L'essentiel Mardi 22 Juin @ VIPress.net

L’Europe s’alarme de pénuries probables pour 14 matières premières minérales critiques

Production>Monde>Europe>Etude de marché>Stratégie>Politique
22/06/2010 13:43:30 :


Les matières premières sont des composantes essentielles des produits de haute technologie et des produits de consommation courante, tels que les téléphones mobiles, les cellules photovoltaïques en couches minces, les batteries ion lithium ou encore les câbles à fibres optiques ; or, leur disponibilité est de plus en plus restreinte, selon un rapport publié par un groupe d’experts présidé par la Commission européenne.

Parmi les 41 minéraux et métaux examinés lors de ce tout premier état des lieux de l’accès aux matières premières dans l’Union Européenne, 14 matières premières ont été retenues comme «critiques» par les experts : l’antimoine, le béryllium, le cobalt, le spath fluor, le gallium, le germanium, le graphite, l’indium, le magnésium, le niobium, les métaux du groupe du platine, les terres rares, le tantale et le tungstène. Les prévisions indiquent que, pour certaines matières premières critiques, le niveau de la demande en 2030 pourrait être plus de trois fois supérieur à celui de 2006.

En ce qui concerne l’approvisionnement en matières premières critiques, les risques élevés sont surtout dus au fait qu’une grande partie de la production mondiale provient essentiellement d’un cercle restreint de pays, à savoir la Chine (antimoine, spath fluor, gallium, germanium, graphite, indium, magnésium, terres rares, tungstène), la Russie (métaux du groupe du platine), la République démocratique du Congo (cobalt, tantale) et le Brésil (niobium et tantale).

Les technologies émergentes qui sont les principaux moteurs de la demande de matières premières critiques sont l’oxyde d’antimoine et d’étain et les condensateurs pour l’antimoine, les batteries ion lithium et les carburants de synthèse pour le cobalt, les cellules photovoltaïques en couches minces, les circuits intégrés et les diodes électroluminescentes blanches pour le gallium, les câbles à fibres optiques et les technologies optiques infrarouges pour le germanium, les écrans d’affichage et les cellules photovoltaïques en couches minces pour l’indium, les piles à combustible et les catalyseurs pour le platine (métal du groupe du platine), les catalyseurs et le dessalement d’eau de mer pour le palladium (métal du groupe du platine), les condensateurs et les ferro-alliages pour le niobium, les aimants permanents et la technologie laser pour le néodyme (terre rare), ainsi que les condensateurs et la technologie médicale pour le tantale.

Afin de résoudre les problèmes actuels, le groupe d’experts recommande:
· de mettre à jour la liste des matières premières critiques de l’Union Européenne tous les cinq ans et d’élargir le champ de l’évaluation de la criticité;
· d’adopter des mesures stratégiques pour améliorer l’accès aux ressources primaires;
· d’adopter des mesures stratégiques pour accroître l’efficacité du recyclage des matières premières ou des produits contenant des matières premières;
· d’encourager la substitution de certaines matières premières, notamment en favorisant la recherche sur les produits de substitution des matières premières critiques;
· d’améliorer l’efficacité matérielle globale des matières premières critiques.

[L]http://ec.europa.eu/enterprise/policies/raw-materials/critical/index_fr.htm|Plus d’infos sur le rapport[/L]




Xilinx décline ses FPGA 28 nm en trois gammes de produits pour élargir son marché

Semiconducteurs>Etats Unis>Stratégie
22/06/2010 13:45:18 :


En réduisant drastiquement la consommation de sa prochaine gamme de FPGA grâce au procédé de fabrication HPL (High Performance, Low Power) 28 nm du fondeur taïwanais TSMC, Xilinx, numéro un mondial des circuits programmables, pourra s’aventurer sur des terrains aujourd’hui encore interdits aux FPGA pour des problèmes de consommation ; l’Américain, qui a unifié l’architecture de sa série 7, décline sa gamme en trois familles suivant un compromis coût/performance : Artix vise la basse consommation et les prix bas, Kintex, le meilleur compromis prix-performance et Virtex les performances les plus élevées (jusqu’à 2 millions de cellules logiques).

Les suites logicielles de conception sont d’ores et déjà disponibles pour permettre au client de concevoir son application, alors que les premiers circuits physiques de la série 7 seront échantillonnés à partir du premier trimestre 2011.

Jusqu’ici, Xilinx commercialisait deux familles différentes (la famille Virtex pour privilégier les performances ; la famille Spartan pour privilégier les volumes et les coûts) avec des architectures différentes, ce qui nécessitait donc de concevoir des blocs d’IP spécifiques pour chaque famille.

La famille Kintex sera la première à être introduite sur le marché ; par rapport à un Virtex-6 40 nm, elle offre des performances comparables avec une consommation électrique et un coût réduits de 50%. Ce qui lui ouvre, par exemple, les portes des prochaines stations de base 3G-LTE. Xilinx fournit ainsi l’exemple de la partie radio d’une station LTE conçue avec un Virtex-6 et développé avec un Kintex-7 : la puissance consommée est réduite de 48% (ou la bande passante est portée de 368 MHz à 491 MHz) et le coût du FPGA est réduit des deux-tiers.

Artix s’adresse, lui, à des applications de volume et de faible coût (30% de performance en plus, un prix inférieur de 35% et une consommation et une taille de puce réduite de 50% par rapport à un Spartan-6). Xillinx donne l’exemple d’un Artix qui remplace 9 composants pour commander les moteurs des lentilles du zoom d’un appareil-photo numérique : il permet de réduire la consommation de 37%, le prix de la solution de 66% et la taille des puces de 85%.

Enfin, le Virtex Série 7 offrira des performances à ce jour inaccessibles. Dans le cas d’une application télécoms filaire, Xilinx montre que sans le procédé HPL de TSMC la consommation du FPGA équivalant à l’Asic qui remplit aujourd’hui cette fonction serait rédhibitoire.

« La complexité croissante des circuits dédiés fait que les coûts de développement atteindront bientôt 100 M$ en technologie 28 nm, puis 150 M$ pour le nœud technologique suivant en 22 nm. Un montant qui ne sera bientôt plus possible de justifier », analyse Vin Ratford, vice-president du marketing mondial de Xilinx. Pour sa part, Xilinx a investi 600 M$ pour le développement de la série 7. Une somme que le fabricant américain s’attend à devoir investir tous les deux ans : le 22 nm devra, en effet, être prêt dans deux ans.




Conception de systèmes embarqués : Dassault Systèmes rachète Geensoft

Logiciels>France>Fusions Acquisitions
22/06/2010 13:46:19 :


Dassault Systèmes, l’un des premiers éditeurs mondiaux de solutions 3D et de gestion du cycle de vie des produits (PLM — Product Lifecycle Management), annonce ce matin l’acquisition pour un montant de 5,5 millions d’euros de son compatriote Geensoft, l’un des principaux fournisseurs de solutions pour la conception de systèmes embarqués ; l’acquisition de Geensoft doit permettre à Dassault Systèmes de valider numériquement les logiciels embarqués qui équipent les véhicules intelligents.

La plateforme PLM V6 de Dassault Systèmes offre un environnement collaboratif qui va permettre de fédérer les nombreuses disciplines d’ingénierie système qui travaillent aujourd’hui avec des centaines d’outils spécialisés déconnectés les uns des autres. En tirant profit de la technologie de Geensoft sur cette plateforme et en exploitant le pouvoir de la 3D et des technologies de recherche et d’accès à l’information, Dassault Systèmes assure être en mesure de fournir une nouvelle classe de solutions PLM d’ingénierie système.

« Nous utilisons depuis longtemps les outils de Geensoft, y compris les solutions embarquées Autosar Builder, ControlBuild et Reqtify », déclare Patrick Sudan, responsable des Automatismes chez PSA Peugeot Citroën. « L’intégration de leurs capacités innovantes de modélisation aux solutions d’ingénierie système de Dassault Systèmes, ainsi que leur aptitude à tirer parti de ces modèles pour le développement, l’intégration et la validation de l’électronique embarqué et l’automatisation, est une très bonne nouvelle pour des clients tels que PSA Peugeot Citroën. En fournissant une intégration à un environnement de conception PLM, nous sommes convaincus que cette acquisition a le potentiel pour améliorer l’efficacité globale de notre processus de conception des véhicules de manière significative dans le futur ».

Geensoft développe des outils et des services professionnels dédiés au développement de systèmes embarqués à forte dominante logicielle qui aident les équipes d’ingénierie des secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, de la défense, du ferroviaire, de l’industrie, de l’énergie et du médical à gérer avec une efficacité accrue leurs processus d’ingénierie système, ainsi que de concevoir, vérifier et valider leurs applications systèmes embarquées à base de modèles. Geensoft, dont le siège social est situé en France, dispose de bureaux de ventes en Europe et au Japon, ainsi que d’un réseau mondial de distributeurs et d’intégrateurs à valeur ajoutée.


Broadcom s’offre un spécialiste de la technologie NFC

Télécoms>Europe>Etats Unis>Fusions Acquisitions
22/06/2010 13:47:02 :


Spécialisé dans les circuits pour télécommunications filaires et sans fil, l’Américain Broadcom ajoute une corde à son arc, en rachetant le Britannique Innovision Research & Technology, un spécialiste de la technologie de communication courte portée NFC (near-field communication ) ; le montant de l’acquisition, qui devrait être finalisée au troisième trimestre, est de 47,5 millions d’euros.

Au premier trimestre, Broadcom avait réalisé un chiffre d’affaires de 1,46 milliard de dollars, en hausse de 8,9% par rapport au trimestre précédent et de 71,3% par rapport au premier trimestre 2009 ; son bénéfice net avait atteint 210 M$, contre 59 M$ il y a trois mois et une perte de 92 M$ au premier trimestre 2009.


EADS et Atlas Elektronik unissent leurs forces dans la sécurité maritime

Défense>Industriel>France>Europe>Fusions Acquisitions
22/06/2010 13:47:37 :


EADS Defence & Security (DS) et Atlas Elektronik (AE) ont décidé de renforcer leur position sur le marché de la sûreté et sécurité maritime en fusionnant leurs filiales Sofrelog, acquise par DS en 2006, et Atlas Maritime Security, créée à partir d’AE ; baptisée Sofrelog Atlas Maritime Security (SA Maritime Security), cette nouvelle entité sera détenue à 60% par EADS Defence & Security et à 40% par Atlas Elektronik.

En combinant les activités d’Atlas Maritime Security et de Sofrelog, DS et AE entendent créer une entreprise possédant tous les atouts pour devenir un leader des systèmes de sûreté et sécurité maritime. Elle bénéficiera de l’expérience d’Atlas Maritime Security et de Sofrelog dans les systèmes de gestion de trafic maritime VTS (Vessel Traffic Service) et de surveillance côtière CSS (Coastal Surveillance Systems).

La nouvelle entreprise s’appuiera sur plus de 170 experts en surveillance maritime en Allemagne et en France, ainsi que sur une base de clients qui exploitent à ce jour plus de 210 systèmes VTS et CSS dans une cinquantaine de pays.

SA Maritime Security se positionnera sur les marchés allant des systèmes VTS de petite dimension aux solutions CSS haute performance. Elle fournira en outre des solutions de sûreté portuaire, de gestion et d’information portuaire, et diverses applications associées de traitement radar. SA Maritime Security sera en mesure d’intégrer les toutes dernières technologies de pointe dans les domaines des systèmes de détection, communication et traitement de données.

La finalisation et mise à exécution de la fusion est assujettie à la validation officielle des autorités anti-trust compétentes, attendue dans le courant de l’année 2010.
Avec quelque 21 000 employés, EADS Defence & Security (DS) a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de 5,4 milliards d’euros. Son portefeuille s’étend des capteurs et réseaux sécurisés aux missiles, avions et drones, en passant par les solutions de sécurité du territoire, ainsi que les services et le support associés.

Le groupe allemand Atlas Elektronik est une entreprise conjointe de ThyssenKrupp et d’EADS, qui compte plus de 1900 employés. L’entreprise occupe une forte position dans tous les secteurs des hautes technologies maritimes, qui vont des systèmes de commandement & contrôle incluant les systèmes radio et de communication pour sous-marins et navires de surface, aux systèmes anti-mines, en passant par les torpilles lourdes, les systèmes de surveillance côtière et le soutien en service.




© VIPRESS - Soyez le premier informé !
Mentions légales