Jeudi 14 Janvier @ VIPress.netL’explosion de l’usage des TIC s’accompagne d’une diminution de leur consommation électrique
Selon l’étude présentée ce matin par l’Idate, d’ici 2012, la consommation électrique des TIC va décroître sous l’effet conjugué des actions engagées par l’industrie et les pouvoirs publics et des migrations de parc tandis que les usages continueront de croître ; ainsi, la consommation électrique des TIC sera ramenée à 34,1TWh/an d’ici 2012, puis 33,7 TWh/an à l’horizon 2020 (soit 6,7% et 6,2% respectivement de la consommation électrique totale en France, contre 7,3% en 2008).
Plusieurs effets de migration de parcs d’équipements (ordinateurs fixes vers ordinateurs portables puis netbooks, écrans cathodiques vers écrans plats, téléphones fixes vers mobiles) vont en effet se conjuguer pour partiellement amortir l’impact sur la consommation électrique de la poursuite du développement des usages (+10 millions d’abonnés haut débit, + 6 millions d’ordinateurs, +6 millions de téléviseurs d’ici 2012).
Les organisations professionnelles se sont engagées à publier chaque année l'évolution de la consommation électrique en France.
L’étude dresse également le bilan de l’évolution des usages et de la consommation des appareils entre 2005 et 2008, qui a permis à la France de devenir une référence mondiale en termes d'accès de masse au numérique : haut débit DSL (numéro 2 mondial), voix sur IP (numéro 1 mondial), télévision sur IP (numéro 1 mondial).
Ainsi, les consommations électriques de la filière TIC sont passées de 29,6 TWh en 2005 à 35,3 TWh en 2008 soit une augmentation de 19%, deux fois moins importante que celle des équipements utilisateurs sur la même période (+40%).
Pour l’Idate, les pratiques d’éco-conception engagées dans les années 90 se sont généralisées dans la filière des TICs, introduisant des gains de performance énergétique de l’ordre de 20 à 30% sur les nouvelles générations de plusieurs catégories d’équipements : ordinateurs, écrans équipements de réseau d’accès mobile. Ces pratiques ont été renforcées par une coopération avec les instances nationale et européenne telles que la labellisation Energy Star pour ordinateurs, écrans et serveurs, les Codes de Conduite européens pour les équipements haut débit et décodeurs qui permettent d’esquisser des réductions de consommation électrique à iso-fonctionnalités de 15% à 25% par cycle de 3 ans, assure le cabinet d’études.
A titre d'exemple, une clé USB pèse 5 grammes, coûte 10 euros et consomme quelque mWh aujourd'hui. Il y a 15 ans, la même capacité de stockage nécessitait 5 kg de matériels, coûtait 1000 euros et consommait 15 Wh.
L’étude détaille les consommation énergétiques par type d’appareils. On se rend ainsi compte par exemple que la consommation des téléphones mobiles est négligeable (0,1 TWh/an en 2008), contre 6,7 TWh/an pour l’ensemble des matériels télécoms réseaux fixes et mobiles compris, alors que la consommation des téléphones fixes atteint 1,1 TWh/an, soit presque autant que celle des boîtiers ADSL et décodeurs associés (1,6 TWh/an). Vous pouvez consulter le détail de ces chiffres en cliquant sur le schéma ci-dessous.
L’augmentation des usages entre 2008 et 2012 devrait conduire à une consommation électrique supplémentaire de 11,8 TWh, qui sera gommée par l’effet de migration de parc (-2,8 TWh) et surtout par l’amélioration de l’efficacité énergétique des appareils (-10 TWh), assure l’étude de l’Idate.
[L]http://semiconductor.vipress.net/re.php?u=http://www.vipress.net/images/IDATEconso.pdf&p=1234IDAT5678|[/L]
© VIPRESS - Soyez le premier informé !
Mentions légales