L'essentiel Mardi 28 Août @ VIPress.net

Le marché de la distribution de semiconducteurs recule en Europe à cause de la France et du Royaume-Uni

Semiconducteurs>Distribution >France>Europe>Conjoncture>Etude de marché
28/08/2007 14:23:54 :


La distribution européenne de semiconducteurs rentre dans le rang : selon les statistiques de la DMASS, Distributors’ and Manufacturers’ Association of Semiconductor Specialists, le marché de la distribution de semiconducteurs en Europe a fait du surplace au 1er semestre (+0,9%), alors qu’il avait fait un bond de 17% en 2006, à 5,4 milliards d’euros ; pire, les ventes du deuxième trimestre affichent un recul de 3,15%, à 1,37 milliard d’euros, par rapport au 2e trimestre 2006, plombées par les piètres résultats en France et au Royaume-Uni.

Selon la DMASS, qui, rappelons-le, ne prend en compte que les semiconducteurs hors composants pour PC, les ventes en France de semiconducteurs via la distribution auraient chuté de 12,4% par rapport au 2e trimestre 2006, à 117 millions d’euros et celles outre-Manche de 16,4%, à 133 millions d’euros. Seul Israël fait encore pire : -27,5% ! Le marché allemand recule, pour sa part, de 2% à 435 M€, tandis que le marché italien recule de 6,6%, à 182 M€. La croissance a été confinée à l’Europe de l’Est (+19,6%, à 149 M€), au Benelux (+12,4%, à 54 M€) et aux pays nordiques (+4%, à 130 M€), tandis que le marché ibérique a fait du surplace (55 M€).

Par famille de produits, le marché européen de la distribution de semiconducteurs hors composants pour PC a été tiré au 2e trimestre par les discrets (+4,6%, à 236 M€), les composants optoélectroniques (+0,9%, à 128 M€) et les circuits analogiques (+0,3%, à 353 M€). Les circuits analogiques standards ont ainsi crû de 1%, à 281 M€ et les microcontrôleurs de 2,9%, à 245 M€. La plus forte hausse a concerné la puissance (notamment +26,3% pour les IGBT), alors que les ventes de mémoires flash ont reculé de 32%, celles de microprocesseurs de 24,9%, celles de circuits logiques programmables de 14,4% (à 120 M€) et celles d’autres circuits logiques MOS (Asic, etc.) se sont effondrées de 39%.


IP analogique : Mips acquiert le Portugais Chipidea pour 147 M$

Semiconducteurs>Europe>Etats Unis>Fusions Acquisitions
28/08/2007 14:24:44 :


Spécialisé dans les cœurs de microprocesseurs Risc, l’Américain Mips Technologies annonce le rachat pour 147 millions de dollars du Portugais Chipidea, qui développe des blocs de propriété intellectuelle de semiconducteurs en technologies analogiques et mixtes ; Mips se hisse ainsi au deuxième rang mondial de la propriété intellectuelle en semiconducteur derrière le Britannique ARM, sur un marché qui, selon Gartner, a crû de 24% en 2006, à 1,8 milliard de dollars.

Chipidea emploie 310 personnes dans le monde avec des centres de conception au Portugal, en France (en début d’année, le groupe a ouvert un centre de conception RF à Caen, dirigé par Fabrice Jovenin), en Belgique, en Pologne, en Norvège, en Chine continentale et à Macao. Le fournisseur de blocs d’IP compte actuellement plus de 150 clients dont 13 des 15 premiers fabricants mondiaux de semiconducteurs. Lors du dernier trimestre, ses ventes ont atteint 32,8 millions de dollars. Gartner classe régulièrement Chipidea numéro un ou deux mondial pour la conception de blocs d’IP en convertisseurs analogique-numérique et numérique-analogique, interfaces sans fil et solutions de connectivité USB et HDMI.


Issu de Temex, le Français Orolia acquiert l’Américain Spectracom

Composants passifs>Sous systèmes>France>Etats Unis>Fusions Acquisitions
28/08/2007 14:25:40 :


Constitué en un groupe indépendant renommé Orolia, le pôle timing et synchronisation de Temex, a levé 12 millions d’euros à l’occasion de son introduction en Bourse sur le marché Euronext Paris le 27 juillet denier et annonce ce matin l’acquisition de l’Américain Spectracom, l'un des leaders des serveurs de temps et des équipements de synchronisation pour un montant de 10 millions de dollars en numéraire (dont 0,5 million lié à la performance de l'exercice 2007).

Cette acquisition va conduire à la fusion de Spectracom et de Temex Sync, filiale d'Orolia et fournisseur de systèmes de timing et de synchronisation pour la défense française, et numéro un mondial pour les équipements de synchronisation des réseaux de télédiffusion numérique terrestre. Le siège de la nouvelle entité sera basé à Rochester, avec une unité technique et commerciale aux Ulis, à proximité de Paris où Temex Sync est implanté.

Jean-Yves Courtois, p-dg du groupe Orolia déclare : « la synergie entre ces deux sociétés en plein essor est une nouvelle étape pour la communauté du temps-fréquence. Les clients vont pouvoir ainsi bénéficier de la puissance de Spectracom et de Temex Sync en matière technique et marketing.»

Issu de l'acquisition de Temex Time, T4 Science et Temex Sync, Orolia employait avant cette acquisition 85 personnes, pour un chiffre d'affaires 2006 de 12 millions d’euros. Avec l'addition de Spectracom, le groupe se positionne comme n°1 européen et n°3 mondial du marché des systèmes temps-fréquence de haute précision.

On ne sait pour l’heure comment seront repositionnées les autres activités de Temex SAS, placé sous procédure de sauvegarde depuis le 19 février dernier, suite à une baisse importante de ses activités télécoms, liée à la forte baisse du marché des infrastructures et une érosion graduelle de sa compétitivité face aux sources asiatiques.


Exar a finalisé le rachat de Sipex

Semiconducteurs>Etats Unis>Fusions Acquisitions
28/08/2007 14:26:44 :


Les fabricants américains de circuits analogiques et mixtes Exar et Sipex viennent de finaliser leur fusion qui donne naissance à un groupe contrôlé à 67,6% par les actionnaires actuels d’Exar et à 32,4% par ceux de Sipex.

Cette fusion étend le porte-feuille de produits d’Exar sur les marchés des réseaux et de l’industriel, tout en accélérant la pénétration de l’entreprise sur le marché du grand public haut de gamme, a commenté le p-dg d’Exar qui dirigera le nouveau groupe.

Lors de son dernier exercice fiscal, Exar a réalisé un chiffre d’affaires de 68,5 M$ (contre 67 M$ lors de l’exercice précédent), pour un bénéfice net de 8 M$. De son côté, Sipex a réalisé en 2006 un chiffre d’affaires de 78,8 M$ (+8%), mais sa perte nette s’est creusée, passant de 38,1 M$ en 2005 à 41,2 M$ en 2006. Fin 2006, Sipex avait engagé un plan de restructuration pour devenir totalement fabless. De son côté, Exar avait racheté au printemps 2005 une partie des activités composants pour réseaux optiques d’Infineon.




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