L'essentiel Mercredi 10 Mars @ VIPress.netPôles de compétitivité : 91M€ pour 75 nouveaux projets
Le gouvernement annonce le financement par l’État de 75 nouveaux projets collaboratifs de recherche et développement émanant de 52 pôles de compétitivité, pour un financement par l’État de 91 M€ ; ces projets ont été retenus parmi les 226 dossiers présentés au neuvième appel à projets.
Les collectivités territoriales ont indiqué leur intention de financer la plupart de ces projets aux côtés de l’État, à hauteur de plus de 58 M€. Les PME impliquées dans les projets au titre de cet appel à projets devraient bénéficier directement de près de 30 M€ du fonds unique interministériel.
Suite au transfert de la gestion des aides du fonds unique interministériel (FUI), Oséo est désormais chargé de l’élaboration des conventions individuelles attribuant les aides définitives aux partenaires des projets retenus, en application des décisions d’aide prises par l’État. En cumulé, l’ensemble des appels à projets des pôles ont permis de soutenir 813 projets depuis 2005. Ces projets représentent un montant de dépenses de R&D de près de 4,3 milliards d’euros, 15 000 chercheurs, et un financement public de 1,6 milliard d’euros dont 1 milliard d’euros par l’État.
Un dixième appel à projets va être lancé. Les projets sélectionnés seront connus en juillet 2010.
Quelques exemples de projets retenus, qui concernent notre filière :
· Une nouvelle génération de seringue « intelligente »
Le projet FluMin3 labellisé par le pôle Minalogic à pour objet de mettre au point une nouvelle génération de dispositif d’injection de médicament monodose, miniaturisé et automatique, adapté à tout type d’injection qu’elle soit intradermique, sous-cutanée ou intramusculaire. Il s’agit de développer une seringue "intelligente" pouvant être facilement utilisée par des personnes n’appartenant pas au personnel médical pour réaliser des injections sans risques, de micro-doses de produit, parfois très cher comme par exemple dans le cas du traitement de certains cancers. Ce matériel pourrait notamment contribuer au maintien à domicile des personnes malades.
· Améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments
Le projet RIDER labellisé par le pôle Derbi a pour objectif de développer un système d'information innovant, permettant d'optimiser l'efficacité énergétique d'un bâtiment ou groupe de bâtiments. Ce système fournira les fonctions permettant des échanges d'énergies entre les différents bâtiments en intégrant différents types d’énergies : énergies classiques, énergies renouvelables et énergies « fatales » (chaleur générée par un processus industriel). Ce projet s’articule autour du développement de plusieurs modules (technologies de l'information et de la communication, énergies électriques et thermiques, infrastructures et comportement humain) et de la gestion efficace de leur interaction.
· Une nouvelle génération de fours de cristallisation pour du silicium photovoltaïque
Le projet SILVIE 2.0 labellisé par le pôle Tenerrdis va permettre de mettre au point une nouvelle génération de fours pour élaborer des lingots de silicium multicristallin, matériau de base à partir duquel on élabore les cellules constituant les panneaux photovoltaïques (90% du marché actuellement). Le four de grande capacité visé par SILVIE 2.0 permettrait d'obtenir des lingots de 800 kg au lieu de 450 kg, et contribuera à l'indépendance stratégique de la filière industrielle photovoltaïque française.
[L]http://www.competitivite.gouv.fr/spip.php?article633|Liste complète des projets retenus[/L]
Le SNESE fait cinq propositions pour élargir le CIR à l’innovation de production
Légitimement déçu par la décision des pouvoirs publics de ne pas étendre le Crédit d’Impôt Recherche aux innovations de production, le SNESE, Syndicat National des Entreprises de Sous-traitance Électronique, par la voix de son président Pierre Bigot, avance cinq propositions pour (re)mettre les sous-traitants au cœur des actions des Etats Généraux de l’Industrie ; la nomination d’un médiateur de la sous-traitance, si elle va dans le bon sens, apparaît davantage comme une mesure cosmétique pour consoler la profession de ne pouvoir être éligible au CIR pour l’innovation de ses procédés.
« Le dispositif actuel d’encouragement à la R&D reste très favorable aux grandes entreprises, d’une part parce que les nouvelles règles (2008), notamment celle du déplafonnement leur donne plus de facilités, d’autre part parce que la complexité d’obtention de l’agrément recherche, des règles d’application et de contrôle sont considérées comme des freins par les PME. Le fait que les entreprises de moins de 250 salariés, qui engagent 23,2% des dépenses de recherche mais n’obtiennent en retour que 20,8% du crédit d’impôt en est l’illustration », déplore l’organisation professionnelle.
Craignant que le CIR ne devienne le bouclier fiscal des grandes entreprises et convaincu que l’innovation est facteur de croissance, favorise la production de proximité et constitue le seul et véritable retour sur investissement fiscal du CIR, le SNESE fait cinq propositions.
Proposition 1 : Élargir le champs d’action du CIR aux innovations de procédés, comme prévu dans la définition officielle de 2008 du champs d’application du CIR.
Proposition 2 : Transférer la gestion de CIR du ministère de la recherche au ministère de l’industrie.
Proposition 3 : Rendre le CIR accessible aux PME, sans en faire un facteur de coût supplémentaire
Proposition 4 : Supprimer l’agrément recherche
Proposition 5 : Le CIR doit favoriser le rapprochement entre les grandes entreprises et les PME et encourager la conception et la fabrication de proximité.
Sur ce dernier point, le SNESE préconise d’une part, le contrôle renforcé de la localisation en France des travaux de R&D éligibles au CIR, toute infraction entraînant le remboursement de l’avantage fiscal et une amende de classe 3 (jusqu’à 450 € par infraction) par heure de R&D délocalisée, et d’autre part, l’instauration d’un système de bonus/malus.
[L]http://www.snese.com/medias/fichiers/EGI_5_PROP_SNZ.pdf|Télécharger le détail des propositions du SNESE[/L]
Broadcom entre au capital de Tilera et s’offre Teknovus
Spécialisé dans les circuits pour télécommunications filaires et sans fil, l’Américain Broadcom annonce son entrée au capital du fabricant californien de processeurs embarqués Tilera, pour un montant non dévoilé et finalise l’acquisition, pour 123 millions de dollars, du Californien Teknovus, un spécialiste des jeux de circuits EPON (Ethernet Passive Optical Network) et des logiciels associés.
Fondé en octobre 2004 par des chercheurs du MIT, Tilera développe des processeurs embarqués multicœurs pour les applications réseaux, sans fil et les infrastructures multimédia. L’architecture propriétaire iMesh de la start-up permettrait à la puce des performances identiques à plusieurs centaines de cœurs RISC. Broadcom place ainsi Nariman Yousefi, son senior vice-president des technologies d’infrastructures, au conseil d’administration de Tilera.
Broadcom a réalisé un chiffre d’affaires de 4,49 milliards de dollars en 2009, en baisse de seulement 3,6% par rapport à 2008, pour un bénéfice net de 65,3 M$, contre 214,8 M$ en 2008. Au quatrième trimestre, l’Américain a enregistré un CA record de 1343 M$, en hausse de 7,1% en trois mois et de 19,2% sur un an, pour un bénéfice net de 59,2 M$, contre 84,6 M$ il y a trois mois et une perte de 159,2 M$, un an plus tôt.
EADS vise 250 à 300 nouvelles commandes en 2010
En 2009, le chiffre d’affaires d’EADS est resté stable à 42,8 milliards d’euros (43,3 milliards en 2008) ; il a bénéficié de livraisons record d’avions commerciaux chez Airbus (498 appareils contre 483 en 2008), lesquelles ont été contrebalancées par une moindre comptabilisation de chiffre d’affaires au titre du programme A400M, par une baisse du prix des appareils commerciaux livrés et des effets de change négatifs.
En outre, le chiffre d’affaires d’Astrium a progressé de 12 %. Globalement, le groupe EADS a enregistré une perte nette de 763 millions d’euros, contre un bénéfice net de 1572 millions d’euros en 2008.
Moitié moindres que celles de 2008 (98,6 milliards d’euros), les prises de commandes d’EADS, pour un montant de 45,8 milliards d’euros, reflètent un environnement commercial nettement moins porteur en 2009. Parallèlement, le groupe aéronautique a enregistré une activité soutenue dans le domaine institutionnel et défense. Le carnet de commandes d’EADS atteint 389 milliards d’euros, dont 57,3 milliards d’euros pour le carnet de commandes des activités de défense (54,9 milliards d’euros, à fin 2008). Cette progression a été tirée par d’importants contrats militaires, notamment la tranche 3A de l’Eurofighter.
Tenant compte des campagnes actuellement en cours qui devraient apporter 250 à 300 nouvelles commandes brutes en 2010, et de la stabilité de son carnet de commandes qui s’affiche même en surréservation pour ses monocouloirs, Airbus a décidé d’augmenter sa cadence de production de 34 à 36 avions par mois pour ce type d’appareils à compter de décembre 2010, tout en stabilisant le taux de production des long-courriers aux environs de 8 unités par mois.
Airbus a livré 498 appareils au total en 2009, dont 402 monocouloirs, deux nouveaux records annuels pour la société. Pour Airbus, l’objectif de livraisons en 2010 est d’atteindre un niveau similaire à celui de 2009. En 2010, Airbus prévoit de livrer au maximum le même nombre d’avions qu’en 2009 et les nouvelles commandes brutes devraient se situer entre 250 et 300 avions. Eurocopter devrait livrer environ 6 % d’hélicoptères en moins en 2010 par rapport à 2009.
Par conséquent, sur la base d’un taux de change au comptant moyen de 1 euro pour 1,40 dollar, le chiffre d’affaires d’EADS devrait rester globalement stable en 2010.
Par ailleurs, la Commission européenne note la décision annoncée le 8 mars par Northrop Grumman/EADS de ne pas répondre à l'appel d'offre du ministère américain de la défense dans le cadre du programme de ravitaillement aérien de l'armée de l'air, faute d’une équité dans les chances de remporter le contrat face aux fournisseurs américains.
En colère, la Commission européenne rappelle que la balance commerciale avec l'Union européenne de la défense américaine a traditionnellement été significativement en la faveur des Etats-Unis. En 2008, ceux-ci ont exporté du matériel de défense pour une valeur de 5 milliards de dollars et alors que leurs importations en ce domaine ne se chiffraient qu'à 2,2 milliards en matériel : cela correspond à une proportion historique exportations/importations de 2:1.
639 décisions d’investissement étranger ont été enregistrées en France en 2009
En 2009, la France, confirmant son pouvoir d’attractivité, a enregistré 639 décisions d’investissement étranger créateur d’emplois (tous secteurs confondus), plus qu’en 2007 (624), et presqu’autant qu’en 2008 (641), selon le bilan annuel de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII) ; une cinquantaine de projets concerne l’électronique, le photovoltaïque se taille également une belle part.
Globalement, il s’agit du quatrième meilleur résultat depuis quinze ans. Ces investissements permettront de maintenir ou de créer 29 889 emplois (contre 31 932 emplois en 2008), un montant proche de la moyenne annuelle observée depuis 2000 (30 400). Les entreprises européennes sont à l’origine de 68% des projets en 2009, contre 65% en 2008. Les entreprises nord-américaines sont responsables de 19% des décisions d’investissement étranger créateur d’emploi en 2009, contre 22% en 2008. Les entreprises asiatiques comptent pour 10% des projets, contre 11% en 2008.
Quatre pays sont à l’origine de la moitié des nouveaux projets d’investissement : l’Allemagne, avec 113 projets, devient le premier pays d’origine de l’investissement étranger créateur d’emploi en France. Les Etats-Unis, qui perdent leur position traditionnelle de premier investisseur en France, comptabilisent 106 projets d’investissement en 2009. Les entreprises italiennes, avec 56 projets, confirment leur intérêt pour le marché français en doublant le nombre de leurs projets par rapport à 2007. Enfin, le Royaume-Uni, avec 39 projets en 2009, connaît une baisse de ses investissements à destination de la France (53 en 2008).
[L]http://www.invest-in-france.org/Medias/Publications/985/dossier-presse-bilan2009-fr.pdf|Dossier complet[/L]
Les investissements en équipements pour SC vont progresser de 76% en 2010
Gartner estime que les investissements en équipements pour la fabrication des semiconducteurs vont progresser de 76,1% cette année, à 29,4 milliards de dollars, après le plongeon de 45,6% de 2009 ; globalement, les dépenses d’investissement dans l’industrie du semiconducteur devraient ainsi croître cette année de 55,9%, à 40,4 milliards de dollars, puis de 26,9% en 2011, 20,7% en 2012, avant de reculer de 12,5% en 2013 et de 2,2% en 2014.
Le marché des équipements de traitement de tranches (front end) devrait croître cette année de 76,7%, à 22,9 milliards de dollars. Celui des équipements d’assemblage et de packaging devrait augmenter de 75,5% en 2010, à 4,18 milliards. Enfin, le marché mondial des équipements de test devrait croître de 72% cette année, à 2,27 milliard de dollars.
© VIPRESS - Soyez le premier informé !
Mentions légales