Lundi 07 Septembre @ VIPress.netUne politique industrielle pourrait revenir en force
Lors d’une table ronde intitulée « la place de l’industrie en Europe », la semaine dernière, à l’occasion de l’université d’été du Medef, plusieurs intervenants à fort pouvoir d’influence n’ont cessé de souligner les avantages que pourrait avoir une nouvelle politique industrielle, au moins en France (politique abandonnée, rappelons- le, depuis 1990 environ) ; une nouvelle politique industrielle que pourraient dessiner les états généraux de l'industrie voulus par le Chef de l’Etat (voir article dans cette édition).
Sélection de déclarations prononcées à cette occasion :
« [Ces dernières années] nous avons laissé de côté [ce qui touche à] la production ; nous avons préféré nous occuper des marchés ; maintenant, l’Industrie revient au centre des préoccupations politiques. Nous allons nous reposer sérieusement la question d’une politique industrielle » (Henri Guaino, conseiller spécial du Président de la République).
« Les Chinois ont jusqu’ici été nos sous-traitants. Maintenant, ils veulent gagner des parts de marché [sur le marché mondial avec leurs produits]. Nous allons donc être obligés d’avoir une politique industrielle ; nous n’avons pas le choix. La sortie de crise va d’ailleurs nous fournir des axes de restructuration » (Didier Lombard, Président de France Télécom mais aussi Directeur de l’Industrie durant dix ans).
« Nicolas Sarkosy a ressuscité un Ministère de l’Industrie. Il y a désormais un volontarisme politique pour défendre notre industrie » (Christian Estrosi, Ministre chargé de l’Industrie).
«Même en pertes, il est possible d’investir. Nous vous y aiderons » (René Ricol, Médiateur du crédit).
« La bureaucratie de Bruxelles a tous les droits en matière de [non] politique industrielle. Cela ne peut plus durer ». (Henri Guaino).
« Il faut réhabiliter le travail scientifique au service de l’industrie. Nos jeunes doivent avoir à nouveau envie [de travailler avec nous] » (Louis Gallois, président d’EADS). « En Europe, on ne peut rien faire à 27. Il faut partir avec ceux qui en ont envie. La Commission [de Bruxelles] ne donnera aucune impulsion » (Louis Gallois).
JPDM
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