L'essentiel Mercredi 27 Octobre @ VIPress.netRenesas externalise son activité circuits pour téléphone mobiles
Le Japonais Renesas vient d’annoncer son intention d’externaliser son activité circuits multimédia pour téléphones mobiles et systèmes de navigation automobile au sein d’une nouvelle société baptisée Renesas Mobile et qui sera opérationnelle le premier décembre prochain ; en cours de rachat, l’activité circuits modems sans fil de Nokia sera apportée à Renesas Mobile, dont l’ambition est de doubler ses ventes en cinq ans.
Rappelons que l’activité reprise à Nokia pour 200 M$ concerne environ 1100 ingénieurs de R&D chez Nokia, dont la vaste majorité est employée en Finlande, en Inde, en Grande-Bretagne et au Danemark. Implanté à Rennes, Renesas Design France, centre de R&D spécialisé dans la conception de circuits intégrés et de solutions RF ainsi que dans le développement de logiciels de bande de base sera également rattaché à Renesas Mobile. Au total, plus de 75% du personnel de Renesas Mobile (1800 personnes) sera basé en dehors du Japon.
L’ambition du Japonais est de doubler le chiffre d’affaires de son activité circuits pour le multimédia mobile d’ici à fin mars 2013, activité qui a représenté un chiffre d’affaires de 90 milliards de yens (près de 800 millions d’euros) lors de l’exercice 2009. Par ailleurs, Renesas Mobile compte échantillonner ses premiers jeux de circuits LTE/HSPA+ au cours du quatrième trimestre de son exercice fiscal 2010, notamment auprès de Nokia.
Parallèlement, Renesas publie un chiffre d’affaires trimestriel de 295,4 milliards de yens dont 263,5 milliards (2,33 milliards d’euros) pour ses seules activités semiconducteurs. Le Japonais affiche pour le trimestre clos fin septembre un perte nette de 8,2 milliards de yens. Pour l’ensemble de l’exercice clos fin mars 2011, Renesas vise désormais un chiffre d’affaires annuel de 1170 milliards de yens (10,36 milliards d’euros), pour une perte nette de 80 milliards (environ 710 millions d’euros).
Un consortium européen pour réduire la consommation énergétique des appareils électroniques
Pilotée par l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), une initiative impliquant plusieurs organismes de recherche et des entreprises, dont IBM, Infineon et Globalfoundries, a été lancée en vue de contrer la croissance de la consommation énergétique des appareils électroniques ; baptisé STEEPER, ce projet vise à réduire la consommation énergétique de ces appareils de 75% lorsqu’ils sont en marche et à pratiquement éliminer toute consommation de courant lorsqu’ils sont en mode passif ou en veille.
Participent notamment au projet STEEPER des organismes de recherche de grandes entreprises comme IBM, Infineon ou Globalfoundries, d’importants instituts de recherche comme CEA-LETI et le Forschungszentrum Jülich, ainsi que des partenaires académiques dont l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), l’Université de Bologne, l’Université de Dortmund, l’Université d’Udine et l’Université de Pise.
«Notre vision consiste à partager ces recherches afin de permettre aux constructeurs de créer le Graal de l’électronique : un ordinateur dont la consommation énergétique est négligeable en mode veille, que nous appelons le PC zéro watt », indique Adrian M. Ionescu du Nanolab de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, qui coordonne ce projet.
Avec le soutien du 7ème programme-cadre de la Commission européenne (FP7), les chercheurs vont pouvoir explorer, par le biais du projet STEEPER, des modules à l’échelle du nanomètre pour les puces électroniques afin de réduire leur tension de fonctionnement à moins de 0,5 V.
Le développement de dispositifs innovants comme les transistors à forte pente sous seuil (« steep slope transistors », d’où le nom du projet) peut permettre une transition bien plus brève entre les modes « arrêt » et « marche » que ne l’autorise l’actuelle limite des transistors à effet de champ à grille métal-oxyde (MOSFETs) à température ambiante. L’élaboration de transistors à forte pente sous seuil, économes en énergie et capables de fonctionner à une tension d’exploitation de moins de 0.5V, sera un facteur crucial pour la réussite du projet.
Pour y parvenir, les chercheurs vont étudier le développement de transistors FETs à tunnel à base de silicium (Si), de silicium-germanium (SiGe) et de nanofils semiconducteurs III-V. Le projet STEEPER va évaluer les limites physiques et pratiques au dopage de la performance des FETs à tunnel par des nanofils III-V ainsi que les gains qui en découleraient en vue de futurs circuits numériques économes en énergie. Ce projet, qui a démarré en juin 2010, va se poursuivre sur 36 mois.
Selon l’Agence internationale de l'énergie(AIE), les appareils électroniques représentent actuellement 15% de la consommation électrique des ménages, qui va doubler d’ici 2022 et tripler à l’horizon 2030 pour atteindre 1700 térawatt-heures, soit l’équivalent de la consommation d’énergie totale de l’Union européenne en 2009. D’ici 2020 on prévoit qu’environ 4,6 milliards de dispositifs installés auront des modes veille/arrêt et, à défaut de mesures adéquates, la consommation d’électricité dans ces modes s’élèvera à 49 térawatt-heures par an, ce qui représente presque la consommation électrique combinée de l’Autriche, de la République tchèque et du Portugal.
Les lampes à DEL représentent-elle un risque pour la santé ?
L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) vient de publier pour la première fois un rapport d'expertise sur les effets sanitaires des systèmes d'éclairage utilisant des DEL ; des risques liés à l'usage de certaines lampes à DEL, pouvant conduire à des effets sanitaires pour la population générale et les professionnels, ont été identifiés.
De par leur faible consommation électrique et leur fort rendement, les éclairages à DEL sont de plus en plus utilisées et leur marché est en pleine progression. Les diodes mises sur le marché à des fins d'éclairage sont principalement caractérisées par la grande proportion de bleu dans la lumière blanche émise et par leur très forte luminance (« intensité lumineuse »). Les enjeux les plus préoccupants identifiés par l'Agence concernent l'œil : effet toxique de la lumière bleue et risque d'éblouissement.
La lumière bleue, nécessaire pour obtenir des LED blanches, conduit à un stress toxique pour la rétine. Les enfants sont particulièrement sensibles à ce risque, dans la mesure où leur cristallin reste en développement et ne peut assurer son rôle efficace de filtre de la lumière.
Ces nouveaux éclairages peuvent conduire à des « intensités de lumière » jusqu'à 1000 fois plus élevées que les éclairages classiques, générant ainsi un risque d'éblouissement. Leur éclairage très directif, ainsi que la qualité de la lumière émise, peuvent par ailleurs être source d'inconfort visuel, souligne le rapport.
L'Anses recommande que seules les LED appartenant à des groupes de risques similaires à ceux des éclairages traditionnels soient accessibles pour le grand public, les éclairages les plus à risque devant être réservés à des utilisations professionnelles dans des conditions permettant de garantir la sécurité des travailleurs. Par ailleurs, l'Agence souligne la nécessité de diminuer les intensités lumineuses perçues, afin de limiter les risques d'éblouissement.
L'Agence recommande également d'éviter l'utilisation de sources de lumière riches en couleur bleue dans les lieux fréquentés par les enfants. Enfin, l'Anses formule différentes recommandations relatives à l'information du consommateur, à l'évolution et la mise en œuvre des normes en vigueur et à l'acquisition de nouvelles connaissances sur les effets sanitaires des éclairages artificiels.
[L]http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/126668899508532796261957205987/10_11_LED_Rapport_saisine_n_2008_SA_0408.pdf|Rapport complet de l’Anses[/L]
Nexans s’étonne de la fin de non-recevoir de Draka
Nexans s'étonne que Draka qualifie « d’inadéquat » son projet d’ OPA recommandée alors même que le conseil de surveillance et le directoire de Draka ont refusé toute discussion à ce jour, indique le groupe français dans un communiqué ; le fabricant de câbles reste néanmoins ouvert à toute discussion et étudie ses différentes options.
Sa proposition, soutenue par Flint Beheer NV, au prix de 15 euros par action entièrement en numéraire, représente pour les actionnaires de Draka, une prime de 28,4% par rapport à la moyenne des cours de clôture sur les trois mois précédant le 18 octobre. Nexans considère donc que sa proposition d’offre valorise pleinement la société.
Le projet de Nexans permettrait à Draka et à l’ensemble de ses collaborateurs de s'adosser au leader mondial du secteur du câble pour poursuivre leur développement dans un contexte de consolidation de l'industrie. Avec une présence industrielle dans 39 pays et des activités commerciales dans le monde entier, Nexans emploie 22 700 personnes et a réalisé, en 2009, un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros.
L’Etat va consacrer 250 M€ pour le très haut débit des zones les moins denses
Dans le cadre du programme national « très haut débit », le gouvernement a lancé hier une consultation publique en vue d’engager la réflexion sur la couverture des zones les moins denses de notre territoire qui ne seront pas rapidement desservies en très haut débit grâce à la fibre optique ; cette consultation permettra de définir les modalités d’intervention du volet C du programme national, doté de 250 M€ issus des investissements d’avenir.
Présenté le 14 juin 2010, le programme national « très haut débit », doté de 2 milliards d’euros des investissements d’avenir, a été lancé le 4 août 2010 avec l’ouverture simultanée d’un appel à projets-pilotes et d’un appel à manifestations d’intentions d’investissement.
Ces deux initiatives préparent l’ouverture, au 1er trimestre 2011, des guichets de financement au travers desquels le gouvernement soutiendra le déploiement de réseaux à très haut débit hors des zones très denses.
Une consultation publique est aujourd’hui lancée afin d’engager la réflexion sur la couverture des zones les moins denses qui ne pourront pas bénéficier rapidement du déploiement des réseaux à très haut débit en fibre optique.
L’objectif de cette consultation publique est, en complément de la généralisation à moyen terme du très haut débit, de permettre à l’ensemble des concitoyens et des entreprises de disposer rapidement d’un accès haut débit de qualité grâce à des débits élevés.
Cette consultation permettra d’identifier l’ensemble des options technologiques susceptibles d’être mobilisées (modernisation des réseaux fixes existants, déploiement de réseaux hertziens terrestres et réseaux satellitaires, etc.) et de définir les modalités d’intervention publique qui permettront d’accélérer la couverture des zones les moins denses par la mobilisation de 250 millions d’euros des investissements d’avenir.
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