L'essentiel Mardi 07 Avril @ VIPress.netReprise d’Altis Semiconductor : les Russes jettent l’éponge
Annoncée depuis l’été 2007, la vente d’Altis Semiconductor est dans l’impasse ; selon le blog de la section CFDT d’Altis, la crise financière a eu raison des ambitions des repreneurs russes, qui ont finalement jeté l’éponge ; un « plan B », -plan de reprise financé en grande partie par des fonds français-, aurait été avancé, mais il est encore trop flou pour donner de l’espoir aux 1500 salariés du site dont une partie a débrayé en début de semaine pour tirer la sonnette d’alarme.
La direction de cette filiale d’IBM et d’Infineon aurait promis aux représentants du personnel de communiquer davantage d’éléments sur ce nouveau plan de reprise, lors d’un Comité d’entreprise qui se tiendra le 28 avril.
Créée en 1999 par IBM et Infineon pour fabriquer des mémoires, Altis s’était recentré depuis sur la fabrication de composants pour applications télécoms, automobile et sécurité en technologies 250 et 130 nm. En 2005 (dernier chiffres connus), la société avait publié un chiffre d’affaires de 446 M€, réalisé à 40% en Europe, 30% en Amérique du Nord et 30% en Asie. En avril 2006, Altis avait présenté un projet de réorganisation entraînant la suppression de 323 postes et le non renouvellement de 101 contrats temporaires sur un effectif de 1946 personnes.
A l’été 2007, Christine Lagarde, ministre de l’économie et des finances, avait déclaré qu’elle sera attentive à ce qu’une information précise soit donnée aux salariés et à leurs représentants ainsi qu’aux parlementaires et élus locaux sur le projet industriel du repreneur et souhaité que ce processus se déroule dans les meilleures conditions possibles et aboutisse à un projet pérenne pour Altis et ses salariés. Nul doute qu’elle en fera de même pour ce nouveau projet de reprise.
La France lance un appel à projets pour la RFID et le NFC
Luc Chatel, secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation, lance un appel à projets collaboratifs visant à développer des services innovants sans contact mettant en œuvre la RFID, technologie d’identification par radiofréquence grâce à des étiquettes électroniques intelligentes, et sa déclinaison pour les téléphones mobiles, le NFC (Near Field Communication) ; cet appel à projets est doté d’un budget de 3,5 M€.
Rappelons qu’un précédent appel à projets sur la RFID a déjà permis de soutenir 5 premiers projets en 2008. Le bilan de ce premier appel à projets est en ligne sur [L]http://www.telecom.gouv.fr/rubriques-menu/soutiens-financements/programmes-nationaux/51.html|http://www.telecom.gouv.fr/rubriques-menu/soutiens-financements/programmes-nationaux/51.html[/L].
L’appel à projets devrait ainsi permettre d’accélérer l’appropriation de la RFID par les entreprises françaises. En parallèle, le NFC permet à un téléphone de se comporter comme une carte sans contact, de lire des étiquettes RFID et de communiquer avec d’autres téléphones. La commercialisation progressive de terminaux mobiles compatibles NFC devrait stimuler la création de services mobiles sans contact, dans le domaine du transport, par exemple, pour acheter son titre de transport avec son téléphone puis utiliser celui-ci comme passe sans contact.
Les détails de l’appel à projets sont disponibles sur le site [L]http://www.telecom.gouv.fr/rfid-nfc|http://www.telecom.gouv.fr/rfid-nfc[/L]. Les dossiers de candidature devront être déposés avant le 8 juin 2009.
Mentor est redevenu le premier fournisseur de CAO électronique en Europe
Année 2008 mouvementée pour l’Américain Mentor Graphics, qui a dû subir l’assaut de Cadence qui a annoncé son intention de lancer une OPA sur l’entreprise le 17 juin dernier avant d’y renoncer le 15 août ; finalement, Mentor Graphics, qui fête ce mois-ci ses 25 ans de présence en France, sera devenu le premier fournisseur en CAO électronique sur le marché européen en 2008, une place qu’il a ravie à Cadence.
« Nous avons réalisé l’an dernier en Europe un chiffre d’affaires de 268 M$, contre 231 M$ pour Cadence et 197 M$ pour Synopsys », se félicite Daniel Le Boulbar, directeur général pour la France et l’Europe du Sud de Mentor Graphics. Ce premier rang européen, Mentor ne le doit pas seulement à la chute des ventes de Cadence (le chiffre d’affaires mondial de l’Américain, qui a revu la façon de construire ses facturations, est passé de 1,62 milliard en 2007 à 1,04 milliard en 2008, soit une chute de 35,8% et devrait être compris entre 830 et 870 M$ en 2009), mais également à la progression de ses propres ventes sur le Vieux Continent.
Au niveau mondial, Mentor Graphics a clos son exercice annuel sur un chiffre d’affaires de 789,1 M$, contre 879,7 M$ en 2007, pour une perte nette de 88,8 M$, contre un bénéfice net de 28,8 M$ lors de l’exercice précédent. Mentor réalise environ 25% de son chiffre d’affaires dans la CAO de cartes, 25% dans les outils de vérification de la fonctionnalité des circuits intégrés, 35% pour la conception des circuits intégrés et 15% dans les marchés émergeants (automobile, logiciels enfouis et conception pour le test). A partir de cette année, les ventes de l’Américain devraient être tirées par les besoins en matière de logiciels de CAO pour la conception de circuits 32 nm et 22 nm. « En abordant le 32-22 nm, les outils de vérification deviennent critiques, car les fabricants de semiconducteurs ne peuvent plus se permettre de multiplier les jeux de masques », analyse Daniel Le Boulbar, qui indique qu’un jeu de masques pour un circuit 22 nm devrait coûter entre 20 et 30 M$, contre 5 M$ pour la filière 45 nm et 1 M$ pour la technologie 90 nm.
Selon Gary Smith EDA, le marché mondial de la CAO électronique a plongé de 17% l’an dernier, passant de 4862 M$ en 2007 à 4080 M$ en 2008, mais devrait retrouver une croissance annuelle de 8 à 10% d’ici à 2010, passant à 4,1 milliards cette année et 4,5 milliards l’an prochain.
L’IMEC investit 70 M€ pour ses 25 ans
L’IMEC, l’institut de recherche belge en nanotechnologies qui fête cette année ses 25 ans, annonce un investissement 70 millions d’euros, financé pour moitié par le gouvernement flamand et pour l’autre par emprunt, afin d’accroître ses moyens de R&D de 2800 m2 pour développer les technologies Cmos 22 nm et moins, des cellules photovoltaïques faible coût et à haut rendement et des technologies d’électronique biomédicale.
L’investissement comprend notamment une salle blanche de 1200 m2, adaptée pour les procédés de fabrication à partir des futures tranches de 450 mm de diamètre.
L’IMEC, qui emploie actuellement 1650 personnes, prévoit que cette extension conduira à environ à l’embauche d’environ 300 personnes de plus (chercheurs, opérateurs, assistants de laboratoire). En 2008, les revenus de l’IMEC ont représenté 270 millions d’euros.
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