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Solidarité sans faille des grands patrons avec le rapport de la FIEEC

Filière électronique>France>Politique
03/04/2008 13:27:09 :


La mayonnaise prend : hier soir, Denis Ranque, p-dg de Thales et Henri Lachmann, p-dg de Schneider Electric, ont défendu avec brio les messages de la FIEEC qui a présenté à Luc Chatel, Secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation, les grands axes du rapport que la fédération remettra au gouvernement à la mi-juin.

Pierre Gattaz, président de la FIEEC, qui souhaite que ce rapport constitue une caisse de résonance pour amplifier les messages de nos industries auprès des pouvoirs publics et apporte de la solidarité entre PME et grands groupes pour « chasser en meute » et créer des écosystèmes industriels gagnants autour des trois thèmes de l’environnement, de la sécurité et de la santé et du bien-être, peut être satisfait du soutien affiché par Denis Ranque et Henri Lachmann à ce combat.

Denis Ranque a salué le bon choix des marchés de croissance identifiés par la FIEEC (environnement, sécurité, santé et bien-être) qui sont en phase avec les attentes de la société pour les 15 prochaines années. Le p-dg de Thales attend de l’Etat qu’il joue son rôle dans trois domaines pour donner l’impulsion nécessaire à l’éclosion de ses marchés porteurs : en édictant des normes et des réglementations dès lors qu’elles ne créent pas de distorsion de concurrence pénalisantes pour nos industries face à la concurrence mondiale, en réformant l’achat public et en jouant un rôle de stratège pour l’orientation de la recherche publique qui doit être davantage tournée vers ces applications. Concernant l’efficacité énergétique des produits, Denis Ranque a rappelé que c’était la seule énergie renouvelable (la non consommation) dont on est sûr qu’elle soit rentable. Mieux que des subventions et des incitations fiscales, le p-dg souhaite que les pouvoirs publics édictent des normes plus respectueuses de l’environnement pour donner l’impulsion nécessaire à ces marchés. Dans le domaine des bâtiments de bureaux existants (900 millions de m2 dont la moitié seront toujours en service dans 50 ans), l’objectif du rapport est d’en faire passer la consommation énergétique annuelle de 250 KW/m2 à entre 50 et 80 KW/m2 d’ici à 2050, avec une étape de réduction de 20% de la consommation d’ici à 2012. La formation des installateurs constitue également un point important pour parvenir à ces objectifs. Dans le transport aérien, le p-dg a rappelé que la mise en place d’un contrôle aérien plus efficace permettrait déjà de réduire 20% la facture énergétique pour les vols moyen courrier.

Dans le domaine de la sécurité « vital pour nos vies et nos économies », le p-dg de Thales souhaite une meilleure organisation de la commande publique trop disséminée. En ce sens, la création d’une agence interministérielle de la sécurité pour la passation des commandes, à l’image de ce que fait la DGA pour la défense, serait la bienvenue. Dans le domaine de la santé, qui coûte 11% du PIB, la diversité des intervenants (Etat, hôpitaux publics et privés, médecins, patients, etc.) et l’échec de l’expérimentation du DMP (dossier médical personnalisé) plaident pour une remise en cause des pratiques pour dégager des gisements d’économies. L’informatisation des hôpitaux, l’archivage des imageries médicales, la télémédecine, la transmission électroniques des dossiers médicaux via le très haut débit, sont autant de pistes pour répondre aux défis du vieillissement de la population et du souhait des patients de développer les soins à domicile.

Henri Lachmann, p-dg de Schneider Electric, a exhorté pour sa part les grands groupes (32 des 100 premiers groupes industriels européens sont français) à prendre leurs responsabilités pour faire grossir le tissu industriel d’entreprises moyennes (de 50 M€ à 500M€ de chiffre d’affaires) qui manque à notre industrie, contrairement à l’Allemagne par exemple. Le p-dg souhaite que les grands groupes fassent du portage de PME à l’international pour les aider à développer leurs exportations, en leur offrant les infrastructures nécessaires à leur implantation à l’export : logement de leurs VIE (volontariat international en entreprise) dans les locaux des grands groupes, mis à disposition des standards téléphoniques, etc. « Nous employons, par exemple, 10 000 personnes au Mexique ; nous pouvons aider les PME dans leurs démarches, leur conseiller les bons interlocuteurs, leur faire partager notre expérience de ce qu’il faut faire et de ce qu’il faut éviter ; mais encore faut-il que les PME fassent appel à nous ; jusqu’ici ce n’est pas le cas », a-t-il commenté. Autre piste : bâtir des écosystèmes dans les métiers où la France a un leadership. A ce titre, Henri Lachmann a salué la création des pôles de compétitivité, qui permettent aux PME, aux grands groupes et aux laboratoires de recherche d’apprendre à travailler ensemble sur des thématiques qu’ils ont eux-mêmes choisies et qui ne sont pas imposés par le haut (type plan calcul, Concorde, etc.).

Devant l’unanimité de cette vision industrielle, Luc Chatel a déclaré : « je serai attentif à vos travaux et vos propositions pour drainer l’innovation, la croissance et l’emploi au sein de votre filière ». Dont acte.


Le marché français du semiconducteur a chuté de 14% en 2007

Semiconducteurs>France>Conjoncture>Etude de marché
03/04/2008 13:29:49 :


Le rachat de Packard Bell NEC par Acer et les risques de délocalisation des productions hexagonales de cartes à puce devraient à nouveau faire reculer le marché français des semiconducteurs en 2008 ; l'an passé, il a déjà chuté de 14%, à 2722 millions d'euros, selon les chiffres dévoilés hier lors de la conférence annuelle du Sitelesc, le syndicat de la profession.

Exprimée en dollars, la baisse n'aurait atteint que 6%. Toutefois, la parité du dollar face à l'euro n'explique pas tout : le marché européen des puces n'a en effet reculé que de 5,8% en euros, soit un recul comparable au marché nord-américain en monnaies locales. En dollars, le marché européen du semiconducteur aurait même crû de 2,7%, à 41 milliards.

L'informatique est restée le premier débouché représentant 23,8% du marché du semiconducteur en France, devant la distribution (18,2%), l'automobile et la carte à puce (15,2% chacun). Suit l'industriel et le professionnel (12,1%), les télécoms (8,6%) et le grand public (6,9%). Par type de produits, les composants micro (microprocesseurs et microcontrôleurs) ont représenté 54,5% des ventes, devant les discrets (14,1%), les mémoires (13,5%), l'analogique (9,6%) et les circuits logiques (8,3%).

Comme chaque année, le Sitelesc a tenté de chiffrer le marché d'influence du semiconducteur hexagonal (ventes de semiconducteurs générées à l’extérieur de la France pour des conceptions de produits réalisées en France). Ce marché aurait représenté 4655 M€ en 2007, contre 4968 M€ en 2006.

Jena-Luc Estienne, directeur ventes et marketing France de STMicroelectronics, qui a présenté ces chiffres, appelle à une meilleure coordination au niveau européen pour le déploiement des grands marchés applicatifs, comme cela n’a pas été suffisamment le cas pour la TNT ou le passeport électronique, afin de favoriser les économies d'échelle qui augmenteraient la compétitivité des entreprises européennes.




Le Sitelesc et le Gixel organiseront leur première manifestation commune en octobre

Semiconducteurs>Composants passifs>Accords>Stratégie>Nominations
03/04/2008 13:30:27 :


Gérard Matheron, directeur du site de STMicroelectronics à Crolles, a été élu président du Sitelesc (*), le syndicat professionnel des fabricants de semiconducteurs, en remplacement de Jean Vaylet, dont le mandat arrivait à son terme ; il poursuivra la politique de son prédécesseur, notamment en direction d'un rapprochement avec le Gixel, le syndicat des composants passifs et d'interconnexion.

Déjà, les deux organisations professionnelles ont convenu d'un événement commun : la première édition de la manifestation «Joint European Electronics Summit » se déroulera les 23 et 24 octobre prochains à l'hôtel Hyatt de Roissy. Consacrée aux marchés de l'électronique, cette manifestation se substituera aux congrès organisés jusqu'ici séparément à Paris et à Deauville par les deux organisations. « La prochaine étape pourrait concerner la mise en place de commissions communes pour faire ressortir les bonnes pratiques dont pourraient bénéficier nos deux professions », souligne Gérard Matheron.

Comme chaque année, le Sitelesc souhaite une réforme de la taxe professionnelle et davantage de flexibilité sur le marché du travail, car « cet environnement n’est pas favorable au travail en Europe, alors même que l’Europe continue d’avoir un poids important dans la consommation mondiale de semiconducteurs ». Si le nouveau président du Sitelesc a salué la récente réforme du crédit-impôt recherche (CIR), il souligne néanmoins que le décrochage de la parité du dollar face à l’euro a gommé toute augmentation des activités de R&D en France qu’aurait dû entraîner cette mesure. « Si l’euro se renchérit face au dollar pour atteindre une parité de 1 euro pour 1,7 dollar, immanquablement nous assisterons à une décroissance des activités de R&D en semiconducteurs en Europe », prévient Gérard Matheron.

(*) Le Sitelesc compte 39 adhérents, pour un chiffre d’affaires 2007 cumulé de 4079 M€ et 35 sites industriels. Dans les circuits intégrés, le chiffre d’affaires des adhérents a représenté 1722 M€, contre 2188 M€ en 2006. Il a représenté 788 M€ dans les discrets (874 M€ en 2006), 320 M€ dans les tubes (520 M€ en 2006) et 1249 M€ dans les matériaux et équipements pour SC (1366 M€ en 2006).





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