L'essentiel Mercredi 27 Mai @ VIPress.netAltis Semiconductor va supprimer 400 emplois à Corbeil-Essonnes
Lors d'un comité d'entreprise extraordinaire qui s’est tenu lundi, Altis Semiconductors a annoncé aux représentants du personnel un projet de suppression d’environ 400 emplois, dont les détails devraient être confirmés demain jeudi ; selon l’intersyndicale d’Altis, cette réduction d’effectif d’environ 30% a été calculée sur une projection de charge de l’usine de 675 tranches par jour en 2011.
Même si la piste de reprise par un groupe d’investisseurs russe n’est pas officiellement abandonnée, le projet de reprise franco-français de type MBO semble privilégié. Selon les syndicats, les 12 plus hauts dirigeants de la société commune entre IBM et Infineon deviendraient actionnaires à hauteur de 10% d’une société avec Conseil de surveillance et Directoire baptisée Altis International. Les 90% restants seraient pris en charge par un investisseur français dont l’identité n’a pas encore été révélée.
Selon le communiqué de l’intersyndicale, les prévisions de charge d’IBM et d’Infineon en tant que clients du fondeur seraient de 400 tranches par jour en 2010 et de 325 tranches en 2011. IBM et Infineon compteraient donc ainsi pour environ la moitié de l’activité prévue par Altis International à cette échéance (675 tranches par jour en 2011).
Créée en 1999 par IBM et Infineon pour fabriquer des mémoires, Altis s’était recentré depuis sur la fabrication de composants pour applications télécoms, automobile et sécurité en technologies 250 et 130 nm. En 2005 (dernier chiffres connus), la société avait publié un chiffre d’affaires de 446 M€, réalisé à 40% en Europe, 30% en Amérique du Nord et 30% en Asie. En avril 2006, Altis avait présenté un projet de réorganisation entraînant la suppression de 323 postes et le non renouvellement de 101 contrats temporaires sur un effectif de 1946 personnes. Fin 2008, Altis employait 1463 salariés.
Sélection de 136 candidats pour la radio numérique en France
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a dévoilé hier les zones et les stations retenues pour le lancement de la radio numérique terrestre en France, si possible dès 2009 ; sur 377 dossiers présentés, le CSA a sélectionné 55 radios privées sur la zone de Paris, 41 radios sur la zone de Marseille et 40 radios sur la zone de Nice.
Les 19 zones prévues initialement par l'appel à candidatures ont en effet été remplacées par trois grandes zones : Paris, Nice et Marseille. Grâce à l’attribution définitive de la bande III à la radio numérique terrestre et l’arrêt anticipé et progressif de la diffusion analogique de Canal +, il devient aujourd’hui possible d’organiser le déploiement de la radio numérique sur des fréquences définitives, permettant de desservir tout le territoire.
Le CSA entend à la fois assurer le lancement effectif, si possible dès 2009, de la radio numérique et garantir l’utilisation optimale de la ressource en recourant à des fréquences définitives, permettant de desservir tout le territoire.
Sa démarche repose sur quatre éléments :
- sélection immédiate des candidats pour les zones de Paris, Marseille et Nice ;
- clôture de l’appel concernant les autres zones ;
- lancement d’une consultation publique nationale, d’une durée de six semaines, sur la planification des fréquences, afin de définir avec les opérateurs une méthode de planification applicable à tout le territoire, et non plus seulement à des zones urbaines
- lancement de nouveaux appels à candidatures à partir de la fin de l’année 2009.
La radio numérique terrestre présente des atouts qui vont transformer les conditions d’écoute de la radio et donner à celle-ci un visage profondément différent. Elle offrira aux auditeurs une meilleure qualité d’écoute, l’accès à des données associées qui complèteront les programmes sonores, des possibilités d’enregistrement ou de retour en arrière dans l’écoute, etc. La transformation du parc de récepteurs prendra toutefois du temps. Elle nécessitera une cohabitation longue des modes de diffusion analogique et numérique.
[L]http://www.csa.fr/upload/dossier/radio_numerique_26_mai_2009_a.pdf|Dossier complet du CSA[/L]
Nikon supprime 1000 emplois
Pour faire face à la chute de la demande en machines de lithographie pour la fabrication des semiconducteurs et en équipements pour la fabrication des LCD, le Japonais Nikon Precision va supprimer 1000 emplois, dont 800 emplois de production sur 2900 au Japon et 200 emplois dans le marketing et le support sur 1700 à l’international.
En particulier, les entités de marketing et de support de Nikon Precision en Europe et aux Etats-Unis seront fusionnées.
Lors de l’exercice annuel clos fin mars, Nikon a enregistré un chiffre d’affaires annuel de 879,7 milliards de yens (6,64 milliards d’euros), en baisse de 8% par rapport à l’exercice précédent, pour un bénéfice net en chute de 62,8%, à 28,05 milliards. Pour l’exercice en cours, Nikon table sur une perte nette de 17 milliards de yens sur un chiffre d’affaires de 680 milliards, en chute de 22,7%.
Dassault veut améliorer la rentabilité de Thales
Dans un entretien au journal Le Monde, Charles Edelstenne, p-dg de Dassault Aviation, déclare qu’il faudra poursuivre la stratégie de Thales établie par Denis Ranque, toute en estimant qu’il est normal que les dirigeants changent, quand le capital d'une entreprise évolue ; pour autant, il souligne que « Thales est un groupe compliqué et qu’il faudra améliorer la rentabilité en simplifiant son mode de fonctionnement ».
Charles Edelstenne indique également que Luc Vigneron, le nouveau p-dg de Thales présentera une première analyse au conseil d'administration dans deux mois avant d’exposer son plan stratégique dans les six mois, en rappelant que « c'est à lui de composer son équipe »…
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