L'essentiel Lundi 19 Janvier @ VIPress.netLe fabricant de circuits imprimés allemand Fuba dépose le bilan
L’Allemand Fuba Printed Circuits, qui revendique le rang de quatrième fabricant européen de circuits imprimés pour l’automobile et les télécoms, vient d’être placé sous administration judiciaire ; Torsten Gutmann a été nommé administrateur de l’entreprise.
Dans un communiqué, Fuba indique que la crise de l’industrie automobile et la frilosité des banques à accorder des crédits ont conduit l’entreprise à déposer le bilan. La priorité de l’administrateur sera de préparer une recapitalisation de l’entreprise, qui opère sur deux sites à Gittelde et Dresde, en Allemagne.
Pendant la procédure, Fuba continue à honorer les commandes actuelles et futures de ses clients. Les principaux clients de Fuba auraient assuré l’entreprise de continuer à la soutenir. Fuba indique également que le paiement des salaires de ses employés est assuré pour les trois prochains mois.
Spansion cherche officiellement à fusionner ou à se faire racheter
Dans un communiqué, l’Américain Spansion, fabricant de flash NOR, annonce officiellement que pour faire face à la crise, il étudie des alternatives stratégiques, incluant notamment la recherche d’une fusion avec un concurrent américain ou étranger ou la recherche d’un repreneur.
Au cours du troisième trimestre 2008, Spansion avait enregistré une perte nette de 118,7 M$ sur un chiffre d’affaires de 630,9 M$, contre un déficit de 100,6 M$ sur un CA de 612,7 M$ lors du trimestre précédent.
Selon les observateurs, Samsung ou Toshiba pourraient être intéressés par l’entreprise. Mais la liste n’est pas exhaustive. A suivre.
La FIEN fait des propositions pour rendre les entreprises plus fortes après la crise
La FIEN, qui se définit comme le think tank de la filière électronique et numérique, livre le résultat de ses réflexions sur les meilleurs moyens à mettre en œuvre pour permettre aux entreprises du secteur de combattre la crise ; si certaines des propositions relèvent de l’extrême urgence, elles ont aussi pour objectif de rendre les entreprises plus compétitives pour mieux rebondir à la reprise.
Voici le texte des propositions de la FIEN :
« Forte de plus de 1700 entreprises et 260 000 collaborateurs, la filière industrielle électronique et numérique ne doit pas être laissée pour compte face à la crise. En effet, tous les défis technologiques d’avenir sont indissociables des technologies électroniques et numériques. Perdre une seule entreprise aujourd’hui c’est amoindrir durablement la capacité d’innovation et de production d’un secteur industriel créateur de richesses durables », commente la filière.
Parmi les mesures d’urgence, la FIEN fait des propositions qui visent à soutenir la capacité de production des entreprises et à préserver leur intégrité financière.
En particulier, et parmi une série de propositions :
Dynamiser l’attractivité sociale et fiscale de la filière électronique et numérique
Les propositions qui visent à permettre aux entreprises d’être immédiatement opérationnelles dès la sortie de crise sont d’abord d’ordre fiscales et sociales.
Au plan social, la FIEN souhaite que le gouvernement adopte sans délai ses propositions sur les seuils sociaux. Dans la filière électronique, ce relèvement des seuils entraînera mécaniquement la création de plusieurs milliers d’emplois.
La mise en place de la flexi-sécurité est aussi une priorité pour traverser la période de réduction d’activité.
Au plan fiscal, l’exonération d’impôt des résultats intégrés définitivement au capital des entreprises aura un effet immédiat sur les investissements. Des pouvoirs étendus doivent être attribués aux Trésoriers Payeurs Généraux.
Relancer l’investissement dans les infrastructures numériques
Les TICS figurent parmi les principaux vecteurs de croissance des économies développées. Directement via les secteurs producteurs dont la France est riche, indirectement via les secteurs utilisateurs. Leur développement doit donc être accéléré dès maintenant. Les propositions de la FIEN vont dans ce sens.
La France ne pourra pas maintenir sa position de leader dans les TICS sans une relance énergique des investissements pour la mise à disposition partout et pour tous des réseaux haut et très haut débit et des réseaux de télévision mobile personnelle.
Citons également la création d’une prime à la casse des équipements de communication obsolètes remplacés par des équipements de communication numériques modernes permettant d’améliorer les échanges et la productivité.
Accompagner l’innovation qui est le moteur du système
Il est important que les outils d’aide à l’innovation intègrent non seulement les travaux de conception mais aussi les activités de production et de process, fortement génératrices de valeur ajoutée et créatrices d’emplois.
« L’éclatement de la bulle Internet et télécoms du début du siècle nous a montré que les entreprises ont eu les plus grandes difficultés à reconstituer leur capacité à innover et à produire. Nous vivons une transformation profonde de notre société, fondée sur le savoir, les échanges d’information et la mutation des comportements d’achats. Dès lors, l’industrie électronique et numérique doit être considérée comme la clé de voûte de l’ensemble des mutations attendues de notre société. Avec des actions simples, nous pouvons faire de cette crise une opportunité pour notre filière industrielle électronique et numérique », commente Bernard Bismuth, président la Fien.
La Filière des Industries Électroniques & Numériques regroupe neuf organisations professionnelles : ALLIANCE TICS (systèmes de télécommunications et informatiques – www.alliance-tics.com) GFIE (matériaux et équipement de production pour l'industrie électronique – www.gfie.fr) FICOME (réseaux et communication d’entreprises – www.ficome.fr) GIXEL (composants passifs et d'interconnexions – www.gixel.fr) SIMTEC (appareils de mesure et test, conversion d'énergie – www.simtec.org) SITELESC (micro et nanoélectronique – www.sitelesc.fr) SNESE (les fabricants d'électronique et services associés – www.snese.com) SPDEI (distribution de composants électroniques – www.spdei.fr) SYCABEL (Fils, câbles en énergie et communication – www.sycabel.com).
Intel ne sacrifiera pas le passage au 32 nm pendant la crise
Affecté par la crise, Intel a décidé de ne pas sacrifier l’innovation et d’investir dans le passage à une technologie 32 nm dès cette année, quitte à dégrader sa marge brute à courte terme : de 58,9% au troisième trimestre 2008, sa marge brute est tombée à 53% au quatrième trimestre et devrait à peine dépasser 40% au premier trimestre 2009, du fait des charges liées à la sous-utilisation actuelle de ses capacités de production et aux coûts de démarrage du passage au 32 nm.
Lors du dernier trimestre 2008, Intel a réalisé un chiffre d’affaires de 8,2 milliards de dollars (dont 20% en Europe, 19% sur le continent américain, 49% en Asie-Pacifique et 12% au Japon), en chute de 19% en trois mois et de 23% sur un an. Pour le premier trimestre, Intel ne donne pas de prévisions, mais affiche un « objectif interne » de 7 milliards de dollars, soit à nouveau une forte dégradation. Au quatrième trimestre, son bénéfice net n’a pas dépassé 234 M$, en chute de 90% sur un an et de 88% en trois mois. Lors du trimestre, Intel a livré 300 millions de microprocesseurs d’entrée de gamme et jeux de circuits Atom, soit 50% de plus qu’au 3e trimestre. Hors processeurs Atom, le prix moyen de ses microprocesseurs a légèrement augmenté lors du trimestre.
Le numéro du semiconducteur termine ainsi 2008 sur un chiffre d’affaires de 37,6 milliards de dollars, en baisse de 2% par rapport à 2007, pour un bénéfice net de 5,3 milliards, en recul de 23%. Cette année, Intel va consacrer 5,4 milliards de dollars à la R&D et ses investissements industriels devraient être stables où légèrement en baisse par rapport à 2008.
Bruxelles autorise la France à accorder des aides de 500 000 euros
La Commission européenne a autorisé, en vertu des règles du traité CE sur les aides d'État, la première d’une série de mesures d’aides aux entreprises adoptées par la France pour faire face à la crise économique actuelle ; cette mesure permet aux pouvoirs publics, aux collectivités territoriales et à certains organismes publics d'accorder, sur les deux années 2009 et 2010, des aides allant jusqu'à 500 000 euros aux entreprises mises en difficulté par la crise économique actuelle ou qui rencontrent des problèmes de financement en raison du resserrement du crédit.
« Cette mesure permettra de donner une bouffée d’oxygène aux entreprises affectées par la conjoncture actuelle sans pour autant donner lieu à des distorsions de concurrence disproportionnées », commente Mme Neelie Kroes, membre de la Commission chargée de la concurrence.
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