L'essentiel Mardi 18 Novembre @ VIPress.netL’industrie du semiconducteur s’attend à une baisse du marché de 2,2% en 2009
Prenant en compte la crise économique qui s’installe, l’industrie du semiconducteur, rassemblée au sein du WSTS, reconnaît désormais officiellement que le marché mondial des puces affichera une décroissance de 2,2% l’an prochain, à 256,15 milliards de dollars ; cette année, en raison d’un mauvais quatrième trimestre, la croissance ne devrait pas dépasser 2,5%, soit moins qu’en 2007 (+ 3,2%).
L’organisation professionnelle a ainsi révisé drastiquement ses prévisions de mai dernier, époque où le WSTS prévoyait encore des croissances respectives de 4,7% et 5,8% pour 2008 et 2009.
En Europe, le marché du semiconducteur exprimé en dollars devrait reculer de 0,6% cette année, à 40,73 milliards de dollars, puis encore baisser de 3,6% en 2009 avant de retrouver une croissance de 6% en 2010. L’an prochain, le WSTS prévoit que le seul le marché Asie-Pacifique enregistrera une croissance (+1,1%), alors que les marchés nord-américain et japonais devrait régresser respectivement de 9,8% et 3,8%.
Côté produits, le WSTS prévoit pour l’an prochain une baisse de 2,8% du marché mondial des circuits intégrés (à 214,7 milliards de dollars) et un recul de 4% du marché des discrets (à 17 milliards) ; à l’inverse, le marché des capteurs devrait continuer de croître (+4,5%, à 5,7 milliards), de même que celui de l’optoélectronique (+4,7%, à 18,8 milliards). Parmi les sous-familles de circuits intégrés, le WSTS prévoit une baisse pour les mémoires (-4,8% en 2009), les circuits analogiques (-4,7%) et les microprocesseurs et microcontrôleurs (-4,2%) ; seuls les circuits logiques devraient enregistrer une croissance l’an prochain (+0,4%, à 77,4 milliards).
50 mesures pour développer les énergies renouvelables
Le gouvernement a présenté lundi un plan national de 50 mesures pour le développement des énergies renouvelables dans l’Hexagone qui fait la part belle au photovoltaïque ; l’objectif du plan dévoilé par Jean-Louis Borloo est de faire passer la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie de 10,3 % en 2005 à 23 % en 2020.
Il a notamment été décidé de consacrer un milliard d’euros supplémentaire à la recherche dans le domaine du développement durable, dont 400 millions d’euros pour un fonds de soutien aux démonstrateurs industriels. Doté de 400 millions d’euros sur 4 ans, ce fonds de soutien aux démonstrateurs industriels permettra de financer le stade de développement expérimental, stade essentiel dans le processus d’innovation industrielle. Les domaines techniques visés, qui concernent en partie l’électronique, sont ceux des nouvelles technologies de l’énergie : biocarburants de seconde génération, captage et stockage du CO2, énergies renouvelables, véhicules de transport à faibles émissions de gaz à effet de serre, bâtiments sobres en énergie, réseaux énergétiques intelligents, stockage et convertisseurs d’énergie. Trois appels à projets ont déjà été lancés. Un appel à projet sera lancé en 2009 dans le domaine de l’énergie solaire.
Ce plan de 50 mesures prévoit notamment :
- de débloquer 1 milliard d’euros, entre 2009 et 2011, pour alimenter un "Fonds chaleur renouvelable" destiné au développement de la production de chaleur à partir de ressources comme le bois, l’énergie solaire ou la géothermie ;
- de faire de la France un leader mondial de l’énergie solaire, avec l’installation d’ici à 2011 d’au moins une centrale solaire photovoltaïque par région. Un dispositif de soutien tarifaire sera mis en place pour favoriser l’implantation de panneaux solaires sur les toits des bâtiments professionnels. Les toitures des bâtiments appartenant à l’Etat en seront également équipées ;
- de maintenir un haut niveau de soutien aux investissements individuels dans les énergies renouvelables ;
- de multiplier par 6 d’ici à 2020 la production d’énergie par géothermie ;
- de rendre plus simple les formalités administratives pour l’implantation d’éoliennes maritimes tout en encadrant mieux l’implantation d’éoliennes terrestres avec davantage de concertation et de planification territoriale. L’objectif est de multiplier par 10 la puissance du parc actuel à l’horizon 2020.
[L]http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DPfinal_energies_renouvelables_-_sans_photos_cle53a851.pdf|50 mesures pour développer les énergies renouvelables[/L]
Circuit imprimé : AT&S abandonne l’Autriche pour les grandes séries
Premier fabricant européen de circuits imprimés, l’Autrichien AT&S vient d’annoncer que ses productions en grands volumes ne seront plus fabriquées en Autriche, sauf circonstances exceptionnelles, prenant acte de la crise qui s’installe, de la pression sur les prix et de la baisse des volumes de production ; dans ce cadre, la capacité de production annuelle de son usine de Leoben-Hinterberg sera ramenée de 215 000 m2 à 130 000 m2 et 293 emplois directs et 159 emplois indirects seront supprimés, ramenant l’effectif du site de 1370 à 918 personnes.
Ce plan de restructuration va coûter 20,4 millions d’euros. 3 millions d’euros vont être investis pour réaligner les opérations du site vers les prototypes et les délais rapides, l’usine de Leoben-Hinterberg conservant sa vocation de creuset technologique pour l’ensemble du groupe. En particulier, le site va se consacrer aux développements technologiques pointus (intégration de puces nues à l’intérieur du circuit imprimé pour des applications grands volumes). Côté production, le site va se consacrer en priorité aux commandes des clients européens du prototype aux moyennes séries, notamment pour l’industriel, marché en croissance de 16% au premier semestre pour AT&S. L’usine continuera néanmoins la production de volume de circuits imprimés à haute densité d’intégration (HDI) pour les terminaux mobiles et l’automobile.
Les machines de l’usine qui n’auront plus d’utilité seront expédiées en Inde, permettant de réduire de 7,4 millions d’euros les investissements que AT&S devait faire sur place.
Dassault Aviation va se substituer à Alcatel-Lucent au capital de Thales
Dassault Aviation et Alcatel-Lucent annoncent ce matin être entrés en discussion exclusive jusqu'au 15 décembre 2008 en vue de l'acquisition par le premier de la totalité de la participation de 20,8% détenue par le second dans la société Thales au prix de 38 euros par action, soit une transaction de 1,57 milliard d’euros.
Dassault Aviation souhaite également racheter la participation financière de GIMD (Groupe Industriel Marcel Dassault) dans Thales. GIMD possède environ 5% du capital de l’électronicien de défense. L’avionneur devrait alors détenir près de 26% du capital du groupe d’électronique professionnelle.
Par ailleurs, Dassault Aviation a engagé des discussions avec l'Etat, qui détient 26,53% du capital de Thales, en vue de définir les termes de leur partenariat en tant qu'actionnaires de Thales. Dassault fera-t-il évoluer le périmètre d’activités de Thales, en ne conservant que ses activités liées à la défense et à l’aéronautique et en cédant à un tiers ses activités dans la sécurité, par exemple ? Tout semble ouvert, dès lors que l’Etat donnera ou non son feu vert.
Quid également des partenariats entre Alcatel-Lucent et Thales ? Fin octobre, l’équipementier télécoms déclarait qu’il était possible de maintenir ses partenariats en cours avec Thales sans nécessairement avoir de lien capitalistique avec la société.
Les grandes manœuvres ont commencé.
Novafora acquiert Transmeta pour 255,6 M$
Fondée en 2004, la start-up américaine Novafora, spécialisée dans les processeurs vidéo, vient de signer un accord définitif pour le rachat de son compatriote Transmeta, ancien fabricant de microprocesseurs fondé en 1995 et recentré depuis sur le développement de blocs de propriété intellectuelle et la commercialisation de licences ; le montant de la transaction en numéraire est de 255,6 millions de dollars.
Entreprise fabless, Novafora compte utiliser la technologie de gestion de puissance développée par Transmeta dans son processeur vidéo pour accompagner « la révolution de la vidéo numérique : offrir la meilleure qualité vidéo, n’importe où, pour n’importe quel appareil et à chaque instant ». Vaste programme.
Parallèlement, Transmeta annonce un chiffre d’affaires trimestriel de 25,3 M$, contre 366 000 dollars. Son bénéfice net atteint 30,6 M$, contre 214 000 dollars trois mois plus tôt.
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