L'essentiel Jeudi 19 Octobre @ VIPress.netLe ministre de l’industrie estime avoir déjà beaucoup fait pour l’électronique
Clôturant mardi dernier les 4e Assises de la FIEN (filière des industries électroniques et numériques), François Loos, ministre délégué à l’industrie, a salué une fois de plus la formidable capacité de notre profession à se projeter dans l’avenir : la FIEN a présenté 12 propositions afin de développer la compétitivité de l’électronique français qui s’appuient en particulier sur le lancement de grands programmes dans le très haut débit, la télémédecine et la voiture propre sur la route intelligente, en insistant sur la nécessité de conserver le savoir-produire en France par un assouplissement de la législation sur le droit du travail et le plafonnement de la taxe professionnelle pour les PME.
Délaissant le discours qu’il avait préparé, le ministre a stigmatisé le manque de recherche des entreprises (tous secteurs industriels confondus) et le manque d’entreprises susceptibles de la faire. Pour le ministre, si la France est en retard sur l’objectif de Lisbonne de consacrer 3% du PIB européen à la recherche en 2010, c’est avant tout à cause des dépenses de R&D des entreprises : la France consacre aujourd’hui 2,2% de son PIB à la R&D dont 1,2% financé par les entreprises (moitié moins qu’au Japon). De plus, 13 grandes entreprises accompliraient à elles-seules 50% de cet effort de recherche. Le ministre constate également la faiblesse du tissu de PME de taille moyenne (1000 à 3000 personnes) susceptibles d’investir convenablement dans la R&D. A cet égard, la prise de parole de Robert Havas, directeur général de l’Agence de l’Innovation Industrielle (A2I), qui a déclaré vouloir remédier au reproche fait à l’A2I de ne pas impliquer assez les PME, en mettant l’accent sur l’implication des PME de 1000 à 3000 personnes dans les projets de l’A2I, n’a pas dû rassurer l’auditoire.
Pour le ministre, les pouvoirs publics ont déjà beaucoup fait pour la profession puisque, outre la création de l’A2I, la moitié des 500 projets conduits dans le cadre des pôles de compétitivité (540 M€ de subventions engendrant 1,8 milliard d’euros de dépenses de recherche et impliquant 4000 personnes) concernent l’électronique (au sens large). Le ministre a néanmoins promis d’étudier les 12 propositions de la FIEN, souhaitant leur succès de la première à la dernière…
La Commission veut créer l'Institut européen de technologie en 2008
La Commission a adopté hier une proposition visant à la création de Institut européen de technologie (IET) dès 2008. L'organisation proposée pour l'IET s'articule autour d'une structure de gouvernance centrale restreinte et d'un réseau de «communautés de la connaissance et de l’innovation» chargées d'accomplir ses missions. Si cette proposition est approuvée par le Parlement européen et le Conseil, l'IET pourrait commencer ses activités en 2008, avec un budget estimé à 2,4 milliards d'euros pour la période 2008-2013 et financé par des fonds publics et privés. L'Institut se veut un pôle d'excellence de l'Europe dans les domaines de l'innovation, de la recherche et de l'enseignement supérieur, établissant des passerelles entre le monde universitaire, les milieux scientifiques et les entreprises.
L'IET sera placé sous la direction d'un comité directeur, limité à une soixantaine de personnes. Ce comité directeur sera chargé de définir les priorités stratégiques globales de l'IET ainsi que de sélectionner les communautés de la connaissance et de l'innovation (CCI) qui les mettront en œuvre. La Commission propose la création par l'IET d'environ six communautés de la connaissance et de l'innovation d'ici 2013.
Si le Parlement européen et le Conseil des ministres adoptent la proposition législative avant fin 2007, l'IET pourrait être opérationnel en 2008 et ses deux premières communautés de la connaissance et de l'innovation pourraient voir le jour en 2010, assure la Commission.
Résultats trimestriels : AMD, Spansion, Teradyne, Amphenol, Intersil, ASML, Micronas
Au 3e trimestre, AMD a réalisé un CA de 1,33 milliard de dollars, en hausse de 9% en trois mois et de 32% sur un an, pour un bénéfice net de 134 M$.
Le fabricant de mémoires flash Spansion a réalisé un CA record de 675 M$ au 3e trimestre, en hausse de 31% sur un an. Sa perte nette a été réduite, passant de 62 M$ au 3e trimestre 2005, à 22 M$ (Spansion avait également enregistré une perte nette de 49 M$ au 2e trimestre).
Teradyne publie un chiffre d’affaires trimestriel de 359 M$, pour un bénéfice net de 60,6 M$. Mais avec des prises de commandes de 239 M$, le chiffre d’affaires du fabricant de test et mesure devrait reculer au 4e trimestre, pour se situer entre 255 M$ et 275 M$.
Amphenol publie un CA trimestriel de 636 M$ , en hausse de 42% par rapport au 3e trimestre 2005 (+5% en 3 mois). A périmètre équivalent (sans la connectique de Teradyne), la progression sur un an aurait été de 14%. Le bénéfice net du fabricant de connecteurs atteint 66,7 M$, contre 52,1 M$ au 3e trimestre 2005.
Le fabricant américain de circuits analogiques Intersil publie un CA trimestriel record de 192,9 M$, en hausse séquentielle de 3% (+22% sur un an). Son bénéfice net atteint 37,7 M$, contre 43 M$ trois mois plus tôt et 27,1 M$, il y a un an.
Le fabricant néerlandais d’équipements de lithographie ASML a réalisé un CA trimestriel de 942 M€, soit 2% de plus qu’au 2e trimestre 2006 et 80% de mieux qu’au 3e trimestre 2005. Sa marge nette atteint 17,9%.
Micronas, fabricant suisse de semiconducteurs pour le grand public et l’automobile, affiche un CA trimestriel de 222,9 millions de francs suisses, en hausse séquentielle de 17,4%, pour un bénéfice net de 7,3 MFS, contre une perte de 7,1 MFS lors du trimestre précédent.
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