L'essentiel Vendredi 12 Février @ VIPress.netUn projet de R&D européen pour réduire le coût de conception des circuits intégrés
IBM Research, à Haïfa en Israël, associé à divers partenaires industriels (dont Ericsson et TransEDA Systems) et des universités européennes (en Estonie, Allemagne, Autriche et Suède) vient de lancer le consortium Diamond, un projet de R&D de trois ans soutenu par l’Union européenne, qui vise à réduire de moitié les coûts de conception des circuits intégrés.
Actuellement, environ 70% des opérations de conception sont en fait absorbés par des opérations de vérification et de débogage. Les deux-tiers de ces efforts concernent la découverte et la localisation de la source d’erreur et sa correction. Le but du projet DIAMOND est de réduire de moitié le temps de localisation et de correction des erreurs, et donc, globalement de 23% le temps de conception moyen d’un semiconducteur.
Selon le communiqué d’IBM, en 2010, les efforts de localisation et de correction des erreurs sur une puce coûtent en moyenne 34,5 millions de dollars par puce. L’ambition de DIAMOND est de réduire le temps de conception de 50% et de réduire les coûts de conception de 17,25 M$ par puce.
Utilisant une approche holistique, le consortium va développer de nouveaux outils et de nouvelles méthodologies pour résoudre ces problèmes.
Siemens note un rebond des commandes des machines de report CMS
Dans le trio de tête mondial des fournisseurs de machines d’assemblage de composants électroniques, Siemens Electronics Assembly Systems (SEAS) note que les signes d’une reprise du marché des équipements de production en électronique se font de plus en plus visibles et indique que ses prises de commande au quatrième trimestre ont progressé de 15%, soit le troisième trimestre de suite avec des commandes en progrès.
Le fabricant allemand de machines de placement rappelle que la Chine a été la première région à reprendre le chemin des commandes, dès le début de 2009. Au quatrième trimestre, les prises de commande sur le marché chinois enregistrées par SEAS ont fait un bond de 63% par rapport au quatrième trimestre 2008.
L’Europe a été la dernière région à reprendre le chemin du retour aux investissements de production, avec une amélioration qui n’est intervenue qu’ à l’automne : de moindre ampleur qu’en Chine, la reprise en Europe n’en est pas moins notable, analyse SEAS, sans toutefois la chiffrer.
SEAS fait partie avec les Japonais Fuji et Panasonic des trois premiers fournisseurs mondiaux de machines de placement dont la part de marché s’échelonne de 25% à 28%, nous avait indiqué en septembre 2009, SEAS France. En Europe, SEAS revendique une part de marché de 42% à 44%. Le marché des machines d’assemblage, qui concerne essentiellement l’extension des capacités de production, avait subi de plein fouet la crise. Sur 12 mois roulants, le marché mondial en septembre 2009 était alors en recul de 70% à 75%. Le point bas avait été atteint au quatrième trimestre 2008, avec un plongeon de 90% par rapport au quatrième trimestre 2007.
Filialisée depuis octobre 2008, cette filiale de Siemens a été restructurée, avec réduction d’effectif à la clé, et a regroupé tous ses moyens de production dans une toute nouvelle usine à Munich de type « built-to-order » inaugurée en octobre dernier, et où les délais de fabrication ont été divisés par deux.
Le mobile représentera 62% du marché des télécoms cette année
Selon IDC, l’industrie du téléphone mobile au sens large (terminaux, réseaux et services) représente déjà un marché global de 850 milliards de dollars, soit 57% de l’ensemble du marché des télécoms ; c’est aussi le segment à la croissance la plus rapide et le mobile devrait ainsi représenter 62% du marché mondial des télécoms dès cette année.
IDC, qui estime que plus de 1,3 milliard d’individus devraient venir grossir les rangs des abonnés aux mobiles d’ici 2013, a identifié quatre tendances majeures dans le mobile : la baisse des prix et le ralentissement de la croissance des revenus liés à la voix au profit de l’essor des données, du haut débit et des applications sur mobiles ; l’émergence des smartphones (déjà 15% des ventes de mobiles) et des systèmes M2M (machine-to-machine) ; la bataille qui fait rage autour des systèmes d’exploitation pour mobile au profit des nouveaux entrants (Android pour Google, Mac OS X pour Apple et webOS pour Palm), par rapport aux précurseurs (BlackBerry, Symbian, et Windows Mobile ; et, enfin, le mobile large bande pour les infrastructures avec le HSPA, le WiMAX et surtout le LTE à partir de la fin de l’année.
Semiconducteurs et écrans pour smartphones : déjà 11,7 milliards de dollars en 2009
171 millions de smartphones ont été vendus en 2009, soit 18% de plus qu’en 2008 et déjà un marché de 67 milliards de dollars (pour un prix moyen de près de 400 dollars), selon l’étude que vient de publier Forward Concepts ; pour les fabricants de semiconducteurs et d’écrans pour portables, cela représente une opportunité de marché de 11,7 milliards de dollars.
Pour le cabinet d’études, 2009 a été l’année des applications sur smartphones, dont déjà 140 000 applications pour iPhone. Le nombre de clients à l’Internet mobile a également crû de 29%, à 500 millions de personnes dans le monde.
Forward Concepts estime que la croissance du marché des smartphones va se poursuivre à un rythme annuel moyen de 24% pour atteindre 496 millions d’unités pour la seule année 2014.
En terme de fabricants, Nokia a conservé la tête avec une part de marché de 36,4%, devant Research In Motion (19,4%), Apple (14,9%), HTC (6,3%), Sharp (3,5%) et Samsung (3,4%). 18 autres fabricants se partagent les 20% restants.
Côté systèmes d’exploitation, Symbian s’est emparé de 43% du marché en 2009 (en nombre de terminaux), alors que l’OS du Blackberry (RIM) et celui de l’iPhone ont déjà supplanté Windows Mobile, avec des parts de marché respectives de 19%, 15% et 13%. Linux (dont Android) s’est adjugé 8%, devant WebOS, l’OS de Palm (2%). En 2014, Symbian devrait rester dominant, Android s’adjugeant alors la deuxième place, devant OS X d’Apple.
Motorola se scinde en deux
D’un côté les téléphones mobiles et les décodeurs TV, de l’autre les équipements pour réseaux mobiles et les équipements pour communications d’entreprise : tel sera d’ici la fin du premier trimestre 2011 le visage du nouveau Motorola (22 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2009 contre 30,1 milliards en 2008, avec une perte nette de 51 M$ l’an dernier) ; les deux entités totalement séparées ne garderont en commun que la marque.
La première entreprise tournée vers une clientèle grand public rassemblera ainsi les téléphones mobiles (7,1 milliards de dollars de CA en 2009 contre 12,1 milliards en 2008, pour une perte d’exploitation de 1,1 milliards, réduite de moitié par rapport à celle de 2008) et les terminaux résidentiels (principalement, les décodeurs TV numériques dont plus de 100 millions de pièces ont été vendus à ce jour). Jusqu’ici cette dernière activité était logée avec les infrastructures de réseaux mobiles dans la division Home & Networks Mobility (8 milliards de dollars de CA en 2009 contre 10,1 milliards en 2008, pour un bénéfice d’exploitation de 558 M$, contre 918 M$ en 2008). Les réseaux mobiles rejoindront donc une nouvelle société qui englobera également la division Enterprise Mobility Solutions (7 milliards de CA en 2009 contre 8,1 milliards en 2008 pour un bénéfice d’exploitation de 1,1 milliard contre 1,5 milliard en 2008).
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