L'essentiel Jeudi 26 Mars @ VIPress.netAgilent supprime 2700 emplois dans sa division test et mesure en électronique
Face à une chute drastique de ses commandes, Agilent Technologies annonce cet après-midi un vaste plan de restructuration de sa division test et mesure en électronique, qui passe par la suppression de 2700 emplois ; Agilent devrait enregistrer une chute de 30% de ses ventes en 2009 pour sa division mesure électronique, et un effondrement de 50% pour ses ventes de testeurs de semiconducteurs et de cartes.
Ce plan, qui va coûter 160 millions de dollars à l’entreprise, doit conduire la division mesure électronique à réduire ses coûts de 300 M$ pour dégager une marge opérationnelle de 12% sur un chiffre d’affaires annuel de 2,3 milliards de dollars. Le segment testeurs de semiconducteurs et de cartes verra ses coûts réduits de 10 M$ de plus.
Par ailleurs, Agilent vient de nommer Ron Nersesian, 49 ans, senior vice president et directeur général de sa division test et mesure en électronique.
Agilent a publié en 2008 un chiffre d’affaires total de 5,8 milliards de dollars pour un effectif de 19 000 personnes réparti dans 110 pays.
Le marché français du semiconducteur a stoppé sa chute en février
L'enquête de conjoncture de février 2009, portant sur les facturations des fabricants de semiconducteurs installés en France et adhérents du Sitelesc, montre une chute de 20,1%, comparée à la moyenne des 3 mois précédents ; mais cette baisse, -identique à celle du mois précédent-, provient exclusivement d’une très forte dégradation des ventes à l’export (-48,1%), alors que la chute des ventes en France a été enrayée (+0,7%).
Concernant les familles de produits, les circuits intégrés et les semiconducteurs discrets sont en baisse respectivement de 19,7% et de 21,9%.
Par ailleurs, les commandes enregistrées en février, comparées à la moyenne des 3 mois précédents, diminuent de 2,6%, soit dans une bien moindre proportion que lors des mois précédents. L’analyse montre des résultats contrastés, l’export chute fortement alors que sur le marché français, les commandes enregistrent une hausse en particulier due aux circuits intégrés.
Nokia suspend son recours à la sous-traitance
Un porte-parole de Nokia a confirmé à l’agence Reuters que le premier fabricant mondial de téléphones mobiles avait stoppé temporairement toutes ses commandes à ses sous-traitants concernant la fabrication de mobiles, le temps que la crise passe.
Selon Reuters, Nokia sous-traite environ 17% de sa production mondiale de téléphones mobiles et ses principaux sous-traitants sont le Taïwanais Foxconn, le Chinois BYD, l’Américain Jabil Circuit et le Finlandais Elcoteq. Rappelons que le marché mondial des téléphones mobiles devrait reculer d’environ 10% cette année.
L’industrie des Drams aurait mangé son pain noir
L’industrie des Drams, -ou ce qu’il en reste-, va-t-elle enfin sortir la crise après deux ans de tumultes ? Le Taïwanais Powerchip en est persuadé et table même sur une pénurie de mémoires à partir du troisième trimestre, grâce aux efforts de réduction des capacités de production effectués par les fabricants et à l’assèchement des surstocks qui auront été résorbés d’ici fin juin.
Les analystes asiatiques du secteurs estiment que l’annonce d’une pénurie est, pour le moins, prématurée, mais admettent que la situation n’empire plus. C’est déjà ça.
Produire en sous-traitance : oubliez la Russie !
Un temps, l’industrie mondiale de la sous-traitance a crû déceler dans la Russie le prochain eldorado de la profession pour y établir des usines ; la fermeture récente de plusieurs usines, l’arrêt ou le gel de nouveaux investissements la font aujourd’hui déchanter, analyse iSuppli.
Selon le cabinet d’études américain, le pays n’a pas tenu ses promesses, miné par l’insécurité, la criminalité, les contrefaçons, l’absence d’une industrie locale de semiconducteurs, une chaîne logistique défaillante, des tarifs douaniers dissuasifs, etc. A court terme, les sous-traitants n’ont aucun intérêt à s’implanter en Russie. Elcoteq, Flextronics ou Foxconn associé à Hewlett-Packard l’on appris à leurs dépens.
Le Taïwanais AU Optronics suspend à son tour ses mesures de chômage partiel
Troisième fabricant mondial d’écrans LCD, le Taïwanais AU Optronics va mettre fin à ses mesures de chômage partiel début avril, la demande devant repartir au cours des prochains mois ; en début de semaine, les fondeurs de semiconducteurs taïwanais TSMC et UMC avaient également renoncé à leurs mesures de chômage partiel.
Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais nous sommes au printemps…
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