Jeudi 19 Juin @ VIPress.netLes pôles de compétitivité en électronique réussissent leur évaluation
Les pouvoirs publics ont dévoilé hier les résultats de l’évaluation des 71 pôles de compétitivité : les principaux pôles liés à l’électronique remplissent totalement ou partiellement leurs objectifs ; à la suite d’une phase d’analyse qui permettra notamment d’engager un dialogue individuel avec les pôles, le gouvernement décidera des orientations de la politique des pôles de compétitivité pour les années à venir lors d’un comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires qui se tiendra prochainement sous la présidence du Premier ministre.
Les cabinets Boston Consulting Group et CM International ont conduit entre novembre 2007 et juin 2008 une évaluation sur les pôles de compétitivité français et la politique nationale d’accompagnement mise en place par l’Etat. Cette évaluation a couvert à la fois le dispositif national et une évaluation détaillée de chacun des 71 pôles.
39 pôles ont atteint les objectifs de la politique des pôles de compétitivité dont Minalogic, System@tic Paris Région, Solutions Communicantes sécurisées, Transactions électroniques sécurisées, Mov’eo, Image et Réseaux, Cap Digital Paris Région et Aerospace Valley. 19 pôles ont atteint partiellement les objectifs de la politique des pôles de compétitivité et doivent travailler à l’amélioration de certaines dimensions de leur action (le plus souvent : définition de leur stratégie, modalités de la gouvernance, rôle de l’équipe d’animation). 13 pôles « pourraient tirer parti d’une reconfiguration en profondeur ». Préalablement aux décisions du gouvernement, un dialogue individuel sera engagé dès la semaine prochaine, avec les représentants de ces pôles dont les évaluateurs considèrent qu’une « reconfiguration » serait nécessaire. En clair, sans redéfinition de leurs objectifs, ils pourraient être supprimés.
Grâce à la sélectivité des financements, le nombre parfois perçu comme élevé des pôles n’a pas entraîné une dilution massive des ressources financières, en particulier celles mobilisées sur les projets : selon l’étude, 10 pôles sur 71 concentrent environ 55 % des financements projets cumulés depuis le lancement du dispositif. La plupart de ces projets sont portés par un pôle unique, mais les coopérations entre pôles se développent. Elles restent parfois marquées par une difficulté à partager des informations lorsque les pôles opèrent dans des environnements concurrentiels perçus comme voisins (par exemple santé, aéronautique).
Globalement, la participation des PME au sein des pôles et leur mode de travail avec les grands groupes dans les projets des pôles sont jugées satisfaisantes. L’implication des universités et des grandes écoles au sein des pôles, qui a été limitée dans la première phase du dispositif, se développe progressivement, notamment à travers la définition de formations co-labellisées avec les pôles. Les organismes nationaux de recherche se sont fortement impliqués dans les pôles via leurs laboratoires locaux. Pourtant, peu semblent à ce jour avoir intégré formellement et au niveau national les pôles dans la définition de leurs orientations scientifiques et dans leurs choix d’allocation de ressources et d’équipement, regrette l’étude.
[L]http://www.vipress.net/poles.pdf|Liste des 71 pôles évalués[/L]
[L]http://www.minefe.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/080618poles_competitivite/carte.pdf|Carte des 71 pôles de compétitivité actuels[/L]
[L]http://www.minefe.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/080618poles_competitivite/synthese.pdf|Synthèse du rapport d’évaluation[/L]
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