L'essentiel Mardi 30 Mars @ VIPress.netABB acquiert un fabricant de semiconducteurs de puissance tchèque
Le groupe industriel suisse ABB, spécialisé dans l’automation et l’énergie, annonce l’acquisition de l’activité semiconducteurs de Polovodice, une entreprise implantée en république Tchèque ; cette capacité de production supplémentaire pour la fabrication de semiconducteurs de puissance aidera ABB à répondre à la demande tirée par la croissance des énergies renouvelables et les besoins en matière d’amélioration de l’efficacité énergétique.
Polovodice produit des semiconducteurs de puissance depuis le milieu des années 50 et réalise dans ce domaine un CA à deux chiffres en M$. L’entreprise emploie environ 200 personnes. Le montant de l’acquisition n’a pas été révélé.
Les circuits de commutation de puissance qui seront produits serviront dans les systèmes de transmisssion HVDC (high-voltage direct current) d’ABB, les variateurs de vitesse et pour la connexion des sources d’énergie renouvelables (solaire, éolien) au réseau électrique.
ABB investit déjà 150 millions d’euros sur trois ans pour augmenter la capacité de production de sa propre usine de Lenzburg, en Suisse.
Avnet acquiert Bell Microproducts pour 594 millions de dollars
Premier distributeur mondial de composants électroniques, l’Américain Avnet annonce l’acquisition de son compatriote Bell Microproducts pour 252 M$ en numéraire et une reprise de dette de 342 M$, soit un montant total de 594 M$ ; créé en 1988, Bell Microproducts a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de l’ordre de 3 milliards de dollars dans la distribution de produits de stockage et l’informatique, dont 41% en Europe.
Le distributeur, qui emploie 1900 personnes dans le monde, réalise également 42% de ses ventes en Amérique du Nord et 17% en Amérique Latine.
Bell Microproducts prévoit de réaliser un CA compris entre 795 M$ et 815 M$ pour le premier trimestre, en hausse de 11% à 14% par rapport au 1er trimestre 2009.
Pour sa part, Avnet table désormais sur un chiffre d’affaires trimestriel compris entre 2,75 et 2,85 milliards pour sa division composants (Electronics Marketing Group) et entre 1,7 et 1,85 milliard pour sa division informatique (Technology Solutions Group). Son chiffre d’affaires trimestriel devrait donc se situer entre 4,45 et 4,7 milliards de dollars.
NXP chercherait à lever 1 milliard de dollars en Bourse
Le fabricant de semiconducteurs néerlandais NXP Semiconductors envisage de s’introduire en Bourse pour lever environ 1 milliards de dollars, afin de se désendetter, croit savoir l’agence Bloomberg ; le 29 septembre 2006, Philips avait cédé 80,1% de sa filiale aux fonds d’investissements Kohlberg Kravis Roberts & Co (KKR), Bain Capital, Silver Lake Partners, Apax et AlpInvest Partners, le fabricant néerlandais conservant 19,9% de NXP.
Selon Bloomberg, NXP aurait mandaté les banques d’affaires Morgan Stanley, Barclays, Credit Suisse, Deutsche Bank et Goldman Sachs pour réaliser l’introduction en Bourse.
Au quatrième trimestre 20009, la première fois depuis six trimestres, NXP avait renoué avec la croissance de ses ventes par rapport au même trimestre de l’exercice précédent : au quatrième trimestre, le fabricant de semiconducteurs néerlandais affichait en effet un chiffre d’affaires de 1130 M$, en hausse de 12,6% sur une base comparable par rapport au quatrième trimestre 2008 et de 8% par rapport au trimestre précédent.
Pour l’ensemble de 2009, NXP affiche ainsi un chiffre d’affaires de 3,843 milliards de dollars, contre 5,443 milliards en 2008. Cette forte baisse (1,6 milliard de dollars) s’explique pour 792 M$ par la cession des activités sans fil en juillet 2008 à une société devenue aujourd’hui ST-Ericsson, et donc à 808 M$ à la crise qui affecté l’ensemble de l’industrie lors du premier semestre 2009. Pour l’ensemble de 2009, NXP aura enregistré une perte nette de 161 M$, loin du déficit abyssal de 3,574 milliards de dollars de 2008.
Quant à son plan de restructuration en cours, NXP estime qu’il conduira in fine à une réduction de ses coûts annuels de 650 M$ courant 2011 (contre une estimation initiale de 550 M$ fin 2010). Le coût de cette restructuration devrait atteindre 750 M$ d’ici fin 2011, contre une première estimation de 700 M$ fin 2010.
Bilan de l’industrie du semiconducteur selon Gartner : -10,5% en 2009
Pour la première fois, l’industrie du semiconducteur aura connu, en 2008 et 2009, deux années de décroissance de suite, soutient Gartner, qui publie son classement définitif pour l’année 2009 ; l’an passé, le marché des semiconducteurs aura ainsi reculé de 10,5%, à 228,4 milliards de dollars.
Parmi les dix premiers fabricants, seuls les fabricants de mémoires coréens Samsung et Hynix auront vu leurs ventes progresser l’an passé.
Daniel Schneitter n’est plus
Nous apprenons avec une profonde tristesse le décès de Daniel Schneitter, figure emblématique de la distribution française en composants électroniques ; il fut président du SPDEI, Syndicat Professionnel de la Distribution en Electronique Industrielle, de 1987 à 1990, puis Délégué Général de 1994 à 2007.
« Daniel Schneitter était connu dans notre profession pour son dévouement et son implication à notre syndicat qui lui doit beaucoup. Nous saluons un homme qui a laissé son empreinte par la qualité de son travail », déclare François Kurek, Président du SPDEI. L’organisation professionnelle s’associe à la douleur de sa famille et lui apporte le soutien de toute une profession.
Pour ma part, je garderai le souvenir d’un homme droit, rigoureux, chaleureux, tout entier à la passion de son métier et qui me prodigua conseils et encouragements, avec infiniment de patience et d’attention.
Une anecdote me revient en mémoire. Lors des Trophées du SPEI en 2007, le SPDEI lui avait attribué à l’unanimité le prix spécial du comité directeur du SPDEI, avant son départ à la retraite. « Devant une standing ovation, on ne fait pas le malin », avait-il alors répondu, -visiblement ému-, à la salle qui s’était levée. Une réplique que n’aurait pas dédaignée Michel Audiard et que je m’empressais aussitôt de publier. Le croisant quelques jours plus tard, il me remercia pour mon article sur les Trophées, mais ne se rappelait plus avoir tenu ces propos. Face à tant de discrétion, j’avais heureusement quelques témoins. « Puisque tu l’as écrit, c’est que cela doit être vrai », avait-il concédé, l’œil espiègle. Adieu Monsieur Schneitter. Aujourd’hui, plus personne ne fait le malin.
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