jeudi 23 Avril @ VIPress.netFreescale va fermer son usine de Toulouse d’ici fin 2011
A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, Freescale Semiconductor a annoncé hier la fermeture de ses unités de production sur tranches de 150 mm de diamètre, condamnant, -outre une usine à Sendai, au Japon-, son unité de production de Toulouse, qui fabrique essentiellement des semiconducteurs pour l’automobile ; 800 emplois devraient ainsi être supprimés sur le site toulousain, qui emploie actuellement 1700 personnes, sans compter les 170 personnes qui doivent quitter le groupe fin juin et les 200 personnes qui travaillent pour la division téléphones mobiles, une activité que l’Américain cherche à vendre depuis de longs mois, suite à la fin du contrat d’approvisionnement avec Motorola, son ancienne maison-mère.
Denis Blanc, directeur général de Freescale France, qui s’est battu pour informer les salariés de la fermeture de l’usine avant que l’annonce ne soit faite aux marchés financiers, a déclaré à la Dépêche du Midi : « Nous avons trois ans pour travailler à la reconversion du site. Nous nous sommes déjà lancés dans la recherche sur le véhicule électrique. Si ça marche, on peut espérer dépasser la barre des 500 salariés pour l'instant maintenus sur le site ».
Freescale a publié un chiffre d’affaires trimestriel de 840 M$, en baisse de 11% par rapport au trimestre précédent et en chute de 40% par rapport au premier trimestre 2008. Sa perte d’exploitation a atteint 351 M$, contre 152 M$ un an plus tôt. Mais son résultat net est positif au premier trimestre 2009 (1,76 milliard de dollars), à la suite de gains exceptionnels (2,26 milliards de dollars) enregistrés à l'occasion de la restructuration de sa dette financière. Freescale prévoit que la fermeture de ses deux usines 150 mm lui permettra de réduire ses coûts annuels de 100 millions de dollars.
La fermeture programmée de l’usine de Freescale à Toulouse intervient dans un contexte déjà sinistré pour la production de semiconducteurs dans l’Hexagone : Altis Semiconductor ne parvient toujours pas à trouver un dossier de reprise crédible et Atmel est également à la recherche d’un repreneur pour son site de Rousset. Sans compter les déboires de NXP à Caen où une solution de reprise semble néanmoins sur le point d’aboutir pour une partie des salariés, ou encore MHS Electronics à Nantes, en redressement judiciaire depuis le 10 décembre 2008.
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