L'essentiel Mardi 29 Juin @ VIPress.netModules M2M : Gemalto acquiert l’Allemand Cinterion pour 163 M€
Gemalto, leader mondial de la sécurité numérique, annonce ce matin l’acquisition pour 163 M€ en numéraire de Cinterion Wireless Modules (CWM), premier fournisseur de modules de communication sans fil pour les applications industrielles du « Machine-to-Machine » (M2M) ; en reprenant l’ancienne division M2M de Siemens, le fabricant de cartes à puce lave l’affront de son OPA ratée sur Wavecom fin 2008, l’entreprise francilienne préférant alors se jeter dans les bras du Canadien Sierra Wireless.
L’activité M2M de Cinterion en 2009 représente un chiffre d’affaires de 145 millions d’euros, un résultat d’exploitation de 4 millions d’euros et une part de marché d’environ 20%. Cinterion est une entreprise sans unité de production, qui emploie 335 personnes, principalement sur les sites de Munich et Berlin en Allemagne. Lancée par Siemens en 1995, l’activité avait été cédée à un consortium financier en 2008.
« Les investissements réalisés par les opérateurs de téléphonie mobile depuis une vingtaine d’années dans les réseaux numériques de téléphonie sans fil, avec une couverture mondiale dans maintenant presque toutes les parties du globe pour les données sans fil, ont accéléré la croissance du marché des solutions M2M dans une grande variété d’applications. Parmi elles on trouve la télésurveillance des compteurs domestiques ou des patients en traitement chez eux, la traçabilité à distance d’objets de grande valeur ou des véhicules volés, l’optimisation de la gestion en temps réel de flottes d’entreprise, la gestion de réseaux d’énergie intelligents pour une consommation plus optimisée, ou les systèmes de détection de pollution atmosphérique pour les programmes de réduction des émissions de C02 dans les villes », commente Gemalto.
L’expertise de Gemalto dans le déploiement de logiciels et de services pour les réseaux d’opérateurs de téléphonie mobile, associée à la technologie des modules M2M de Cinterion, devrait fournir des solutions M2M simples à déployer, escompte le fabricant de cartes à puce. Gartner prévoit une croissance en volume annuelle de 25% entre 2009 et 2013, faisant du M2M l’un des marchés en plus forte croissance dans le domaine des données mobiles.
Gemalto acquerra Cinterion pour 163 millions d’euros, montant payé en cash et correspondant approximativement au montant du chiffre d’affaires annuel. La finalisation de la transaction devrait intervenir dans les six prochaines semaines. L’acquisition devrait contribuer à hauteur d’environ 20 millions d’euros à l’objectif de résultats des activités opérationnelles de 300 millions d’euros que s’est fixé Gemalto pour 2013. Les résultats d’activité de Cinterion seront comptabilisés dans un nouveau segment, M2M, qui réunira les activités de Gemalto dans ce domaine. La société présentera le résultat des activités M2M séparément afin de refléter leur valeur et leur fort potentiel de croissance.
Gemalto est le leader mondial de la sécurité numérique avec un chiffre d’affaires annuel 2009 de 1,65 milliard d’euros, plus de 10 000 salariés travaillant depuis 75 bureaux, et des centres de recherche et de service dans 41 pays.
Yazid Sabeg officialise une offre ferme de rachat d’Altis
Vendredi après-midi, Yazid Sabeg a mis fin au suspense concernant la reprise maintes fois différée d’Altis Semiconductor : lors d’une conférence de presse, l’homme d’affaires a présenté une offre ferme pour la reprise de l’unité de production de semiconducteurs conjointe à IBM et Infineon, détaillant le plan de financement et la stratégie qu’il compte mettre en œuvre pour l’entreprise qui sera rebaptisée Altis International.
 Yazid Sabeg |
L’offre ferme de reprise court jusqu’au 31 juillet. Yazid Sabeg apporte en propre 40 millions d’euros au capital d’Altis International et a déjà sécurisé 30 M€ d’emprunts. Le président du conseil d'administration de CS et commissaire à la Diversité au sein du gouvernement a par ailleurs indiqué que le FSI (Fonds Stratégique d’Investissements) devrait apporter 50 millions d’euros à l’entreprise. Le conglomérat russe AKF Sistema pourrait également faire partie du tour de table pour une vingtaine de millions d’euros. En revanche, Serge Dassault ne devrait pas faire sont entrée au capital d’Altis.
Concernant la stratégie de la future entreprise, Altis International ne sera pas uniquement un fondeur, mais disposera également de son propre centre de conception et d’un service de ventes et de marketing. L’idée de Yazid Sabeg est de développer Altis sur le marché des mems, des composés III-V, etc. Des coopérations avec de grands partenaires dans la défense ou les télécoms, type Thales ou Alcatel-Lucent, vont également être explorées. Enfin, IBM et Infineon vont garantir un plan de charge de l’usine jusqu’à fin 2012, mobilisant entre 60% et 70% de la capacité de production de l’usine. Jean-Paul Beissson, l’actuel directeur de l’usine sera le directeur général exécutif du nouvel Altis, dont le chiffre d’affaires devrait se situer entre 165 et 180 M€ cette année.
Le plan de réduction des effectifs de 400 personnes est maintenu, ramenant l’effectif à Corbeil-Essonnes à environ 900 personnes. Christian Estrosi, ministre chargé de l’Industrie, s’est félicité qu’à l’issue de plusieurs mois d’intenses travaux, « une offre ferme de reprise d’Altis permettant de préserver 900 emplois sur le site, ait pu être présentée en Comité d’entreprise ».
Le ministre chargé de l’Industrie confirme que dans le cadre de cette offre de reprise qui prévoit des apports en fonds propres de plusieurs investisseurs, une prise de participation minoritaire sera examinée par le FSI.
Cet examen devrait être effectué avec bienveillance, puisqu’il entre dans le cadre du renforcement de l’écosystème de la nanoélectronique en France.
Le 4 juin dernier, le ministre chargé de l’Industrie avait en effet annoncé un plan micro-nanoélectronique avec 1 à 2 milliards d’investissements publics-privés dans les 5 ans, pour repositionner le secteur sur les filières d’avenir.
La FIEEC et la FESIS s’unissent dans le domaine de la santé
La Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication (FIEEC) et la Fédération Française des Industries de Santé (FEFIS) ont décidé de partager leurs travaux dans le domaine de la santé, au travers de la mise en place d’un comité de liaison.
L’objectif de cette instance est de renforcer les synergies entre ces deux fédérations pour lesquelles les questions liées à la santé et au bien-être revêtent une importance majeure, de porter des positions communes et de mutualiser les travaux sur des sujets tels que la lutte contre la contrefaçon et les produits non conformes ou encore le déploiement rapide de la télésanté en France.
« Les besoins de santé de notre société évoluent et nécessitent la mise en place de solutions et de structures innovantes et performantes. Face à des enjeux majeurs tant sanitaires, organisationnels qu’économiques, les réponses à apporter rendent indispensable d’apprendre à travailler de manière ouverte et interdisciplinaire. Outre l’environnement, c’est le mouvement de fond de convergence des connaissances scientifiques et technologiques, les complémentarités entre les produits de santé et les technologies du numérique qui rend indispensable le rapprochement et le décloisonnement », commentent les deux partenaires.
La création d’un comité de liaison entre la FIEEC et la FEFIS répond donc à ce besoin de coordination pour être force de propositions, notamment auprès des pouvoirs publics.
Deux priorités communes forment les grands axes de travail de ce comité de liaison :
· l’interaction santé / numérique : Des propositions communes pourraient être élaborées en concertation concernant la télésanté (depuis la télémédecine jusqu’au maintien à domicile).
· la lutte contre les produits contrefaisants ou non conformes aux normes : les industries de la santé et celles des secteurs électrique, électronique et de communication sont très fortement impactées par ce phénomène dont l’ampleur tend à croître.
Rassemblant 12 syndicats, la FEFIS est une plate-forme d’initiatives et de projets qui a pour mission de promouvoir un environnement porteur de croissance pour les entreprises de santé. Ce secteur industriel représente plus de 900 entreprises et un chiffre d’affaires annuel de 65 milliards d’euros.
28 grands groupes s'engagent pour améliorer les relations entre donneurs d'ordres et PME
28 nouveaux signataires, grandes entreprises et grands opérateurs publics, s’engagent à la suite des premiers signataires de la Charte de bonnes pratiques entre donneurs d’ordres et PMEpour améliorer les relations entre clients et fournisseurs ; pour les signataires qui nous concernent, citons : Air Liquide, Alcatel-Lucent, Alstom, Areva, le CEA, Faivelay Transports, France Telecom, 3M, Nexter, Schneider Electric, Silec Cables, ainsi que le Service des Achats de l'Etat.
Par ailleurs le Medef, la CGPME, l’APCM et l’UPA ont adhéré à cette démarche en signant également la charte.
Ils ont signé cette convention le lundi 28 juin 2010, en présence de Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, de Jean-Claude Volot, médiateur des relations inter-entreprises industrielles et de la sous-traitance, et de Gérard Rameix, médiateur du crédit aux entreprises.
La charte de bonnes pratiques pour améliorer les relations entre les PME et leurs grands donneurs d’ordres a été établie par la médiation du crédit aux entreprises et la Compagnie des dirigeants et acheteurs de France (CDAF). Elle a été signée pour la première fois le 11 février par 21 grandes entreprises françaises, dont notamment EADS et EDF.
Cette charte se décline en 10 engagements pour des achats responsables, permettant d’assurer une vraie relation partenariale entre les grands donneurs d’ordre et leurs fournisseurs PME, dans la connaissance et le respect des droits et devoirs respectifs. Au-delà de ces engagements, la charte prévoit la mise en place d’indicateurs de suivi par chaque entreprise signataire pour la mise en œuvre de la charte, ainsi que la désignation par chaque grande entreprise signataire d’un « correspondant PME », une sorte de médiateur interne pouvant être saisi par les fournisseurs en cas de conflits ou de litiges.
L’adhésion à cette charte d’environ 45 entreprises figurant parmi les plus grands acheteurs de France lui permet de constituer dorénavant un véritable référentiel de bonnes pratiques, escompte le gouvernement. Le volume d’achats totaux réalisé par les entreprises signataires de la charte est de l’ordre de 200 milliards d’euros soit 25 à 30% du volume des achats réalisés par les grandes entreprises françaises, correspondant à près de 30% du crédit interentreprises.
Rohde & Schwarz entre sur le marché des oscilloscopes
Pour offrir à ses clients une ligne complète de produits, le fabricant allemand d’appareils de test et mesure Rohde & Schwarz fait son entrée sur le marché des oscilloscopes, avec l’introduction d’une gamme de six modèles à écran tactile.
Avec son siège à Munich, Rohde & Schwarz emploie 7400 personnes dans le monde pour un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros lors de l’exercice annuel clos fin juin 2009.
Les oscilloscopes compacts de Rohde & Schwarz proposent les caractéristiques suivantes : 500 MHz de bande passante, 5Géch./s, etc.
Atmel conclut un accord définitif pour céder son activité circuits pour cartes à puce à Inside Contactless
Après avoir finalisé la vente de son usine de Rousset au fondeur allemand LFoundry, Atmel annonce avoir à présent conclu un accord définitif avec Inside Contactless concernant la vente pour 58 M$ de son unité Smart Card (SMS) implantée à Rousset en France et à East Kilbride au Royaume-Uni, après finalisation de la procédure d'information et de consultation du Comité d'entreprise d'Atmel à Rousset en France.
En vertu des modalités contenues dans l'accord définitif, Inside versera 37 millions de dollars en numéraire à la clôture de la transaction, sous réserve d'un ajustement lié au besoin de fonds de roulement postérieur à la conclusion de l'accord et d'une contrepartie conditionnelle en numéraire de 21 millions de dollars qui sera versée en complément si certains objectifs de bénéfices futurs sont atteints en 2010 et 2011. Dans le cadre de cette transaction, Atmel va procéder à un investissement minoritaire au capital d'Inside d'environ 4 millions de dollars.
L'accord définitif prévoit également l'octroi à Inside d'une licence non exclusive, avec redevances sur certains actifs de propriété intellectuelle liée à des activités commerciales afin de soutenir les activités en cours de la division SMS et le développement de futurs produits. Par ailleurs, Inside conclura un contrat d'approvisionnement pluriannuel afin de continuer à se fournir en tranches de silicium auprès de l'usine de fabrication de Rousset en France qu'Atmel vient de vendre à LFoundry. La transaction devrait être finalisée d'ici la fin du troisième trimestre 2010, sous réserve de certaines conditions de clôture.
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