L'essentiel Mercredi 14 Mars @ VIPress.netLe gouvernement met la radio numérique sur les rails
« La mécanique est désormais enclenchée pour que la radio numérique arrive chez les Français d'ici un an. Pour les industriels, ce sera l'occasion de fabriquer de nouveaux appareils de réception, permettant aux Français, chez eux ou dans leur voiture, de continuer à recevoir l'AM et la FM tout en y ajoutant le numérique», a déclaré hier François Loos, ministre délégué à l’industrie, lors d’une démonstration des applications nouvelles de radio numérique qui s’est déroulée mardi à la Maison de la radio, à Paris.
Le gouvernement a sélectionné plusieurs normes de radio numérique, pour la réception terrestre et par satellite, initiant ainsi un nouveau marché pour les fabricants d’équipements.
Concernant la radio terrestre, à la différence de la télévision, avec un passage au tout numérique fin 2011, la radio FM ne sera pas éteinte avant de nombreuses années. La radio numérique hertzienne va permettre d'étendre cette offre de radio renouvelée, avec une qualité d'écoute supérieure, des données associées et de nouvelles fonctionnalités (pause, retour au début d'un programme, reprise différée, etc.).
Pour la diffusion terrestre, deux normes ont été choisies : le T-DMB pour le réseau dédié (bande III et L) qui associe au son diffusé des images et des vidéos et la norme DRM afin de répondre aux attentes des radios indépendantes et associatives de pouvoir numériser les bandes AM (ondes courtes, moyennes et longues).
Le gouvernement souhaite aussi offrir la possibilité d'une diffusion de services de radio sur les réseaux de TNT et de télévision mobile (TMP).
Pour la diffusion par satellite, les pouvoirs publics ont retenu la norme E-SDR déjà publiée, ainsi que la norme DVB-SH qui a été finalisée l'année dernière par le DVB Forum. Le choix de la norme DVB-SH vient en soutien du projet TVMSL d'Alcatel-Lucent que finance l'AII.
En outre, dans le cadre de la saisine du CSA, et afin de tenir compte des dernières avancées techniques concernant la radio numérique, le gouvernement a souhaité attirer son attention sur d'autres normes de diffusion, tel que le DAB+. « Nous souhaitons explicitement recueillir son analyse sur l'opportunité de l'introduire dès à présent dans l'arrêté « signal ». Car si les choix que nous faisons aujourd'hui reflètent l'état des technologies de diffusion déjà éprouvées, les textes réglementaires pourront toujours être enrichis dans l'avenir de nouvelles normes de diffusion disponibles et pour lesquelles l'intérêt des acteurs serait clairement affiché », a déclaré le ministre.
Première usine mondiale de composants à base de semiconducteurs imprimés
L’Autrichien Nanoident vient d’inaugurer la première usine de capteurs optoélectroniques à base de semiconducteurs imprimés. Des encres à base de polymères conducteurs ou semiconducteurs sont déposés par impression sur des substrats rigides ou flexibles (verre, plastique, céramique, silicium) dont l’épaisseur peut descendre jusqu’à 20 µm ; des géométries jusqu’à 10 µm de largeur peuvent être imprimées sur les différentes couches fonctionnelles (semiconducteur, conducteur, isolant, résistance, diélectrique) avant cuisson et sciage du composant ainsi obtenu. Il y a un an, Nanoident annonçait un investissement de 10 millions d’euros pour construire cette usine, qui visait alors une capacité de production de 40 000 m2 de composants par an.
Selon Nanoident, sa plate-forme technologique baptisée Semiconductor 2.0 permettra de créer une grande variété de dispositifs semiconducteurs imprimés personnalisés pour les marchés des sciences de la vie et de la sécurité, tels que les capteurs optoélectroniques, les capteurs chimiques et biologiques, les capteurs biométriques, les détecteurs à rayons X et les laboratoires sur puce. À l’avenir, la plate-forme permettrait également de réaliser des écrans OLED imprimés, des transistors et des circuits intégrés ou une combinaison de ces fonctions dans un dispositif unique.
Selon IDTechEx, le marché des semiconducteurs imprimés pourrait dépasser 300 milliards de dollars d’ici 2025.
Samsung officialise son projet d’investissement en LCD-TV en Slovaquie
Sur son site Internet, Samsung Electronics confirme son projet de construction d’une unité de production de modules LCD pour téléviseurs à Trnava, en Slovaquie ; avare de détails, le Coréen indique simplement que l’usine nécessitera un investissement initial de 147,4 milliards de wons, soit 120 millions d’euros.
Selon Evertiq, qui cite les propos du ministre de l’économie slovaque, l’usine devrait être opérationnelle en mars 2008 et disposer en 2012 d’une capacité de production annuelle de 10 millions de modules LCD pour téléviseurs, employant alors 1200 personnes.
75, 2 millions d’écrans LCD pour téléviseurs en 2007 ?
Le cabinet d'études américain iSuppli vient de relever à 75,2 millions d’unités, sa prévision du marché mondial des écrans LCD pour téléviseurs en 2007, soit une hausse de 42,7% par rapport à 2006, année où le marché avait déjà fait un bond de 95,8%, à 52,7 millions d’unités.
Le marché des écrans LCD pour téléviseurs devrait ensuite franchir la barre des 100 millions d’unités en 2008 et atteindre 171,6 millions d’écrans en 2011 (le LCD équiperait alors 65% des téléviseurs vendus dans le monde).
50,2 milliards d'euros de commandes pour l’aéronautique française
Le Président du Gifas, Charles Edelstenne, a présenté hier un bilan satisfaisant de l'industrie aéronautique et spatiale française pour 2006.
Le chiffre d'affaires de l’industrie aéronautique française, réunie au sein du Gifas, s’est élevé à 32,1 milliards d'euros en 2006, soit une croissance de 9 % à périmètre constant. Le secteur civil a augmenté de 16% alors que le secteur défense est en recul de 2%. L'activité civile est toujours prédominante à 67%. Les exportations atteignent le plus haut niveau jamais atteint, soit 73 % du CA consolidé de la profession.
Le chiffre d'affaires du spatial progresse légèrement (+ 2,8%) à 3,1 milliards d'euros. Avec une croissance de 13%, l'activité des équipementiers poursuit sa progression tant sur le marché français qu'à l'exportation.
Avec 50,2 milliards d'euros, les prises de commandes totales sont restées à un très haut niveau, en recul de 7% sur 2005, qui avait été une année record. Pour la 13e année consécutive, le niveau des commandes est supérieur à celui du chiffre d'affaires.
L'industrie aéronautique et spatiale française a recruté près de 9 000 salariés, portant les effectifs de la profession à 132 000 personnes.
Pour autant, le Gifas s’inquiète sur les répercussions de programme de restructuration Power8 d’Airbus sur cette industrie.
[L]https://www.gifas.asso.fr/reaxia_files/PtPresse_mars07PlanchesetCommentaires.pdf|Bilan détaillé du Gifas[/L]
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