L'essentiel Mardi 23 Janvier @ VIPress.netLe marché français du semiconducteur a chuté de 22% en décembre
En décembre, les facturations des fabricants de semiconducteurs installés en France et adhérents du SITELESC ont chuté de 24% par rapport au mois précédent, selon l’enquête de conjoncture mensuelle du syndicat de la profession ; ce brutal décrochage s'applique aussi bien à l'export (-30%) qu'au marché français du semiconducteur (-22%).
Au niveau des familles de produits, les circuits intégrés affichent une diminution de 26% en un mois, et les semiconducteurs discrets sont, dans une moindre proportion, en recul de 14%.
Même constat pessimiste pour les prises de commandes de semiconducteurs qui ont chuté de 30% par rapport à novembre. « Ces résultats confirment la dégradation des résultats au quatrième trimestre du marché mondial, plusieurs annonces récentes de fabricants de semiconducteurs allant dans le même sens d’un ralentissement d'activité à court terme », commente l’organisation professionnelle.
Sur l’ensemble de 2006, les facturations des fabricants de semiconducteurs installés en France et adhérents du SITELESC auront ainsi reculé de 1,5% par rapport à 2005, avec une baisse de 3,5% pour les circuits intégrés et une progression de 7,9% pour les discrets.
Freescale préfère IBM à Crolles 2 pour la R&D en semiconducteur
Freescale Semiconductor et IBM annoncent aujourd’hui que Freescale va rejoindre l’alliance technologique IBM pour mener des activités de R&D communes dans le domaine des semiconducteurs. L’accord signé par IBM et Freescale couvre les technologies CMOS et SOI, ainsi que les activités de recherche et de conception avancées relatives à la transition vers la génération de 45 nanomètres et au-delà. Freescale semble ainsi privilégier cette solution américaine plutôt que de continuer ses travaux au sein de l’Alliance Crolles 2 après 2007. De plus, IBM aurait déclaré ne pas être intéressé pour rejoindre l’Alliance Crolles 2, suite à la désaffection de NXP Semiconductors la semaine dernière, rapporte EETimes.
Par cette alliance avec IBM, Freescale conforte sa stratégie de fabrication. Outre l’exploitation de ses propres capacités de production et de ses relations existantes avec les principaux fondeurs, Freescale aura également accès aux moyens de fabrication mis en commun par les partenaires du programme Common Platform d’IBM (Chartered Semiconductor et Samsung Electronics).
Apem repris par un fonds privé d’investissement
Le fabricant français de composants passifs Apem (commutateurs, claviers) a été racheté fin 2006 par un fonds privé d’investissement : Nord Est, l’ancien actionnaire d’Apem a en effet cédé ses parts à IHM Technologies, une société contrôlée par Barclays Private Equity France et dans laquelle Nord Est a pris une participation de 20%.
IHM Technologies a acquis, au prix de 75,00 euros par action, un total de 1.249.162 actions représentant 96,26% du capital et des droits de vote de la société Apem. Soit une transaction d’environ 93,7 millions d’euros.
Conformément à la réglementation en vigueur et sous le contrôle des autorités de marché, IHM Technologies a déposé vendredi dernier une offre publique d’achat simplifiée permettant aux minoritaires de céder également leurs actions Apem aux mêmes conditions de prix.
Apem SA a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 64,7 millions d’euros en 2005. Pour sa part, Barclays Private Equity est un fonds d’investissement européen spécialisé dans les opérations de Private Equity et notamment les MBO. Dotée d’une expérience de plus de 300 opérations en Europe dont plus de 80 en France, l’équipe compte 11 professionnels dédiés aux opérations francophones.
TI va supprimer 500 emplois
“Comme prévu, la demande au 4e trimestre a été faible et nous avons limité notre production pour réduire nos stocks […] Ce contexte va se poursuivre au 1er trimestre : nous évoluons dans un environnement où les clients veulent réduire leurs stocks et où la croissance sur le marché du téléphone mobile se concentre sur les modèles d’entrée de gamme à bas prix plutôt que sur les modèles haut de gamme riches en fonctionnalités », commente Rich Templeton, p-dg de Texas Instruments, à l’occasion de la publication des résultats de l’entreprise.
Dans ce contexte, TI vient d’annoncer un plan de restructuration qui conduira à la suppression de 500 emplois d’ici fin 2007, à la fermeture d’une ancienne unité de production de circuits numériques, etc. Globalement, ce programme doit permettre à l’Américain de réduire ses coûts annuels de 200 M$.
Cette année, TI prévoit d’investir 2,3 milliards dans la R&D (contre 2,2 milliards en 2006) et 0,9 milliard dans ses usines (1,27 milliard en 2006).
L’Américain a terminé 2006 sur un CA annuel de 14,25 milliards de dollars (+16%) pour un bénéfice net de 4341 M$. Au 4e trimestre, TI a réalisé un CA de 3,46 milliards de dollars, en baisse de 8% par rapport au trimestre précédent (-5% dans les semiconducteurs). Ses prises de commande ont reculé de 352 M$ en trois mois, à 3,08 milliards de dollars. Pour le trimestre en cours, TI prévoit un CA compris entre 3,01 et 3,28 milliards de dollars.
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