L'essentiel Vendredi 09 Février @ VIPress.netLe marché européen de la distribution de semiconducteurs a crû de 17% en 2006
La distribution de semiconducteurs gagne des parts de marché en Europe au détriment des ventes directes des fabricants de puces aux OEMs : en dépit d’un ralentissement de croissance au 4e trimestre (+11,3%, à 1,27 milliard d’euros par rapport au dernier trimestre de 2005), le marché européen de la distribution de semiconducteurs (hors circuits pour PC) a fait un bond de 17% en 2006, à 5,4 milliards d’euros, selon les statistiques publiées ce matin par la DMASS, Distributors’ and Manufacturers’ Association of Semiconductor Specialists, dont la trentaine de membres représente entre 70% et 80% du marché européen de la distribution de semiconducteurs.
Avec des ventes de 393 millions d’euros au 4e trimestre (+16,4%), le marché allemand domine largement l’Europe : sur l’ensemble de 2006, le marché allemand de la distribution de semiconducteurs aura ainsi progressé de 21,9%, à 1,7 milliard d’euros et représenté 32% du marché européen. Il précède l’Italie (+14,5%, à 710 M€), la Grande-Bretagne (+8,6%, à 606 M€) et la France (+9,1%, à 496 M€) au coude à coude avec les pays scandinaves (+16,1%, à 498 M€). Mais en regroupant l’ensembles des pays d’Europe de l’Est, cette région dépasse déjà la France et les pays scandinaves avec 507 millions d’euros (+26,9%). Sur le seul dernier trimestre (+29,8%, à 135 M€), l’Europe de l’Est se situe même en quatrième position derrière l’Allemagne (393 M€), l’Italie (160 M€), la Grande-Bretagne (142 M€), mais devant la France (113 M€) et les pays nordiques (123 M€). Selon Anne Vernay, présidente de la DMASS, l’Europe de l’Est se rapproche lentement mais sûrement de la troisième place derrière les marchés allemand et italien.
Par familles de produits, les circuits analogiques (+21,6%, à 1,34 milliard d’euros) et les circuits micro MOS (+21,4%, à 1,47 milliard) ont été les grands vainqueurs de l’année 2006 pour la distribution en Europe. Les plus fortes hausses ont été enregistrées par les DSP (+38,4%), les SRAMs (+35,9%), les autres mémoires (+32,8%), les circuits logiques standards (+28,2%), les circuits analogiques standards (+25,4%), les MOSFETs de puissance (+24,6%) et les microcontrôleurs (+21,4%). Les seuls déclins par rapport à 2005 ont été enregistrés en EPROMs (-22,6%), en « autres circuits logiques MOS » (-20.7%) et en circuits pour fibres optiques (-1,15%).
Dans le rouge, Alcatel-Lucent va supprimer 12 500 emplois en trois ans
« Alors que les résultats du quatrième trimestre sont clairement décevants, nous sommes convaincus que les bénéfices de ce rapprochement et le potentiel de croissance d’Alcatel-Lucent demeurent tels que nous l’avions prévu », a déclaré ce matin Patricia Russo, Directrice générale d’Alcatel-Lucent, à l’occasion de la publication des résultats annuels du groupe constitué le 1er décembre 2006.
Pour autant, Alcatel-Lucent va supprimer 12 500 emplois en trois ans sur un effectif de 79 000 personnes, au lieu des 9000 suppressions de postes prévues initialement. « Nous croyons maintenant que notre plan de synergie initial (1,4 milliard d’euros) ajouté aux réductions additionnelles de coût nous permettront de réaliser un total de 1,7 milliard d’euros d’économies de coûts avant impôt d’ici 3 ans, dont au moins 600 millions d’euros sur 2007. Ces économies prennent en compte, entre autres, l’optimisation de notre chaîne logistique et de nos services, l’optimisation des ressources et la rationalisation des produits », a commenté la numéro un du groupe.
Pour le 4e trimestre, l’équipementier télécoms a affiché une perte nette de 615 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 3871 M€. Pour l’année 2006 les revenus d’Alcatel-Lucent s’élèvent à 12 282 millions d’euros, le résultat de l’activité opérationnelle s’établit à 694 millions d’euros, et la perte nette part du groupe est de –176 millions d’euros.
Afin de fournir des informations comparables, Alcatel-Lucent a également publié des résultats financiers ajustés pro forma (*) qui comprennent les activités combinées d’Alcatel-Lucent au 1er janvier 2006. Ainsi, pour le quatrième trimestre, les revenus ajustés pro forma d’Alcatel-Lucent s’élèvent à 4 421 millions d’euros, soit une baisse de 16% comparée à 5 249 millions d’euros au même trimestre de l’année précédente. Pour l’année 2006, le chiffre d’affaires pro forma s’élève à 18 254 millions d’euros, soit une baisse de 2% par rapport aux revenus de l’année 2005 à 18 574 millions d’euros. La marge d’exploitation est de 1 025 millions d’euros, par rapport à 1 411 millions d’euros pour l’année 2005. Les revenus ajustés pro forma 2006 se répartissent comme suit : 36% en Amérique du Nord, 15% en Asie, 26% en Europe de l’Ouest et 23% dans le reste du monde.
(*) Les actifs devant être transférés à Thales sont comptabilisés comme des « activités cédées ou en cours de cession ». Les résultats de l’activité accès radio UMTS de Nortel ne sont pas inclus puisque la transaction a été finalisée le 31 décembre 2006.
Infrastructures télécoms : 1000 milliards de dollars d’ici 2015
Les réseaux tout IP de nouvelle génération (NGN pour next generation networks) vont nécessiter des la part des opérateurs de réseaux fixes et mobiles un investissement cumulé de plus de mille milliards de dollars d’ici à 2015, année où la transformation des réseaux actuels en réseaux NGN sera largement accomplie, selon une étude que vient de publier ABI Research. Les besoins en bande passante des nouveaux services type IPTV vont en effet nécessiter de changer les infrastructures de réseaux actuelles, tout d’abord pour les réseaux fixes et plus tard pour les réseaux mobiles.
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