L'essentiel Mardi 19 Septembre @ VIPress.netUn groupe d’investisseurs rachète Freescale pour 17,6 milliards de dollars
Une semaine après avoir confirmé être en négociations avec un groupe d’investisseurs, Freescale Semiconductor (5,8 milliards de dollars de CA en 2005) annonce avoir signé un accord définitif avec un consortium emmené par Blackstone Group, aux côtés de Carlyle Group, Permira Funds et Texas Pacific Group. Le consortium va racheter Freescale pour 17,6 milliards de dollars, soit un prix par action de 40 dollars, supérieur de 36% au cours de l’action de l’Américain ces 30 derniers jours.
La direction de Freescale a recommandé à ses actionnaires d’accepter la transaction. Dans le cadre de l’accord, une clause permet cependant à Freescale d’accepter sous 50 jours une offre de rachat supérieure, moyennant dédommagements. Mais hier, le groupe d’investisseurs emmené par Kohlberg Kravis Roberts & Co (KKR), qui était également en négociations aux côtés de Silver Lake Partners pour racheter Freescale, a déclaré à Reuters qu’il ne renchérirait pas sur l’offre de Blackstone.
Rappelons que cet été KKR, Bain Capital, Silver Lake Partners, Apax et AlpInvest Partners ont pris une participation de 80,1% au capital de NXP (4,77 milliards d’euros de CA en 2005), l’ancienne activité semiconducteurs de Philips, ce dernier conservant 19,9 % des parts.
On ne sait pas pour l’heure si les futures propriétaires de Freescale infléchiront la stratégie du fabricant de semiconducteurs pour le sans fil, les réseaux, l’automobile, le grand public et l’industriel [L]http://semiconductor.vipress.net/rp.php?u=http://semiconductor.vipress.net/?id=yvtmqfnfMAYEkqww&p=1234MAYE5678|(voir notre article lors de la prise de fonction du p-dg Michel Mayer en septembre 2004)[/L]
Une chose semble sûre : les fabricants de semiconducteurs intéressent à nouveau les investisseurs qui anticipent une consolidation à venir de cette industrie pour dégager des plus-values.
Le gouvernement recense 83 technologies clés en interaction avec les pôles de compétitivité
Le ministère de l’industrie vient de publier avec un an de retard le rapport « Technologies clés 2010 », troisième opus du genre, puisque l’ouvrage prospectif qui recense les technologies clés est réactualisé tous les cinq ans (le premier avait été publié en 1995). Fruit du travail de réflexion de plus de 100 experts du monde de l'entreprise et de la recherche, l'étude « Technologies clés 2010 » présente - à horizon de cinq ans - 83 technologies porteuses d'avenir en termes d'attractivité et de compétitivité dans huit grands secteurs, des technologies de l'information aux nouveaux procédés de production en passant par les matériaux, le bâtiment, l'énergie et l'environnement ou les transports. Cet ouvrage s'inscrit également dans la politique de soutien public à l'innovation en mentionnant, pour chaque technologie retenue, son interaction avec les pôles de compétitivité.
« D'ores et déjà, grâce aux exercices précédents, grâce aux réflexions du même type qui ont précédé ce rapport, comme le rapport Beffa en 2005, on peut constater une grande concentration des moyens publics d'aides à la R&D consacrés aux technologies clés identifiées dans ce rapport : au total plus de 1, 3 milliard d’euros par an provenant des aides de ce ministère de l'AII d'Oseo ou de l'ANR sont consacrées à ces technologies » a déclaré François Loos, ministre délégué à l'Industrie.
Dressant le premier bilan de la première année de pôles de compétitivité, le ministre a déclaré que 540 M€ ont déjà été dégagés par l'Etat et ses agences qui correspondent à des dépenses de R&D de 1,8 milliard d’euros. Enfin, les agences ont connu une montée en régime rapide : l'AII a déjà décidé de financer 7 dossiers qui correspondent à un engagement public de 470M€ et plus de 1 milliard d’euros de dépenses de R&D. L'Agence Nationale de la Recherche (ANR) est également dotée d'un budget d'intervention annuel supérieur à 800M€.
[L]http://semiconductor.vipress.net/rp.php?u=http://www.industrie.gouv.fr&p=1234CLES5678|Ce rapport est téléchargeable sur le site : www.industrie.gouv.fr[/L]
Radstone accepte une offre de rachat de GE Fanuc Embedded Systems
GE Fanuc Embedded Systems, filiale de GE Fanuc Automation (société commune entre General Electric et le Japonais Fanuc), vient de déposer une offre de rachat du Britannique Radstone Technology, un fabricant de cartes embarquées et d’ordinateurs durcis pour la défense et l’aéronautique. Cette offre, approuvée par la direction de Radstone, valorise l’entreprise à 130,4 millions de livres (193,5 millions d’euros).
L’Italien Eurotech, qui avait tenté cet été de racheter Radstone par deux fois, mais avec une offre inférieure, prend acte de la proposition de GE Fanuc et réfléchit à la suite à donner à ce dossier.
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