L'essentiel Mercredi 16 Mai @ VIPress.netLe marché français de la distribution a progressé de 11% en 2006
Le marché français de la distribution de composants électroniques a représenté 1,074 milliard d’euros en 2006, soit une progression de 11% par rapport à 2005, selon les chiffres qui nous ont été communiqués par le SPDEI, le syndicat professionnel de la distribution en électronique industrielle.
Hors marché du PC (CPU et Drams), la croissance aurait atteint 13%. Le SPDEI attribue cette forte croissance à différentes causes : en début d’année, l’augmentation des délais de livraison sur certaines familles de composants, la tension sur les prix essentiellement due à l’augmentation des prix des matières premières et la constitution de stocks répondant à la norme RoHS au premier trimestre. Sur l’ensemble de 2006, les fabricants ont continué de transférer des comptes clients y compris des grands comptes vers la distribution. Le marché industriel s’est bien comporté et la sous-traitance a absorbé près de 40% des ventes des distributeurs. En outre, la distribution génère de plus en plus de « design » sur des marchés nouveaux, même si les délocalisations ne permettent pas de récolter tous les fruits de ces implantations, déplore le SPDEI.
Dans le détail, le marché de la distribution de composants actifs (facturations) a progressé de 13%, à 737 M€, soit 25% du marché français des composants actifs et 66% de l’ensemble du marché de la distribution. Si le marché de la distribution des composants pour PC a reculé de 29%, à 150 M€, celui des semiconducteurs traditionnels a crû de 16%, à 587 M€. L’ensemble du marché de la distribution de composants passifs a représenté 337 M€. Le marché de la distribution des connecteurs, fils et câbles a crû de 16%, à 160 M€. Le marché des composants électromécaniques a reculé de 11%, à 58 M€ et celui des autres composants passifs (condensateurs, résistances, inductances, composants piézo, etc.) a crû de 6%, à 119 M€.
La production mondiale de semiconducteurs a légèrement progressé au 1er trimestre
Comme à l’accoutumée, Reuters s’est procuré par avance les statistiques trimestrielles du Sicas, Semiconductor International Capacity Statistics, qui seront officialisées prochainement. Si les chiffres sont confirmés, le taux d’utilisation des capacités de production des usines de circuits intégrés dans le monde est resté en dessous de la barre des 90% au 1er trimestre, mais est remonté en trois mois de 86,4% à 87,5%.
Dans le même temps, la capacité installée a légèrement augmenté : elle est passée de 1,88 million de tranches (en équivalent 200 mm de diamètre) par semaine au 4e trimestre, à 1,89 million de tranches au 1er trimestre 2007. La production réelle a également légèrement augmenté en trois mois, passant de 1,63 à 1,65 million de tranches par semaine.
L’Europe se donne les moyens de respecter l’échéance de 2012 pour Galileo
La Commission européenne a adopté ce matin une communication sur l’état d'avancement du programme de radionavigation par satellite Galileo et pris des mesures pour respecter l'échéance de 2012 pour la pleine opérabilité du système de 30 satellites.
L'absence de progrès dans les négociations du contrat de concession, qui prévoyait le déploiement et la gestion de l'infrastructure par le secteur privé, met sérieusement en péril l’achèvement du projet, déplore Bruxelles. La Commission conclut que la feuille de route actuelle qui prévoit un implication précoce du secteur privé ne permet pas d'aboutir dans les délais voulus et que cela risque d'entraîner des surcoûts considérables pour le secteur public.
C’est pourquoi la Commission considère que la mise en place de l’ensemble de l'infrastructure initiale, pilotée et financée par le secteur public, s’avère le plus avantageux, le plus réaliste et, à terme, le moins coûteux. A l'opposé de la mise en place de l'infrastructure, l'exploitation du système sera confiée à un concessionnaire privé.
Ainsi, la Commission appelle les Etats membres de l'Union européenne à prendre les décisions nécessaires, en termes politiques, financiers et de gestion du programme, afin de garantir l'aboutissement du projet dans les meilleurs délais.
2,7 milliards d'euros pour le programme européen Artemis
La commission européenne proposera au Conseil "Compétitivité" des 21 et 22 mai prochains d’adopter les deux premières Initiatives technologiques conjointes (ITC), afin que ces deux partenariats européens public-privé dans le domaine de la R&D puissent être lancées au début de 2008.
L’un concerne les médicaments innovants et l’autre, baptisé Artemis a trait aux composants pour l’électronique embarquée. Le budget Artemis consacré à la recherche atteindra au total 2,7 milliards d'euros sur sept années. Géré par les industriels, le budget devrait provenir à 60 % de ce financement privé, 410 millions d'euros provenant de la Commission et 800 millions d'euros des programmes des États membres. En 2010, les semiconducteurs pour l’électronique embarquée devraient représenter 41% de la valeur des nouveaux produits dans l'électronique grand public, 37% dans les télécommunications, 36% dans l'automobile et 33% dans les équipements de santé , estime la Commission.
D'autres ITC, concernant la nanoélectronique, les ciels propres ainsi que l'hydrogène et les piles à combustible devraient suivre.
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