L'essentiel Lundi 26 Janvier @ VIPress.net

Qimonda a déposé le bilan

Semiconducteurs>Europe>Restructurations
26/01/2009 13:39:03 :


Filiale à 77,5% d’Infineon, le fabricant allemand de Drams Qimonda a déposé le bilan vendredi dernier, une mesure qui affectera ses implantations à Munich et à Dresde, où la société emploie respectivement 1400 et 3200 personnes sur un effectif mondial de 12 200 personnes ; Qimonda compte sortir de cette procédure en se recentrant sur les marchés des Drams pour applications graphiques et d’infrastructures.

Qimonda a été victime de la crise économique actuelle (notamment en matière d’accès au crédit), renforcée par la détérioration du marché des Drams, dont le prix moyen par mégabit a chuté de 53% en 2008, après avoir déjà reculé de 51% en 2007. Selon iSuppli, le marché mondial des Drams devrait encore reculer de 4,3% en 2009, après avoir chuté de 19,8% en 2008, à 25,2 milliards de dollars et de 7% en 2009. Selon le cabinet d’études américain, Qimonda s’est adjugé 9,7% du marché des Drams en 2008 en nombre de circuits livrés, produisant dans ses usines 5% du marché mondial (le solde étant réalisé par ses anciens partenaires taïwanais Inotera et Winbond).

Qimonda a été pris de vitesse, n’arrivant pas à mettre en œuvre le projet de plan de financement de 325 millions d’euros annoncé fin décembre. Un plan de financement consenti par l’Etat régional de Saxe prêt à lui accorder un crédit de 150 millions d’euros, par une institution financière du Portugal prêt à lui accorder un prêt de 100 millions d’euros et par sa maison-mère Infineon, prêt à lui accorder un crédit de 75 millions.

Au troisième trimestre 2008, Qimonda s’était adjugé 26% du marché mondial des Drams pour applications graphiques et 15% à 20% du marché des Drams pour serveurs. En revanche, Qimonda ne détient que moins de 10% du marché des Drams pour PC, selon iSuppli. La restructuration de Qimonda aura donc plus de chances de succès si l’entreprise se recentre sur les Drams pour applications graphiques et pour serveurs.

Dans un communiqué, Infineon indique que son exposition aux problèmes de sa filiale devrait le conduire à provisionner une charge de plus de 100 millions d’euros dans ses comptes du premier trimestre (une provision à plus de trois chiffres).

Qimonda n’est pas le seul fabricant de Drams à rencontrer des problèmes. Une recomposition globale du secteur est en cours. Des rumeurs, toujours invérifiables, plaident pour une fusion des activités du Japonais Elpida avec celles des Taïwanais Powerchip Semiconductor, Rexchip Electronics et ProMOS Technologies, avec l’entrée au capital du Japonais des pouvoirs publics taïwanais. Nanya, autre acteur du secteur, est également très mal en point, avec pour 2008, une perte nette équivalente à son chiffre d’affaires : 1047 M$ contre 1079 M$.



L’industrie française du semiconducteur affiche un recul de 13,3% en 2008

Semiconducteurs>France>Conjoncture>Etude de marché
26/01/2009 13:40:02 :


L'enquête du mois de décembre 2008, portant sur les facturations des fabricants de semiconducteurs installés en France et adhérents du Sitelesc, comparée à la moyenne des 3 mois précédents affiche une chute de 24,4% ; ce résultat provient essentiellement du marché français (-35,2%) et pour partie de l’export (-7,8%).

Concernant les familles de produits, les circuits intégrés et les semiconducteurs discrets sont en baisse respectivement de 26,7% et de 13,8%.

L’analyse de l’année 2008 comparée à 2007 montre un résultat en retrait de 13,3% en euros provenant des circuits intégrés (-14,2%) et dans une moindre proportion des semiconducteurs discrets (-8,9%).

Par ailleurs, les commandes enregistrées en décembre, comparées à la moyenne des 3 mois précédents, plongent pour le deuxième mois consécutif de plus de 30% aussi bien sur les circuits intégrés que sur les semiconducteurs discrets, avec une dégradation forte sur le marché français.


Emmanuel Gabla rejoint le CSA

Filière électronique>Télécoms>France>Politique>Nominations
26/01/2009 13:40:30 :


Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a nommé vendredi Emmanuel Gabla, un ingénieur des télécommunications, au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) ; depuis août 2005, Emmanuel Gabla, bien connu de notre profession, était chef du service des technologies et de la société de l'information, à la direction générale des entreprises.

Diplômé de Polytechnique et de Télécom Paris, M.Gabla pourra apporter son expérience pour tisser des liens entre le CSA et l’Arcep, l’autorité de régulation des télécoms, tant les prérogatives entre l’audiovisuel et les télécoms sont de plus en plus imbriquées.




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