L'essentiel Jeudi 29 Mars @ VIPress.netLe marché français du semiconducteur a progressé de 1,7% en 2006 grâce aux discrets
Le marché français du semiconducteur a progressé d’un modeste +1,7% en 2006, à 3,17 milliards d’euros, selon les chiffres dévoilées hier par le Sitelesc, l’organisation professionnelle du secteur ; en ligne avec la croissance du marché européen (+0,5% en euros), les ventes de semiconducteurs affichent toutefois des performances très contrastées : les ventes en France de circuits intégrés ont reculé de 3% à 2747 M€, alors que celles de semiconducteurs discrets se sont envolées de 45%, à 421 M€, tirées par l’explosion de la demande en optoélectronique (+181%, à 250 M€).
Dans les circuits intégrés, la baisse du marché français est imputée à la chute des ventes de 22% au secteur industriel et professionnel, ainsi que dans l’automobile et les télécoms (respectivement –15% et –14%), du fait des délocalisations. A contrario, le secteur grand public a fait un bond de 42% et celui de l’informatique (essentiellement des cartes mémoires) a crû de 10%. Quant aux ventes aux distributeurs, elles auraient crû de 8% pour représenter 20% du marché total, affirme le Sitelesc.
Pour cerner le marché « réel », depuis trois ans, l’organisation professionnelle évalue les ventes de semiconducteurs générées à l’extérieur de la France pour des conceptions de produits réalisées en France, ce qui, pour 2006, permettrait d’ajouter 2700 M$ (chiffre provisoire) aux 3928 M$ de facturations comptabilisées sur le marché français. Ce « marché français d’influence » ne progresse plus, un phénomène que pourrait expliquer une amorce de délocalisation des centres de conception des grands clients.
Le Sitelesc compte 27 adhérents, pour un chiffre d’affaires 2006 cumulé de 4948 M€ et 35 sites industriels. Dans les circuits intégrés, le chiffre d’affaires des adhérents a reculé de 3,9%, à 2188 M€ (export compris). Il a progressé dans les discrets (+7%, à 874 M€), dans les tubes (589 M€) et les matériaux et équipements pour SC (+8%, à 1366 M€), un secteur où le poids des facturations de Soitec et d’Air Liquide est prépondérant.
Infineon transfère sa technologie 130 nm à un nouveau fabricant de puces en Inde
L’Allemand Infineon vient de signer un accord de transfert de sa technologie CMOS 0,13 µm à Hindustan Semiconductor Manufacturing Corporation (HSMC), un nouveau fabricant de semiconducteurs qui compte construire deux usines en Inde au terme d’un investissement cumulé de plus de 4,2 milliards de dollars.
Le groupe HSMC créé par des dirigeants de la Silicon Valley qui ont participé au développement d’entreprises américaines dans les semiconducteurs, la CAO, les produits sans fil, les réseaux et les communications optiques, envisage tout d’abord de créer en Inde une fab 200 mm (un projet de 1 milliard de dollars), puis par la suite une unité de production sur tranches de 300 mm de diamètre (un projet de 3,2 à 3,5 milliards). Les premiers circuits devraient être fabriqués d’ici deux ans. Air Liquide a annoncé ce matin avoir signé un accord avec HSMC pour la fourniture de tous les gaz, les systèmes de distribution des gaz et des produits chimiques et les services liés à la production de la première usine. HSMC vise le marché des systèmes sur une puce pour des applications dans les téléphones mobiles, les télécoms filaires large bande, les cartes à puce, les décodeurs et l’automobile.
HSMC bénéficiera de l’expertise et du conseil d’Infineon pour réussir le transfert de la technologie CMOS 130 nm du fabricant allemand, ainsi que de ses technologies RF et de mémoire flash embarquée pour des applications dans les cartes à puce et l’automobile. Infineon emploie à ce jour 600 personnes dans des centres de développement de circuits intégrés en Inde. Selon Frost & Sullivan, le marché indien du semiconducteur devrait passer de 3,25 milliards de dollars à 36 milliards entre 2006 et 2015.
L’Allemand ZMD vend son usine au fondeur X-Fab
Le fondeur allemand de circuits analogiques et mixtes X-Fab annonce ce matin le rachat de l’usine de Dresde de son compatriote ZMD, qui devient ainsi fabless et se recentre sur le développement de circuits analogiques et mixtes pour l’automobile, le médical, l’industriel et les produits portables ; les termes financiers de la transaction n’ont pas été dévoilés.
Baptisé opportunément Zfoundry, l’usine de ZMD emploie 350 personnes pour un chiffre d’affaires de 44,5 millions d’euros en 2006. Elle produit des circuits en technologie 0,35 à 0,8 µm à partir de tranches de 150 mm de diamètre. X-Fab estime que l’intégration de Zfoundry lui permettra d’augmenter sa capacité de production de 15%, à 70 000 tranches par mois en équivalent 200 mm. Pour sa part, ZMD, qui vise 20% de croissance de ses ventes pour 2007, fera appel à X-Fab comme fondeur et fera partie de ses 10 premiers clients.
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