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Le marché français du semiconducteur s’est effondré de 21,9% au 1er semestre et a encore reculé de 8,8% cet été

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25/09/2007 10:09:21 :


L'enquête de conjoncture des mois de juillet et août 2007, portant sur les facturations des fabricants de semiconducteurs installés en France et adhérents du Sitelesc, montre un recul sur les deux mois précédents de 10,8%, alors que le marché français du semiconducteur sur les six premiers mois de l’année a déjà chuté de 21,9% par rapport au 1er semestre 2006 ; les commandes enregistrées sur ces deux derniers mois, comparées aux deux mois précédents, sont, quant à elles, en diminution de 8,3%.

La baisse des facturations en juillet et août concerne les circuits intégrés (-8,6%), mais surtout aux semiconducteurs discrets (-22,4%). La baisse touche essentiellement le marché à l'export (-14,3%), le marché français se contractant de 8,8%.

Il y a lieu de constater que ces deux mois d'été sont traditionnellement faibles et leur moyenne se situe en deçà de la moyenne de l'année en cours, commente l’organisation professionnelle.

Par ailleurs, le Sitelesc publie ses statistiques officielles pour le 2e trimestre : le marché français des semiconducteurs affiche une hausse de 7,8 % par rapport au 1er trimestre grâce aux circuits intégrés (+9%) et en partie aux discrets (+1,5%).

Ce bon résultat du deuxième trimestre n’est pas significatif. En effet, pour l’ensemble du premier semestre, le marché français du semiconducteur a chuté de 21,9% par rapport aux six premiers mois de 2006. Cet effondrement est en grande partie due au secteur des télécoms (-46,3%), qui a subi une forte décroissance en début d’année consécutive aux transferts d’activités dans la téléphonie mobile et à une consolidation dans les infrastructures.

Fierté nationale pendant des décennies, les télécoms ne représentaient plus que 10% de la consommation française de semiconducteurs au deuxième trimestre, loin derrière l’informatique (20%), la distribution (17%), l’automobile (17%), la carte à puce (15%), l’industriel (13%) et à peine plus que le grand public (8%). Quant aux lignes de produits, on notera la part significative des microcontrôleurs et microprocesseurs (46%), suivi des discrets (18%) et des mémoires (17%) devant l’analogique (10%) et les circuits logiques (9%).

Ces chiffres s’inscrivent dans un contexte européen en demi-teinte, l’analyse effectuée par l’ESIA sur le premier semestre de 2007 comparé à celui de 2006 indique une progression de 2,1% en dollars mais un recul de 4,5% en euros, rappelle le Sitelesc.







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