L'essentiel Lundi 10 Décembre @ VIPress.net

La FIEEC prépare un rapport sur l’électronique pour Christine Lagarde

France>Stratégie>Politique
10/12/2007 15:59:21 :


Après la publication d’un livre blanc, puis d’un livre bleu sur l’électronique française, la filière électronique se mobilise actuellement, à travers la FIEEC, pour rédiger un rapport sur les IEEC (industries électroniques, électriques et de communications) qui sera remis le 15 juin prochain à Christine Lagarde, ministre de l’économie et des finances, a révélé Pierre Gattaz, président de la FIEEC, lors des 17e rencontres du Gixel qui se sont déroulées jeudi et vendredi derniers à Deauville.

Quatorze groupes de travail vont être mis sur pied pour recueillir les propositions de la profession afin d’élaborer ce rapport, dont un point de situation sera effectué le 2 avril 2008. L’accent sera mis sur les marchés du futur où l’électronique française a des atouts indéniables : l’environnement, la sécurité et la santé et le bien-être. Ces trois marchés à fort potentiel seront déclinés en plusieurs thématiques : efficience énergétique, politique environnementale, sécurité des territoires, des personnes et des biens, convergence et confort, santé. Une seconde partie abordera les conditions du succès : attractivité des métiers, produire en France, attractivité sociale et fiscale du territoire.

Pierre Gattaz a invité les industriels à se rapprocher de la FIEEC et notamment d’Eric Jourde, délégué général de la fédération, pour compléter les thématiques à aborder. Plusieurs pistes ont déjà été données par l’auditoire présent à Deauville : la sécurité des approvisionnements en composants, le problème géopolitique de la stratégie des approvisionnements en matières premières dont les prix s’envolent, la prise en compte du logiciel embarqué qui prend une place de plus importante dans l’électronique, la stabilité des devises exacerbée par le problème de la parité euro/dollar, etc. La liste n’est pas close et il appartiendra à chacun d’entre vous de la compléter.

Concernant la vie de la profession et de ses différentes organisations professionnelles, Jean-Pierre Quémard, nouveau président du Gixel (groupement des industries de l’interconnexion, des composants et des sous-ensembles électroniques) a indiqué que des réflexions étaient en cours avec les autres organisations de la branche (Sitelesc, etc.) pour voir dans quelle mesure, des actions communes, voire un rapprochement, seraient bénéfiques à la filière. « Il faut faire connaître et rayonner notre profession, -le métier de l’électronique étant encore trop souvent perçu comme un mal nécessaire-, notamment auprès des jeunes pour leur montrer que la profession d’ingénieur en électronique n’est pas un métier de poussiéreux et de rats de laboratoire », a-t-il souligné. Sur ce thème, Bernard Bismuth, nouveau président de la FIEN, nous a déclaré qu’une campagne allait être menée l’an prochain auprès de écoles en régions : de jeunes ingénieurs vont se rendre dans les établissements scolaires pour faire toucher du doigt la réalité de leur métier, avant que les élèves ne se rendent dans les entreprises de leurs « tuteurs » pour compléter leur information. Une proposition qui aurait déjà remporté l’adhésion de plusieurs entreprises. En bref, ça bouge.

Enfin, comme chaque année depuis trois ans, Emmanuel Gabla, Chef du service technologies et société de l’information à la Direction Générale des Entreprises au sein du Minefe (ministère de l’économie, des finances et l’emploi), a clôturé les rencontres du Gixel en rappelant le cadre de la politique du gouvernement en matière de soutien aux entreprises de la filière. Détaillant les différences aides aux entreprises (Oséo-AII, réforme du crédit impôt-recherche, pôles de compétitivité, financement des projets Eurêka et communautaires, etc.), M. Gabla a expliqué que le nombre de créations d’emplois sera dorénavant le maître-mot pour l’évaluation du retour sur investissement de ces différentes aides. Le représentant des pouvoirs publics a également voulu rassurer les grands groupes : ils ne vont pas être exclus des aides d’Oséo-AII. La fusion effective d’Oseo et l’agence de l’innovation industrielle vise à simplifier les structures et à faire à une plus grande place aux PME, sans pour autant abandonner le financement de grands projets nationaux structurants, à l’image de ceux dans la santé et le bien-être, le développement durable et la sécurité que réclame le Gixel.


Comment faire des capteurs un pôle d’excellence pour l’électronique française et européenne ?

Microsystèmes/Opto>France>Stratégie>Politique
10/12/2007 16:00:24 :


Consacrées à la révolution des capteurs, les rencontres du Gixel s’attaquaient cette année à une problématique majeure pour les adhérents de l’organisation professionnelle : comment faire pour structurer et développer le marché des capteurs afin de créer un pôle d’excellence pour l’électronique française et européenne, sachant que le marché des capteurs représente déjà quelque 2 milliards d’euros en France (un montant à rapprocher aux 2,7 milliards d’euros du marché français des composants passifs et d’interconnexion) et 15 milliards au niveau européen, selon les données préliminaires de l’étude que le cabinet Décision publiera en février prochain.

« Elément différentiateur dans un système, le capteur génère ses propres applications et la croissance de son marché est donc supérieure à celle des composants », a souligné dans sa présentation Sébastien Rospide du cabinet Décision. Le consultant a identifié 24 sous-familles de capteurs faisant appel à plus de 100 technologies de mesure ; plus de 150 fournisseurs de capteurs sont présents sur le territoire français et plus de 400 en Allemagne. Si en France, l’automobile et l’aéronautique représentent environ 40% du marché des capteurs, les différentes interventions lors des rencontres de Deauville ont permis de prendre conscience du foisonnement des technologies et des applications (industriel, agroalimentaire, médical, énergie, environnement, sécurité, etc.).

A titre d’exemple, Denis Chapuis, vice-président d’EADS en charge notamment de l’électronique et des capteurs, a indiqué que l’A 380 intégrait plus de 10 000 capteurs (notamment des capteurs sans fil pour la surveillance de l’état de santé des structures) et a rappelé que si le développement de l’A320 avait nécessité 2000 points de mesure, celui de l’A380 a nécessité 300 000 points de mesure ! Au passage, M. Chapuis nous a précisé que l’électronique représentait aujourd’hui 20% du coût de l’A380. Les besoins de capteurs dans l’aéronautique concernent également la sécurité des personnes et des biens (détection de traces, de contenus, d’agents pathogènes, etc.). Dans l’automobile, le nouveau Continental (l’équipementier vient de finaliser le rachat de Siemens VDO Automotive) réalise déjà 10% d’un chiffre d’affaires de 25 milliards d’euros dans les capteurs. Veolia Environnement a, pour sa part, détaillé par le menu ses besoins (en nombre de pièces et de prix) en matière de capteurs pour la surveillance du réseau d’infrastructure de distribution de l’eau.

Dans le domaine à fort potentiel de la télémédecine, Michel Schaller, vice-président du Gixel et président du groupe national « capteurs intelligents », a présenté la plate-forme télé-implant, qui repose notamment sur l’utilisation de capteurs permettant au patient d’être suivi médicalement dans ses lieux de vie. En 2008, le Gixel, en partenariat avec le Getics (industrie des équipements et des logiciels pour le médical) et la FIEEC, proposera avec l’appui des pôles et des régions, un double programme national sous la bannière du programme MAJESTIC (Médico-socialisation assistée journellement en éloignement et supportée par les technologies de l’information et de communication), afin de déployer de façon homogène et interopérable sur des sites pilotes volontaires, une télémédecine opérationnelle. « Nous devons nous mobiliser pour faire de la télémédecine en Europe le même succès que le GSM », a déclaré Michel Schaller.

Il serait illusoire de détailler ici la diversité des interventions (mouchard sans fil pour la traçabilité des marchandises de la PME de La Ciotat Newsteo, besoins dans les bâtiments, la météo, etc.). Il ressort toutefois de ces présentations un besoin impératif de normalisation et de standardisation pour faire baisser les coûts des capteurs, notamment pour les capteurs sans fil, (c’est une nécessité et une arme, a commenté le président du Gixel), ou encore la mise sur pied d’une filière d’outils de conception et modélisation propres au développement des capteurs.

Après avoir créé en son sein le groupe national « capteurs intelligents », le GIXEL a déposé à l’INPI une appellation : le «SIMAD» -Système Intelligent Multi-applicatif d’Acquisition de Données / Smart Integrated Multipurpose Acquisition Devices-, pour qualifier les capteurs intelligents et communicants. Des initiatives qui montrent que l’organisation professionnelle est bien disposée à prendre toute sa place dans la structuration de cette industrie à fort potentiel.


La radio numérique T-DMB sera disponible pour Noël 2008

Grand public>France>Stratégie>Politique
10/12/2007 16:01:19 :


Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, a signé en fin de semaine, l’arrêté fixant la norme de diffusion de la radio numérique ; le gouvernement a considéré que la norme T-DMB, dérivée du DAB, était la plus à même de développer le marché de la radio numérique en France.

« Le choix du T-DMB permettra aux industriels de produire et de distribuer plus facilement et plus rapidement les composants et les terminaux adaptés, qui devraient être disponibles au cours de l’année 2008 », a commenté Christine Albanel. La ministre estime que les Français pourront s’équiper des nouveaux récepteurs de radio numérique à Noël 2008.

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel procèdera à un appel à candidatures pour la radio numérique avant la fin de l’année. La sélection des meilleurs projets aura ensuite lieu au cours du premier semestre 2008.

Le passage pour la radio de l’analogique actuel au numérique représente un saut technologique important. La recherche d’une station se fera en effet par son nom et non plus par sa fréquence, quel que soit le lieu en France. Le numérique résout par ailleurs le problème d’engorgement de la bande FM et permettra à une offre plus abondante de se développer. La radio numérique procure également une meilleure qualité sonore que la radio analogique. Enfin, elle permet d’enrichir le signal audio avec un flux d’images et d’informations émis en parallèle.





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