L'essentiel Lundi 21 Janvier @ VIPress.net

Fujitsu réorganise son activité semiconducteurs, prélude à une recomposition du secteur au Japon

Semiconducteurs>Japon>Stratégie
21/01/2008 13:22:19 :


Fujitsu a confirmé ce matin son intention de filialiser son activité semiconducteurs, -une activité déficitaire qui représente 10% de ses ventes-, vraisemblablement en prélude à des alliances ; la presse nippone croit savoir également que Renesas, société commune entre Hitachi et Mitsubishi, compte sceller un accord avec Panasonic (anciennement Matsushita) pour produire ensemble les futures puces 32 nm.

Quelle que soit la véracité d’un prochain accord entre Panasonic et Renesas (mais généralement, au Japon, les rumeurs de la presse précèdent les faits), il est en tout cas clair que les fabricants japonais n’ont pas abdiqué de retrouver leur lustre de 1990 quand NEC, Toshiba, Hitachi, Fujitsu, Mitsubishi et Matsushita trustaient six des dix premières places mondiales. 17 ans plus tard, seuls Toshiba (3e) et Renesas (7e) figurent encore au Top10.

Au cours des derniers mois, l’action la plus spectaculaire de ces mouvements aura été sans conteste l’alliance entre Toshiba et NEC pour développer une technologie 32 nm commune, voire peut-être de produire ces circuits en commun (la décision doit être prise cette année).

La réorganisation des activités semiconducteurs de Fujitsu comporte deux volets. D’une part, Fujitsu va créer d’ici fin mars une filiale qui rassemble ses circuits dédiés, ses microcontrôleurs, ses circuits analogiques de gestion de puissance et ses Asic, offrant ainsi une plus grande flexibilité et une plus grande rapidité dans la prise de décision pour gérer cette nouvelle entité. D’autre part, le Japonais va consolider ses activités de développement de procédés de fabrication en technologies 90 nm et moins sur son site de Mie au Japon, qui produit des circuits avancés sur tranches de 300 mm de diamètre. Ce site est mieux adapté au développement des nouvelles générations technologiques (45 nm et moins). Ce transfert devrait coûter 10 milliards de yens (94 M$) à l’entreprise.


L’industrie française du semiconducteur affiche un recul de 19,8% en 2007

Semiconducteurs>France>Conjoncture>Etude de marché
21/01/2008 13:23:12 :


Le bilan de l'année 2007 est terrible pour les fabricants de semiconducteurs installés en France et adhérents du Sitelesc avec des facturations en chute de 19,8% par rapport à 2006 ; les ventes de circuits intégrés ont dégringolé de 21,2%, tandis que celles de composants discrets ont reculé de 10,4%, indique le syndicat professionnel.

Décembre n’aura ainsi pas réussi à inverser la tendance. L'enquête de conjoncture du mois de décembre 2007, portant sur les facturations des fabricants de semiconducteurs installés en France et adhérents du Sitelesc, comparée à la moyenne des 3 mois précédents montre en effet un recul de 2,7% ; ce résultat provient du marché français en baisse de 8,1% alors que les exportations affichent à l’inverse une croissance de 8,1%.

Concernant les familles de produits, les discrets progressent de 5,2% et les circuits intégrés fléchissent de 4,4%. Seule satisfaction, les commandes enregistrées en décembre, comparées à la moyenne des 3 mois précédents, croissent de 3,2%.


Le Léti et Caltech signent une alliance sur les nanosystèmes

Semiconducteurs>Microsystèmes/Opto>France>Etats Unis>Accords>Recherche et développement
21/01/2008 13:23:45 :


A l’occasion de son quarantième anniversaire, le Laboratoire d’électronique et de technologie de l’information (Léti) du CEA Grenoble annonce la signature d’un accord de partenariat avec l’institut de recherche californien Caltech sur les nanosystèmes ; cette alliance a pour objectif de réaliser des nanosystèmes complexes, fonctionnels, pouvant faire l’objet d’une production de masse.

Exploitant les synergies entre deux des centres réputés de recherche sur les nanotechnologies, l’alliance entre le CEA Léti et Caltech repose sur la collaboration entre des chercheurs en nanosciences, des spécialistes des microsystèmes, de l’ingénierie et des technologies ayant des compétences complémentaires, de la recherche fondamentale à la recherche pré-industrielle.
Elle permettra la réalisation de prototypes fonctionnels avant de passer à l’échelle industrielle.

« Il y a beaucoup d’effets de mode à propos des « nanos » qui sont présentés comme apportant une solution à tous nos problèmes. Il est maintenant temps d’aboutir à des choses concrètes, mais pour cela il faut savoir comment assembler et produire des systèmes complexes contenants des milliers de composants travaillant tous en harmonie », commente Michael Roukes, professeur à Caltech, fondateur du KNI (Kavli Nanoscience Intitute) et également porteur du projet du point de vue de la recherche fondamentale.

Situé à Grenoble, le CEA Léti (Laboratoire d’électronique et des technologies de l’information) est à la pointe de la recherche européenne sur la microélectronique, les microtechnologies et les nanotechnologies : il emploie près de 1 000 personnes et dépose environ 200 brevets par an. Avec vingt huit start-up créées ou en cours de création, le Léti est également l’instigateur du pôle d'innovation Minatec.

Implanté à Pasadena, le California Institute of Technonolgy (Caltech) est l’un des tous premiers instituts en science et technologies au monde ; il a formé 32 prix Nobel.




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