L'essentiel Jeudi 14 Mai @ VIPress.netNXP et IPDIA signent la ré-industrialisation du site de Caen-Côte de Nacre
Une nouvelle entreprise baptisée IPDIA et dirigée par Franck Murray, ancien directeur de la technologie chez NXP Semiconductors France, vient d’être créée pour reprendre le site de NXP de Côte de Nacre, près de Caen ; l’entreprise, qui emploiera au départ 90 personnes, se focalisera sur les embases de DEL et les composants à passifs intégrés pour les marchés du médical, de l’énergie, de l’aéronautique et de la défense, grâce au procédé de fabrication 3D sur silicium développé sur le site par NXP.
IPDIA rachète ainsi certains actifs de l’usine de Côte de Nacre (propriété intellectuelle, brevets et équipements) et reprend une partie de l’effectif du site. L’entreprise renforcera son assise technologique grâce à des partenariats de R&D avec le CEA-Léti à Grenoble et le CNRS-LAAS à Toulouse. Franck Murray, qui a obtenu le Grand Prix de l'Electronique « Général FERRIÉ » en 2004 pour ses travaux sur les passifs intégrés, a déclaré à Ouest-France avoir déjà des premiers clients importants et vise, dans un premier temps, un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros, qui pourrait atteindre 40 M€ à moyen terme, réalisé pour plus de 80% à l’international.
IPDIA dispose d’un capital de 5 millions d’euros et accueille à son tour de table, outre NXP et ses dirigeants fondateurs, Prime Technology Ventures, Emertec Gestion, Masseran Gestion, NCI Gestion, CEA Investissement. L’entreprise a également obtenu des soutiens du ministère de l’économie et des collectivités locales.
Cet épilogue heureux permet à NXP d’éviter la fermeture pure et simple du site et la perte d’un savoir-faire, tout en sauvant une partie des 373 suppressions de postes qui étaient programmées dans l'agglomération caennaise.
Amende de 1060 M€ : Intel va faire appel, AMD jubile
Intel n’a pas tardé à réagir à l’amende de 1,06 milliard d’euros que la Commission européenne veut lui infliger pour abus de position dominante et a, bien évidemment, décidé de faire appel ; de son côté, AMD jubile.
« Nous contestons vivement cette décision. Elle est mauvaise et ignore la réalité d'un marché où règne une très forte concurrence, caractérisé par une innovation constante, des produits toujours plus performants et des prix en baisse. Les consommateurs n'ont été lésés en rien. Nous allons faire appel », a déclaré Paul Otellini, président et CEO d’Intel.
« Cette décision est une étape importante dans l'instauration d'un marché véritablement concurrentiel. AMD n'a cessé d'être un leader de l'innovation technologique et nous attendons avec impatience l'évolution d'un monde régi par Intel vers un monde régi par le consommateur » a, pour sa part, commenté Dirk Meyer, président-directeur général d'AMD.
AMD a déclaré qu’Intel n'a jusqu'à présent réussi à convaincre aucun organisme appliquant les lois antitrust que ses pratiques commerciales étaient loyales et favorisaient le consommateur. Le fabricant a rappelé qu’Intel a été condamné pour ses pratiques au Japon en 2005, en Corée du Sud en 2008 et fait également l’objet d’une enquête en cours aux États-Unis, dont le jugement doit être rendu au printemps 2010.
10 M€ pour soutenir l'innovation duale des PME
Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, et Hervé Morin, ministre de la défense, annoncent le lancement de RAPID, un dispositif de soutien aux projets d’innovation duale de PME, financé dès cette année à hauteur de 10 M€ par le ministère de la défense ; le RAPID (Régime d’appui aux PME pour l’innovation duale) soutiendra des projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique, présentant des applications militaires mais aussi des retombées pour les marchés civils.
Toute PME autonome de moins de 250 salariés – seule ou en consortium avec une entreprise ou un organisme de recherche – peut ainsi faire acte de candidature spontanée, pour bénéficier d’une subvention « RAPID ». Le dispositif est conçu pour être extrêmement réactif afin d’accorder un financement des projets sélectionnés dans un délai de quatre mois entre le dépôt du dossier et le début des travaux. Le RAPID est mis en œuvre par la Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS) et la Délégation générale pour l’armement (DGA), qui expertiseront conjointement les projets proposés et renforcent ainsi leur action stratégique en matière de développement des entreprises.
Le ministère de la défense, premier acheteur public et premier partenaire des entreprises pour la recherche, consacre chaque année 700 M€ à des activités d’études amont. Plus globalement, ses crédits de recherche représentent deux tiers des financements publics de recherche et de développement reçus par les entreprises. Dès cette année, le ministère de la Défense finance le dispositif RAPID à hauteur de 10 M€.
[L]http://www.ixarm.com/Projets-d-innovation-duale-de-PME|Plus d’informations sur le dispositif RAPID[/L]
150 millions d’euros pour un grand programme allemand en semiconducteurs
Financé par l’Etat fédéral allemand et l’Etat de Saxe, un grand programme allemand de recherche pour réduire la consommation des semiconducteurs et plus généralement des équipements de technologies de l’information vient de voir le jour ; baptisé Cool-Silicon-Cluster, ce projet regroupe plus de 60 entreprises et institutions de recherche et aura son siège à Dresde.
L’Etat fédéral va apporter 40 millions d’euros de subventions au projet, ce qui, avec les fonds apportés par l’Etat de Saxe, devrait contribuer à un financement publique de l’ordre de 100 millions d’euros pour le programme Cool-Silicon-Cluster. En incluant les financements apportés par les entreprises participant au projet, plus de 150 millions d’euros devraient ainsi être mobilisés au cours des prochaines années pour les travaux de R&D du programme.
Renseignements : [L]mailto:robert.weichert@pr-piloten.de|robert.weichert@pr-piloten.de[/L]
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