L'essentiel Vendredi 23 Novembre @ VIPress.netSTMicroelectronics, IDT, Tyco Electronics Raychem et Syfer remportent les 12e trophées du SPDEI
Hier soir à Paris, quelque 150 personnes (fabricants de composants, représentants, distributeurs, présidents de syndicats de la filière électronique, etc) ont bravé les difficultés de transport pour assister à la 12e édition des Trophées du SPDEI, cérémonie qui récompense les fabricants de composants qui se sont distingués par la qualité de leurs prestations et de leurs produits durant l’année écoulée.
A cette occasion, Bruno de Folleville, président du SPDEI, le syndicat des distributeurs français de composants, a commenté une conjoncture difficile pour le marché français de la distribution (voir article dans cette édition).
Cette année, 139 fabricants de composants ont été notés par les distributeurs du SPDEI, les distributeurs notant leurs fournisseurs suivant différents critères (partenariat avec le distributeur, innovation, prix et pérennité des produits, ressources allouées pour le support du distributeur, protection et traçabilité des designs, retour sur investissement, rentabilité et qualité, etc.). Au total 1995 notes ont été attribuée aux différents fournisseurs. « Les meilleurs deviennent de plus en plus bons, mais les moins bons ne s’améliorent pas systématiquement ; il n’y a plus de mauvaises notes pour les fabricants de semiconducteurs », a commenté sobrement Daniel Schneitter, délégué général du SPDEI. Cinq nominés et un premier prix ont été décernés dans 4 catégories de composants.
Deux prix ont été décernés dans les semiconducteurs : l’un pour les fournisseurs généralistes, l’autre pour les entreprises spécialisées. Pour cette dernière catégorie, IDT, déjà dans le quinté final en 2006, a remporté le premier prix. Il devance Avago, International Rectifier, Renesas et Semtech.
Dans les semiconducteurs généralistes, le premier prix a récompensé pour la première fois à STMicroelectronics. Il devance confortablement les autres nominés : Analog Devices, Fairchild, National Semiconductor et NXP (ex Philips Semiconductors).
Pour le secteur « connectique, fils et câbles, électromécanique et énergie », comme en 2006, le premier prix a été décerné à Tyco Electronics Raychem. Les autres nominés sont Lambda, Omron, Radiall et Samtec.
En composants passifs, après deux nominations en 2005 et 2006, le trophée a été remporté par Syfer, devant les autres nominés : Kemet, Murata, Vishay et Yageo.
Moment d’émotion enfin et standing ovation pour le prix spécial du comité directeur du SPDEI attribué cette année à Daniel Schneitter, délégué général du SPDEI, qui après plus de 40 ans au service de la profession (en tant que dirigeant de société, président du SPDEI pendant cinq ans, puis délégué général du syndicat professionnel ) prendra sa retraite à la fin de l’année. « Devant une standing ovation, on ne fait pas le malin », a répondu à la salle le futur jeune retraité qui « a encore quelques idées sur la distribution ». Il sera remplacé l’an prochain par Michel Vincent, ancien dirigeant de Radiospares.
Marché français de la distribution : les commandes sur 9 mois ont chuté de 12%
A l’occasion de la remise des 12e trophées du SPDEI (voir article dans cette édition), Bruno de Folleville, président du syndicat des distributeurs, n’a pas caché que 2007 serait une mauvaise année pour le marché français de la distribution : sur les neuf premiers mois de l’année, les prises de commandes affichent un retard de 12% par rapport à janvier-septembre 2006, tandis que les facturations ont reculé de 8%.
Seul la connectique a tiré son épingle du jeu cette année avec, sur neuf mois, des prises de commandes en hausse de 8% et des facturations en progression de 3%. Mais ce bon résultat traduit le fait que les ventes de connecteurs passent davantage par la distribution, plutôt qu’une plus grande consommation de connecteurs sur le marché français.
Toutes autres familles de produits ont été en baisse par rapport aux trois premiers trimestres de 2006 : les entrées de commandes ont chuté de 13% pour les actifs, de 16% pour les passifs et de 15% pour les composants électromécaniques. Quant aux facturations, elles ont reculé de 10% dans les actifs, de 9% dans les passifs et de 14% dans l’électromécanique.
Déplorant le manque de visibilité de la profession, le président du SPDEI explique ces mauvais résultats par le fait que les industriels de la FIEN sont obligés de délocaliser une partie de leur production pour rester compétitifs. Et les distributeurs en subissent les conséquences. Pour préserver l’électronique française, « 30% au moins de la production doit rester en France, ainsi que 50% de la R&D d’adaptation et 100% de la R&D avancée », exhorte Bruno de Folleville. Bien décidé à ne pas baisser les bras, le SPDEI va s’organiser pour promouvoir le métier de distributeur, en créant l’an prochain un label de qualité et de professionnalisme, afin d’inciter les fabricants de composants à augmenter leurs ventes au travers de la distribution.
Marché français du semiconducteur : octobre atténue à peine la chute sur 10 mois
L'enquête mensuelle de conjoncture du Sitelesc, portant sur les facturations des fabricants de semiconducteurs installés en France et adhérents de l’organisation professionnelle, montre pour le mois d’octobre une progression de 2,2% comparée à la moyenne des 3 mois précédents ; mais l'analyse des résultats cumulés depuis le début de l'année indique un plongeon de -21,1% comparé à la même période de 2006, avec la répartition suivante : circuits intégrés (-18,7%) et semiconducteurs discrets (-22,4%).
Les bons résultats d’octobre s'appliquent aux semiconducteurs discrets (+16,9%), alors que les facturations de circuits intégrés ont reculé de 0,5%. La hausse provient du marché français (+4%) alors que le marché à l'export recule de 1,1%.
Par ailleurs, les commandes enregistrées, comparées à la moyenne des 3 mois précédents, sont en augmentation de 5,3%.
Samsung investit 2200 M$ dans l’extension de ses capacités de production en LCD
Selon Displaybank, Samsung Electronics projette d’investir seul 2,2 milliards de dollars dans l’extension de ses capacités de production en écrans LCD pour téléviseurs ; l’investissement se ferait dans l’usine de 8e génération de S-LCD, sa société commune avec Sony.
Cette extension de capacité permettrait au Coréen de disposer d’une capacité mensuelle de 60 000 panneaux fin 2008, soit 110 000 panneaux en incluant la capacité de la ligne de 8e génération de S-LCD.
Cet été, S-LCD a livré ses premiers écrans LCD produits dans son usine de 8e génération, qui traite des panneaux de 2,2 m x 2,5 m et a nécessité un investissement initial de 1,4 milliard d’euros ; l’usine doit disposer d’ici la fin de l’année d’une capacité de traitement mensuelle de 50 000 panneaux 2,2 m x 2,5 m.
En octobre, LG.Philips LCD avait également décidé d’investir 2500 milliards de wons (2,73 milliards de dollars) dans une usine dite de 8e génération qui produira à pleine capacité des écrans LCD pour téléviseurs dans la première moitié de 2009.
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