L'essentiel Mardi 16 Juin @ VIPress.netLes pôles de compétitivité réclament 900 M€ d’aides supplémentaires
Les 17 Présidents des pôles de compétitivité mondiaux, réunis au sein du Club des Pôles Mondiaux, se mobilisent pour bâtir une politique industrielle qui s’appuie sur l’effet de levier permis par le succès des pôles de compétitivité trois ans après leur création ; dans les prochaines semaines, ils iront à la rencontre des leaders politiques et économiques pour défendre leurs propositions, qui passent par 900 M€ d’aides publiques supplémentaires pour créer plusieurs dizaines de milliers d’emplois.
Au sein des 71 pôles de compétitivité, la première phase 2005-2008 a permis de lancer 1400 projets pour un montant total de 5 milliards d’euros, dont 1,7 milliard financés par l’Etat, ses agences et les collectivités locales, et 3,3 milliards par les industriels. En 3 ans, les pôles de compétitivité sont devenus de véritables viviers d’entreprises de croissance. Sur 1400 projets, 300 sont aujourd’hui matures et prêts à passer le cap de l’industrialisation et de la mise sur le marché. Cette phase, selon une récente étude de l’APEC, devrait générer au sein des pôles 140 000 emplois de cadres à horizon 5 ans. Avec les effets d’entraînement, ce sont près de 700 000 emplois tournés vers les marchés du futur qui pourraient être créés par l’effet pôle.
Pour maintenir sur la période 2009-2012 la dynamique de développement lancée lors de la 1ère phase 2005-2008, les pôles mondiaux travaillent ensemble sur trois chantiers prioritaires demandent :
- la réorientation d’une partie des fonds TEPA ISF vers les PME innovantes membres des pôles, le Club escomptant sur une enveloppe totale pour ses PME de 300 millions d’euros ;
- l’allocation par le FUI d’un budget complémentaire de 200 millions d’euros, afin de maintenir un effort financier équivalent à ce qu’il était sur la période 2005-2008 sur les appels à projets ;
- le versement d’un budget additionnel de 100 millions d’euros pour compenser les sommes prélevées sur l’enveloppe globale FUI de 600 millions d’euros pour financer les plates-formes d’innovation ;
- le lancement d’appels à projets nationaux pour un montant d’environ 300 millions d’euros sur les secteurs d’avenir identifiés par les pôles (Internet du futur, ville durable, écotechnologies, santé, biotechnologies marines, nanotechnologies et cleantechs) afin de garantir le renouveau de l’industrie et de l’inscrire dans une perspective long terme.
Le coût estimé des mesures financières proposées est inférieur à 1 milliard d’euros, soit moins de 0,05% du PNB de la France, les pôles mondiaux s’engageant pour leur part à faire fonctionner l’effet de levier sur les subventions et avances remboursables en trouvant des investissements complémentaires auprès des industriels et investisseurs privés. Ces mesures contribueraient à créer plusieurs dizaines de milliers d’emplois à court terme et dix fois plus à horizon 5 ans.
Le Club des pôles mondiaux a été créé fin 2007. Il a pour ambition de traiter des sujets d’intérêt commun et d’interagir collectivement avec les pouvoirs publics et économiques. Il réunit 17 pôles de compétitivité : Aerospace Valley, Alsace Biovalley, Axelera, Cap Digital Paris Région, Finance Innovation, Images & Réseaux, i-Trans, Industries & Agro-Ressources, Lyonbiopôle, Medicen Paris Région, Mer Bretagne, Mer PACA, Minalogic, Mov’eo, Solutions communicantes sécurisées, Systematic Paris Région, Végépolys.
[L]http://www.vipress.net/Club-des-Poles-Mondiaux.pdf|Dossier de presse complet en pdf[/L]
Les investissements en équipements pour SC ont fini de baisser
Gartner vient de réviser à la hausse ses prévisions d’investissements dans l’industrie du semiconducteur pour 2009, dépenses qui devraient commencer à renouer avec la croissance dès le troisième trimestre et progresser graduellement de trimestre en trimestre ; cette inversion de tendance n’empêchera toutefois pas les investissements de l’industrie du semiconducteur de chuter de 44,8% cette année, à 24,3 milliards de dollars, avant de renouer avec une croissance de 20,9% en 2010.
Pour les seuls équipements pour SC, la chute atteindra 45,8% cette année, à 16,6 milliards de dollars, avant de progresser de 29% en 2010, à 21,4 milliards.
Le marché des équipements de traitement de tranches (front end) devrait chuter cette année de 47,1%, à 12,8 milliards de dollars. Celui des équipements d’assemblage et de packaging devrait reculer de 46,6% en 2009, à 2,14 milliards. Enfin, le marché mondial des équipements de test devrait plonger de 32% cette année, à 1,66 milliard de dollars.
Le Coréen MagnaChip Semiconductor dernière victime de la crise
Après les fabricants de mémoires Qimonda et Spansion, c’est autour du Coréen MagnaChip Semiconductor de déposer son bilan ; les communiqués publiés par l’ancienne activité hors mémoires d’Hynix sont assez confus : Magnachip aurait été placé sous chapitre 11, la loi américaine de protection contre les faillites, mais ce dépôt de bilan ne concerne pas ses opérations en Corée, alors même que MagnaChip annonce avoir été repris par la firme d’investissement coréenne KTB Securities.
Le fabricant de circuits analogiques et mixtes affirme que, durant sa restructuration, il poursuivra ses opérations de R&D et de production pour servir ses clients en Corée et à l’étranger.
Lors du troisième trimestre 2008 (derniers chiffres publiés), MagnaChip avait réalisé un CA de 176 M$, en baisse de 9,6% en trois mois et de 12% sur un an ; le Coréen, qui s’était retiré du marché des imageurs Cmos pour réduire ses coûts annuels d’environ 50 millions de dollars, avait alors enregistré une perte nette de 139,8 M$, contre une perte de 38,8 M$ un an plus tôt.
Grève illimitée chez Altis Semiconductor
Les salariés de l’usine d’Altis Semiconductor sont en grève illimitée depuis lundi et la production du site est totalement arrêtée, seules 14 personnes ayant rejoint leur poste de travail sur les lignes de production lundi matin, selon les syndicats ; inquiets pour leurs avenir, les salariés protestent contre l’arrêt des négociations concernant un plan social qui vise à supprimer 400 emplois sur un effectif de plus de 1400 personnes, alors même que le plan de reprise du site, qui doit être effectif le 30 juin, semble loin d’être bouclé.
L’annulation par le Conseil d’Etat de l’élection de Serge Dassault à la mairie de Corbeil-Essonnes pourrait en effet avoir démobilisé l’industriel dans la recherche et le bouclage d’un plan de reprise pour une activité qui assure 64% de la taxe professionnelle perçue par la communauté d’agglomération.
Un comité d’entreprise doit se tenir aujourd’hui, il pourrait conduire à un report de plusieurs mois de la date de désengagement des actionnaires (IBM et Infineon) jusqu’ici fixée au 30 juin.
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